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				<title>Sauvage (Divagation et Réflexion)</title> 

				<link>http://sauvage.monblogue.com/</link> 

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				<language>en-us</language> 

			 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2010/01/30#219537</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&amp;egrave;re pi&amp;egrave;ce, deuxi&amp;egrave;me versions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://pages.infinit.net/sauvage/1c.htm&quot;&gt;http://pages.infinit.net/sauvage/1c.htm&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://pages.infinit.net/sauvage/1c.htm&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L’Orient et l’Occident</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2010/01/18#218817</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Penser par soi-m&amp;ecirc;me est un id&amp;eacute;al &amp;agrave; poursuivre. C&amp;rsquo;est un id&amp;eacute;al, parce que je ne suis pas si s&amp;ucirc;r que l&amp;rsquo;on puisse finir par y arriver, un jour, compl&amp;egrave;tement. Pour &amp;ecirc;tre plus pr&amp;eacute;cis, disons que certains jours on y arrive s&amp;ucirc;rement. &amp;Agrave; d&amp;rsquo;autres moments, dans d&amp;rsquo;autres domaines, sous d&amp;rsquo;autres contextes, par contre, on est soit cr&amp;eacute;dule ou soit on est oblig&amp;eacute; de faire confiance &amp;agrave; celui qui semble avoir une meilleure connaissance sur les sujets qui nous &amp;eacute;chappent, et avec un peu de chance ce sera b&amp;eacute;n&amp;eacute;fique, puisque notre ou nos sources sont bien document&amp;eacute;s, factuelles et honn&amp;ecirc;te. Par contre, si ce n&amp;rsquo;est pas le cas, cela peut &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;sastreux, si on n&amp;rsquo;op&amp;egrave;re pas la t&amp;acirc;che de v&amp;eacute;rifier par la suite par nous-m&amp;ecirc;mes ce qui nous a &amp;eacute;t&amp;eacute; dit, ce que nous avons lu. Il nous faut donc une m&amp;eacute;thode comme dirait Descartes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Bien s&amp;ucirc;r, je ne parle pas des ouvrages techniques ou scientifiques qui contiennent relativement que tr&amp;egrave;s peu d&amp;rsquo;erreurs (ce qu&amp;rsquo;on appelle les manuelles, qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; v&amp;eacute;rifi&amp;eacute;es &amp;agrave; plusieurs reprises, par plusieurs personnes comp&amp;eacute;tantes, et, au mieux, par des comit&amp;eacute;s). Non, ce qui pose probl&amp;egrave;me, c&amp;rsquo;est ce qui n&amp;rsquo;est pas quantifiable, exp&amp;eacute;rimental. On dit dans ce cas que c&amp;rsquo;est exp&amp;eacute;rientiel. Et ce qui est exp&amp;eacute;rientiel est vraiment large. Ce sont les contes, les nouvelles, les romans, les maximes, les pens&amp;eacute;es, les r&amp;eacute;flexions, les opinions, certains po&amp;egrave;mes, les proverbes, les mythes, les philosophies&amp;hellip; Tout ceci nous propose une forme de connaissance, de v&amp;eacute;rit&amp;eacute;, que l&amp;rsquo;on apprend par la riche exp&amp;eacute;rience, mais qui a su se r&amp;eacute;sumer en des formules concluantes, d&amp;eacute;terminantes et qui font sens dans l&amp;rsquo;existence humaine. Jusqu&amp;rsquo;ici aucun probl&amp;egrave;me. Certains ouvrages feront de l&amp;rsquo;effet sur certaines personnes, et sur d&amp;rsquo;autres, non. Ce qui est presque s&amp;ucirc;r, c&amp;rsquo;est que ce qui a travers&amp;eacute; le temps risque de contenir de tr&amp;egrave;s grandes qualit&amp;eacute;s. De devenir quasiment immortel. Dis autrement, une &amp;oelig;uvre, un ouvrage, une r&amp;eacute;flexion, une d&amp;eacute;couverte, a cette qualit&amp;eacute; lorsqu&amp;rsquo;elle demeure actualisable et comme d&amp;rsquo;une certaine fa&amp;ccedil;on contemporaine. Mais est-ce que ce qui a travers&amp;eacute; le temps constitue un gage, n&amp;eacute;cessairement, d&amp;rsquo;un assez au degr&amp;eacute; de v&amp;eacute;racit&amp;eacute;? Oui, la plupart du temps. Mais&amp;hellip; Mais il faut que ce ne soit pas dogmatique. Autrement dit, une pens&amp;eacute;e, un mythe, une religion, une philosophie&amp;hellip; peuvent contenir un dogme, des dogmes o&amp;ugrave; &amp;ecirc;tre enti&amp;egrave;rement dogmatique. Ce qu&amp;rsquo;il faut, c&amp;rsquo;est les reconna&amp;icirc;tre ou le reconna&amp;icirc;tre, quand c&amp;rsquo;est globalement. Car dans le cas d&amp;rsquo;une religion, le dogme n&amp;rsquo;est pas &amp;agrave; prendre au pied de la lettre. Certains diront qu&amp;rsquo;il faut le prendre au second degr&amp;eacute;. Pour une philosophie dite dogmatique, le syst&amp;egrave;me doit nous inspirer le doute, m&amp;ecirc;me qu&amp;rsquo;il ne faut pas trop y adh&amp;eacute;rer, malgr&amp;eacute; qu&amp;rsquo;elle renferme de nombreux passages d&amp;rsquo;une grande exactitude et d&amp;rsquo;abondantes v&amp;eacute;rit&amp;eacute;s.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La premi&amp;egrave;re fois o&amp;ugrave; j&amp;rsquo;ai eu l&amp;rsquo;impression d&amp;rsquo;enfin comprendre quelque chose qui allait s&amp;rsquo;av&amp;eacute;rer d&amp;eacute;terminant et pr&amp;eacute;cieux, c&amp;rsquo;est lorsque j&amp;rsquo;ai saisi ceci&amp;nbsp;: &quot;L&amp;agrave; o&amp;ugrave; commence la croyance cesse la connaissance, l&amp;agrave; o&amp;ugrave; commence la connaissance cesse la croyance&quot;. C&amp;rsquo;est tr&amp;egrave;s radical. Mais c&amp;rsquo;est peut-&amp;ecirc;tre l&amp;agrave; le d&amp;eacute;but de la m&amp;eacute;thode que l&amp;rsquo;on cherchait ? Reconna&amp;icirc;tre que la chose qu&amp;rsquo;on nous propose est un dogme ou un postulat (principe que l&amp;rsquo;on demande d&amp;rsquo;admettre comme vrai sans d&amp;eacute;monstration), et que si celui-ci tombe, s&amp;rsquo;av&amp;egrave;re faux, toute la suite du raisonnement ou de cette v&amp;eacute;rit&amp;eacute; s&amp;rsquo;&amp;eacute;croule. Il faut dire que le dogme ne se pr&amp;eacute;tend pas &amp;ecirc;tre autre, mais &amp;agrave; nous de le reconna&amp;icirc;tre, d&amp;rsquo;en prendre conscience, et dans &amp;ecirc;tre ainsi d&amp;rsquo;une certaine fa&amp;ccedil;on immunis&amp;eacute;. Je le r&amp;eacute;p&amp;egrave;te certains dogmes renferment de grands savoirs sur l&amp;rsquo;homme. L&amp;agrave; n&amp;rsquo;est pas le probl&amp;egrave;me, il me semble. Pour ce qui en est des postulats, c&amp;rsquo;est un peu plus compliqu&amp;eacute;. &amp;Eacute;trangement, ceux qui utilisent les voix de la logique nous mystifient assez souvent avec la m&amp;eacute;canique des pr&amp;eacute;misses. Ce qui fait que l&amp;rsquo;on se perd &amp;agrave; retrouver les postulats. Probl&amp;egrave;me de concentration, de technique et d&amp;rsquo;analyse. Quand ce n&amp;rsquo;est pas certaines personnes qui excellent &amp;agrave; nous faire passer le postulat comme &amp;eacute;tant d&amp;eacute;montr&amp;eacute;. Certains diront que ce qui n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;montr&amp;eacute;, (parce qu&amp;rsquo;on y prend pas toujours garde), l&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute;. D&amp;rsquo;autres encha&amp;icirc;neront de v&amp;eacute;ritables postulats qui semblent vraisemblables, donc assez fiables, avec d&amp;rsquo;autres, tr&amp;egrave;s douteux, ou on finit par s&amp;rsquo;y perdre un peu, et le peu dans ce cas est &amp;eacute;norme. Que vient faire la croyance et la connaissance dans tout cela? Et bien, si on fait une &amp;oelig;uvre tr&amp;egrave;s s&amp;eacute;rieuse de raisonnements correctes et de logique, en mentionnant qu&amp;rsquo;on ne peut pas questionner les postulats, parce que pour l&amp;rsquo;instant ce n&amp;rsquo;est pas encore possible, on a au moins l&amp;rsquo;honn&amp;ecirc;tet&amp;eacute; intellectuelle, m&amp;ecirc;me si c&amp;rsquo;est un peu risqu&amp;eacute;. Mais la d&amp;eacute;marche est l&amp;agrave;, donc la rigueur, et un certain degr&amp;eacute; de v&amp;eacute;racit&amp;eacute;. Pour ce qui est du dogmatisme, comme on en retrouve dans les doctrines orientales, en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, presque chaque phrase nous demande un certain degr&amp;eacute; d&amp;rsquo;all&amp;eacute;geance. On nous demande de suspendre notre jugement pour nous plonger dans les paroles de sagesse ou de ceux du ma&amp;icirc;tre ou du divin, tout le temps de l&amp;rsquo;expos&amp;eacute;, sinon nous ne seront pas r&amp;eacute;ceptifs, ouverts, ect&amp;hellip;, et &amp;eacute;videmment nous ne comprendrons rien. Donc, le sens critique dans le corpus des grands &amp;eacute;crits orientaux et des ma&amp;icirc;tres en sagesse n&amp;rsquo;est pas particuli&amp;egrave;rement bien venu. Je ne conteste pas la valeur de certains propos justes, de fines observations psychologiques que l&amp;rsquo;on trouve ici et l&amp;agrave;, au travers de ces &amp;eacute;crits m&amp;eacute;morables. Mais on m&amp;rsquo;a indiqu&amp;eacute; certaines des pages les plus importantes, du moins consid&amp;eacute;r&amp;eacute;es comme telles par ceux qui si connaissaient, sans contredit, et le r&amp;eacute;sultat est que tout cela m&amp;rsquo;a demand&amp;eacute; d&amp;rsquo;accorder ma croyance trop souvent. Ce qui devient p&amp;eacute;nible lorsque l&amp;rsquo;on croit que l&amp;agrave; o&amp;ugrave; commence la croyance s&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;te la connaissance. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;N&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;che, qu&amp;rsquo;&amp;agrave; tous les jours nous sommes oblig&amp;eacute;s de croire en une foule de choses, pour pouvoir fonctionner. Mais pour penser par soi-m&amp;ecirc;me, il est assez souvent conseill&amp;eacute; d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter de trop croire, de trop abandonner (suspendre) son jugement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le moi&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Avant de mentionner ce qui semble rendre probl&amp;eacute;matique, voire impossible, un amalgame entre deux grandes cultures, celle de l&amp;rsquo;Orient hindouiste et celle de l&amp;rsquo;Occident, une connaissance minimale du fonctionnement du yoga s&amp;rsquo;impose. Ce qui pourra aider &amp;agrave; r&amp;eacute;soudre des contradictions fr&amp;eacute;quentes que nous subissons, parce qu&amp;rsquo;elles se sont introduites &amp;agrave; notre insu. Ces contradictions op&amp;eacute;rant profond&amp;eacute;ment parce que dans ce cas nous nous retrouvons &amp;agrave; vouloir une chose et son contraire, sans v&amp;eacute;ritablement en prendre conscience. Donc, de possibles comportements &amp;eacute;ratiques peuvent appara&amp;icirc;tre. Mais ceux-ci pourront dispara&amp;icirc;tre quand les v&amp;eacute;ritables aspirations seront reconnues et que l&amp;rsquo;erreur commise pourra trouver une r&amp;eacute;solution harmonieuse, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la franchise et &amp;agrave; un plus haut degr&amp;eacute; de lucidit&amp;eacute;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Voici ce que l&amp;rsquo;on dit &amp;agrave; propos du yoga&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;Quels sont les dangers du yoga? Est-il particuli&amp;egrave;rement dangereux pour les peuples d'Occident? On a pr&amp;eacute;tendu que le yoga &amp;eacute;tait bon pour l'Orient, mais qu'il faisait perdre tout &amp;eacute;quilibre &amp;agrave; la mentalit&amp;eacute; occidentale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le yoga n'est pas plus dangereux pour les Occidentaux que pour les Orientaux. Tout d&amp;eacute;pend de l'esprit dans lequel on s'approche de lui. Le yoga devient dangereux si on l'utilise &amp;agrave; des fins personnelles; il n'est pas dangereux, au contraire c'est le salut et la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; m&amp;ecirc;me, si on vient &amp;agrave; lui avec le sentiment de sa saintet&amp;eacute;, en se rappelant toujours que le seul but est de trouver le Divin.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Donc si on comprend bien, cela m&amp;egrave;ne &amp;agrave; une impasse majeure si on ne sait pas s&amp;rsquo;en servir. Et c&amp;rsquo;est ici que l&amp;rsquo;on a une r&amp;eacute;ponse &amp;agrave; la question de la diff&amp;eacute;rence entre les deux civilisations. Il ne faut pas utiliser le yoga &amp;agrave; des fins personnelles. Ce qui pose un &amp;eacute;norme probl&amp;egrave;me, puisque les Occidentaux en viennent, sans le savoir, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire sans v&amp;eacute;ritablement se l&amp;rsquo;avouer, &amp;agrave; cette discipline dans le but d&amp;rsquo;obtenir ce que l&amp;rsquo;on appelle la croissance personnelle. Aspiration fondamentale que notre &amp;eacute;ducation et tous les discours et injonctions nous imposent comme &amp;eacute;tant le but individuel principal &amp;agrave; rechercher. Notons que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de consommation postule que c&amp;rsquo;est un haut niveau de confort qui doit &amp;ecirc;tre atteint. Au fil du temps, c&amp;rsquo;est devenu la principale raison qui incite au travail et qui domestique le travailleur, le discipline, lui donne un sens. Pourquoi travailler? Pour obtenir le confort, car sans le confort, il ne peut pas y avoir de croissance personnelle, puisqu&amp;rsquo;elle requiert un minimum de bien-&amp;ecirc;tre pour d&amp;eacute;velopper son &amp;eacute;panouissement. Ce qui fait que l&amp;rsquo;avoir et l&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre en viennent &amp;agrave; se confondre de mani&amp;egrave;re perverse. D&amp;eacute;sormais, pour &amp;ecirc;tre heureux, il faudra que la croissance personnelle s&amp;rsquo;active, am&amp;egrave;ne avec elle le confort, donc l&amp;rsquo;avoir, par cons&amp;eacute;quent &amp;ecirc;tre devient avoir. Nous sommes donc pris dans une m&amp;eacute;canique, une logique, qui fait agir l&amp;rsquo;individu en lui faisant croire qu&amp;rsquo;il recherche l&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre, alors qu&amp;rsquo;il recherche l&amp;rsquo;avoir&amp;nbsp;: tous les biens potentiels de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de consommation qui lui font miroiter l&amp;rsquo;accomplissement par l&amp;rsquo;accroissement personnel, &amp;agrave; travers le confort, qui ne peut &amp;ecirc;tre que mat&amp;eacute;riel. Donc un cercle se forme et celui-ci agit &amp;agrave; notre insu, le tout provoqu&amp;eacute; par la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de consommation. Les aspirations s&amp;rsquo;entrem&amp;ecirc;lent. Bienvenue dans un autre nouveau complexe inconscient, presque impossible a d&amp;eacute;sactivit&amp;eacute;. Les aspirations semblent saines, mais elles se sont trop bien emm&amp;ecirc;l&amp;eacute;es. Pour d&amp;eacute;sactiviter le tout. Surtout ne pas toucher &amp;agrave; la philosophie orientale, elle risque d&amp;rsquo;exacerber le narcissisme puisque la croissance personnelle, raison pour laquelle on fait du yoga, est un puissant agent de centration sur soi-m&amp;ecirc;me. Il faut plut&amp;ocirc;t virer ce besoin, cette injonction de croissance personnelle. Ce qui nous oblige &amp;agrave; tenter d&amp;rsquo;&amp;eacute;liminer le confort. Ce qui est probl&amp;eacute;matique pour l&amp;rsquo;Occidental. Une fois qu&amp;rsquo;on lui a go&amp;ucirc;t&amp;eacute;, celui-ci, nous invite &amp;agrave; l&amp;rsquo;augmenter, sans fin. On est ainsi jamais satisfait de ce que l&amp;rsquo;on a. Spirale de la consommation. Il faut noter que cette spirale agit bien &amp;agrave; notre insu. Mais comment dissocier l&amp;rsquo;avoir et l&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre qui se sont coupl&amp;eacute;s ? En en prenant conscience, premi&amp;egrave;rement. Mais pour le reste&amp;hellip;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On peut donc conclure en disant que nous, Occidentaux, nous devons prioritairement augmenter et d&amp;eacute;velopper notre personnalit&amp;eacute;. Alors que chez les Orientaux, avec quelques nuances pr&amp;egrave;s, il faut, dans la mesure du possible, calmer l&amp;rsquo;ego, voir l&amp;rsquo;annihiler.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Frankfurt</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2010/01/13#218552</link> 

						<description> 
 &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;Harry G. Frankfurt est l&amp;rsquo;auteur de 2 petits ouvrages assez int&amp;eacute;ressants. Le premier, On bullshit ou De l&amp;rsquo;art de dire des conneries, traite du baratin, de la connerie. Le deuxi&amp;egrave;me, qui se veut &amp;ecirc;tre une suite, porte le titre de De la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;. Il se trouve &amp;agrave; constituer un compl&amp;eacute;ment au premier. L&amp;rsquo;auteur mentionne que s&amp;rsquo;il avait fait une distinction entre le baratineur et le menteur, il n&amp;rsquo;avait toutefois pas assez trait&amp;eacute; de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;. Il avait, par contre, &amp;eacute;tabli que le menteur, qui dissimule la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;, &amp;agrave; quand m&amp;ecirc;me conscience qu&amp;rsquo;elle existe. Alors que pour le baratineur, qui s&amp;rsquo;en soucis gu&amp;egrave;re, il s&amp;rsquo;agit &amp;laquo;plut&amp;ocirc;t (de) s&amp;eacute;duire par l'accumulation de mots (verbiage)&amp;raquo;. Pour lui, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;effet qu&amp;rsquo;il produit qui importe. Du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de la connerie, le but est de dire des choses &amp;agrave; la l&amp;eacute;g&amp;egrave;re, que l&amp;rsquo;on ne dirait pas dans d&amp;rsquo;autres situations, autrement. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;Par ailleurs, &amp;agrave; la toute fin de l&amp;rsquo;ouvrage il se demande s&amp;rsquo;il y a plus de conneries aujourd&amp;rsquo;hui. Si elle est surtout contemporaine. En un sens, il r&amp;eacute;pond que, oui, il y a plus de baratin en ce moment. Une des premi&amp;egrave;res raisons serait qu&amp;rsquo;il nous faille avoir des opinions sur tout. Artistes, chroniqueurs d&amp;rsquo;humeur, &amp;eacute;toiles de la musique, etc., tous se doivent de parler sur tout et sur rien. Ce qui devient le fameux bavardage futile incessant. &amp;laquo;La production de bullshit, affirme Frankfurt, est donc stimul&amp;eacute;e &amp;laquo;quand les occasions de s'exprimer sur une question donn&amp;eacute;e l'emportent sur la connaissance de cette question&amp;raquo;&amp;raquo;. Le baratin n'est donc pas originellement un discours sur l'intimit&amp;eacute;, mais il finit par le devenir &amp;laquo;C'est un discours qui n'a de fin que lui-m&amp;ecirc;me. Cependant, c'est dans l'&amp;eacute;talage de la vie priv&amp;eacute;e sous couvert de sinc&amp;eacute;rit&amp;eacute; qu'il est le plus manifeste aujourd'hui&amp;raquo;. C&amp;rsquo;est comme si on avait l&amp;rsquo;impression que le Moi, si on lui laissait la chance de discourir sur son int&amp;eacute;riorit&amp;eacute;, rencontrerait de grandes v&amp;eacute;rit&amp;eacute;s. L&amp;rsquo;injonction &amp;agrave; la sinc&amp;eacute;rit&amp;eacute;-authenticit&amp;eacute; produit, de fait, de la bullshit.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;Et cette merde, on la rencontre dans les revues, les magasines, les journaux et dans les nouvelles &amp;eacute;missions r&amp;eacute;alit&amp;eacute;. &amp;laquo;Le baratineur est par cons&amp;eacute;quent celui qui reprend &amp;agrave; son compte l'id&amp;eacute;al de communication de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; m&amp;eacute;diatique (&amp;hellip;)&amp;raquo; Bref, nous en sommes constamment entour&amp;eacute;s.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;Nous disions donc que le baratineur se fou de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;. En fait, il ne lui accorde pas d&amp;rsquo;importance parce qu&amp;rsquo;il ne croit pas qu&amp;rsquo;il y ait des v&amp;eacute;rit&amp;eacute;s objectives. Il croit plut&amp;ocirc;t en sa v&amp;eacute;rit&amp;eacute; personnelle. Et cette v&amp;eacute;rit&amp;eacute; en est une d&amp;rsquo;int&amp;eacute;riorit&amp;eacute; qui est produite par sa sinc&amp;eacute;rit&amp;eacute;. Mais tout cela repose sur une croyance. C&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire que l&amp;rsquo;on croit que le moi repose sur un substrat qui perdure et conserve son unit&amp;eacute;, malgr&amp;eacute; nos variations de nos &amp;eacute;tats de conscience. Frankfurt mentionne ceci : &amp;laquo;il est absurde d&amp;rsquo;imaginer que nous soyons nous-m&amp;ecirc;mes des &amp;ecirc;tres d&amp;eacute;finis, et donc susceptibles d&amp;rsquo;inspirer des descriptions correctes ou incorrectes, si nous nous sommes d&amp;rsquo;abord montr&amp;eacute;s incapables de donner une d&amp;eacute;finition pr&amp;eacute;cise de tout le reste. En tant qu&amp;rsquo;&amp;ecirc;tres conscients, nous n&amp;rsquo;existons que par rapport aux autres choses, et nous ne pouvons pas nous conna&amp;icirc;tre sans les conna&amp;icirc;tre aussi. En outre, aucune th&amp;eacute;orie ni aucune exp&amp;eacute;rience ne soutient ce jugement extravagant selon lequel la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; la plus facile &amp;agrave; conna&amp;icirc;tre pour un individu serait la sienne. Les faits qui nous concernent personnellement ne frappent ni par leur solidit&amp;eacute; ni par leur r&amp;eacute;sistance aux assauts du scepticisme. Chacun sait que notre nature insaisissable, pour ne pas dire chim&amp;eacute;rique, est beaucoup moins stable que celle des autres choses.&amp;raquo; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;Par cons&amp;eacute;quent, la sinc&amp;eacute;rit&amp;eacute;-authenticit&amp;eacute;, qu&amp;rsquo;encourage l&amp;rsquo;id&amp;eacute;al de communication m&amp;eacute;diatique, c&amp;rsquo;est de la bullshit, et une forme d&amp;rsquo;&amp;eacute;garement labyrinthique dans les m&amp;eacute;andres du moi.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La nouveauté et l’innovation</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2010/01/12#218431</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;Agrave; une certaine &amp;eacute;poque, que l&amp;rsquo;on appelle les Lumi&amp;egrave;res, (l&amp;rsquo;Auklarung, en Allemand, qui est un peu diff&amp;eacute;rente de la premi&amp;egrave;re, dans ses manifestations et dans sa philosophie), on consid&amp;eacute;rait le progr&amp;egrave;s, comme la chose &amp;agrave; atteindre et &amp;agrave; poursuivre. Au 19 i&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e perdure, mais avec un certain sentiment d&amp;rsquo;urgence, puisque les nouvelles d&amp;eacute;couvertes et leurs applications techniques, concr&amp;egrave;te, font mirroiter bien du confort et de l&amp;rsquo;agr&amp;eacute;ment. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ou en sommes-nous aujourd'hui&amp;nbsp;? Disons que nous en sommes venus &amp;agrave; l&amp;rsquo;urgence de la nouveaut&amp;eacute; et de l&amp;rsquo;innovation. Peut &amp;ecirc;tre que tout ceci est fort appr&amp;eacute;cier pour ceux qui en ont acc&amp;egrave;s, mais nous sommes bien oblig&amp;eacute; de mentionner le caract&amp;egrave;re artificiel et pu&amp;eacute;ril de tant d&amp;rsquo;acharnement et du peu de respect envers ce que nous avons et envers le pass&amp;eacute; et les formes traditionnelles du bien-vivre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Ce cher citoyen</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/12/21#217475</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Avec la possibilit&amp;eacute; de laisser des commentaires sur les sites des journaux en ligne et la profusion des pages personnelles et des blogues, on d&amp;eacute;couvre un autre regard sur les faits et l&amp;rsquo;information. Les journalistes, ressentant de la pression par concurrence, usent de mauvaise foi en soutenant que ces nouveaux m&amp;eacute;diats participatifs et citoyens p&amp;ecirc;chent par la pauvret&amp;eacute; factuelle et l&amp;rsquo;opinion subjective et partiale. Ce qui est &amp;eacute;videmment faux. Si on prend le cas des &amp;eacute;ditoriaux et des chroniques, le moins que l&amp;rsquo;on puisse dire c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;ils sont, eux-m&amp;ecirc;mes, partisans. Souvent ils ont leurs b&amp;ecirc;tes noires&amp;nbsp;: Chavez et Cuba. &amp;Agrave; les entendre, tout serait mauvais dans cette forme de socialisme &quot;autoritaire&quot;. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ainsi, dans les journaux de qualit&amp;eacute;, &quot;d'un c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, (on retrouve) des enqu&amp;ecirc;tes et reportages de grande qualit&amp;eacute;; de l'autre, des pages &amp;eacute;ditoriales tellement partisanes qu'elles tombent trop souvent dans la mauvaise foi la plus flagrante.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Recemment, dans le Nouvel Observateur on pouvait lire l&amp;rsquo;essentiel de ce qu&amp;rsquo;il faut savoir sur la grippe porcine. Sauf qu&amp;rsquo;&amp;agrave; la suite on y retrouvait des commentaires intriguants et pertinants comme celui-ci&amp;nbsp;:&quot;Comment se fait-il que le brevet du vaccin contre la grippe porcine (H1N1) a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;pos&amp;eacute; en 2007 (bien avant la r&amp;eacute;apparition du virus disparu depuis la fameuse &amp;eacute;pid&amp;eacute;mie de grippe espagnole, en 1918) ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par quel hasard le pr&amp;eacute;sident Sarkozy a-t-il eu l&amp;rsquo;intuition d&amp;rsquo;aller signer un contrat d&amp;rsquo;investissement d&amp;rsquo;un montant de 100 millions d&amp;rsquo;euros, le 9 mars 2009, pour la construction d&amp;rsquo;une usine de fabrication de vaccins contre la grippe? Et devinez o&amp;ugrave;! Au Mexique. L&amp;agrave; o&amp;ugrave; justement, le foyer de la pand&amp;eacute;mie a pris naissance ! Pourquoi, Madame Bachelot (ministre de la sant&amp;eacute; en France) a-t-elle demand&amp;eacute; d&amp;eacute;but f&amp;eacute;vrier 2009, &amp;agrave; un groupe de l&amp;eacute;gistes constitutionnalistes, un m&amp;eacute;mo sur la question suivante : l&amp;rsquo;imposition d&amp;rsquo;un plan de vaccination &amp;agrave; toute la population serait-elle ill&amp;eacute;gale et anticonstitutionnelle ? Ce sur quoi les experts l&amp;rsquo;ont rassur&amp;eacute;e, invoquant qu&amp;rsquo;une situation exceptionnelle et qu&amp;rsquo;un &amp;eacute;tat d&amp;rsquo;urgence sanitaire justifiait amplement qu&amp;rsquo;on supprime toutes les libert&amp;eacute;s individuelles !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ces propos sont, certes, &quot;insinuateurs&quot;. Il y a des faits, qu&amp;rsquo;il faut v&amp;eacute;rifi&amp;eacute;s. Mais aucun journaliste n&amp;rsquo;oserait &amp;eacute;crire cela, parce qu&amp;rsquo;il y a mati&amp;egrave;re &amp;agrave; poursuite. Et parce qu&amp;rsquo;aussi tous ces faits sentent la th&amp;eacute;orie parano&amp;iuml;aque du complot. Complot, que je crois, pour ma part, r&amp;eacute;el. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Schopenhauer</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/12/06#216679</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans un &amp;eacute;crit sur la sagesse, Schopenhauer utilise la distinction classique entre les biens int&amp;eacute;rieurs (qui d&amp;eacute;pendent de nous) et les biens ext&amp;eacute;rieurs (qui ne d&amp;eacute;pendent pas de nous). Ces derniers, comme la richesse, la c&amp;eacute;l&amp;eacute;brit&amp;eacute;, peuvent nous &amp;ecirc;tre enlev&amp;eacute;s du jour au lendemain. Pour cette raison, on ne doit pas s&amp;rsquo;appuyer sur eux pour esp&amp;eacute;rer un contentement ou pour &amp;ecirc;tre heureux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Combien n'en voyons-nous pas, diligents comme des fourmis et occup&amp;eacute;s du matin au soir &amp;agrave; accro&amp;icirc;tre une richesse d&amp;eacute;j&amp;agrave; acquise! Ils ne connaissent rien par del&amp;agrave; l'&amp;eacute;troit horizon qui renferme les moyens d'y parvenir; leur esprit est vide et par suite inaccessible &amp;agrave; toute autre occupation. Les jouissances les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;es, les jouissances intellectuelles sont inabordables pour eux; c'est en vain qu'ils cherchent &amp;agrave; les remplacer par des jouissances fugitives, sensuelles, promptes, mais co&amp;ucirc;teuses &amp;agrave; acqu&amp;eacute;rir, qu'ils se permettent entre temps. Au terme de leur vie, ils se trouvent avoir comme r&amp;eacute;sultat, quand la fortune leur a &amp;eacute;t&amp;eacute; favorable, un gros monceau d'argent devant eux, qu'ils laissent alors &amp;agrave; leurs h&amp;eacute;ritiers le soin d'augmenter ou aussi de dissiper. Une pareille existence, bien que men&amp;eacute;e avec apparence tr&amp;egrave;s s&amp;eacute;rieuse et tr&amp;egrave;s importante, est donc (&amp;hellip;) insens&amp;eacute;e (&amp;hellip;).&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Plus loin dans le texte, il exploite le th&amp;egrave;me pascalien du divertissement&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Ainsi, l'essentiel pour le bonheur de la vie, c'est ce que l'on a en soi-m&amp;ecirc;me. C'est uniquement parce que la dose en est d'ordinaire si petite que la plupart de ceux qui sont sortis d&amp;eacute;j&amp;agrave; victorieux de la lutte contre le besoin se sentent au fond tout aussi malheureux que ceux qui sont encore dans la m&amp;ecirc;l&amp;eacute;e. Le vide de leur int&amp;eacute;rieur, l'insipidit&amp;eacute; de leur intelligence, la pauvret&amp;eacute; de leur esprit les poussent &amp;agrave; rechercher la compagnie, mais une compagnie compos&amp;eacute;e de leurs pareils, car similis simili gaudet. Alors commence en commun la chasse au passe-temps et &amp;agrave; l'amusement, qu'ils cherchent d'abord dans les jouissances sensuelles, dans les plaisirs de toute esp&amp;egrave;ce et finalement dans la d&amp;eacute;bauche. La source de cette funeste dissipation, qui, en un temps souvent incroyablement court, fait d&amp;eacute;penser de gros h&amp;eacute;ritages &amp;agrave; tant de fils de famille entr&amp;eacute;s riches dans la vie, n'est autre en v&amp;eacute;rit&amp;eacute; que l'ennui r&amp;eacute;sultant de cette pauvret&amp;eacute; et de ce vide de l'esprit que nous venons de d&amp;eacute;peindre. Un jeune homme ainsi lanc&amp;eacute; dans le monde, riche en dehors, mais pauvre, en dedans, s'efforce vainement de remplacer la richesse int&amp;eacute;rieure par l'ext&amp;eacute;rieure; il veut tout recevoir du dehors, semblable &amp;agrave; ces vieillards qui cherchent &amp;agrave; puiser de nouvelles forces dans l'haleine des jeunes filles. De cette fa&amp;ccedil;on, la pauvret&amp;eacute; int&amp;eacute;rieure a fini par amener aussi la pauvret&amp;eacute; ext&amp;eacute;rieure.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Keynes</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/11/30#216352</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;De quelle tendance politico-&amp;eacute;conomique &amp;eacute;tait l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomiste Keynes? Voyons d&amp;rsquo;abord ce qu&amp;rsquo;il dit dans &lt;em&gt;Democracy and efficiency&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;La question est de savoir si nous sommes pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; quitter l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat de laisser-faire du XIXi&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle pour entrer dans une &amp;eacute;poque de socialisme lib&amp;eacute;ral, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire un syst&amp;egrave;me nous permettant d&amp;rsquo;agir en tant que communaut&amp;eacute; organis&amp;eacute;e avec des buts communs, et dispos&amp;eacute;s &amp;agrave; promouvoir la justice sociale et &amp;eacute;conomique tout en respectant et prot&amp;eacute;geant l&amp;rsquo;individu &amp;ndash;sa libert&amp;eacute; de choix, sa croyance, son esprit et ses manifestations, son entreprise et sa propri&amp;eacute;t&amp;eacute;.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Comme il parle de communaut&amp;eacute; et de buts communs, on peut dire qu&amp;rsquo;il est communautariste, avant la lettre. &quot;(&amp;hellip;) Le bien commun, le mot communaut&amp;eacute; (&amp;hellip;) rappellent les th&amp;egrave;ses de cette philosophie politique anglo-saxone nomm&amp;eacute;e &quot;communautarisme&quot; (&amp;agrave; ne pas confondre avec l&amp;rsquo;usage fran&amp;ccedil;ais de ce mot, o&amp;ugrave; il d&amp;eacute;signe surtout la tendance &quot;s&amp;eacute;paratiste&quot; des communaut&amp;eacute;s, donc une opposition &amp;agrave; la R&amp;eacute;publique). Le communautarisme, tel qu&amp;rsquo;il est d&amp;eacute;fendu par des penseurs am&amp;eacute;ricains comme Michael Sandel, Michael Walzer, Charles Taylor, ou encore Amitai Etzioni, se pr&amp;eacute;sente avant tout comme une correction apport&amp;eacute;e aux d&amp;eacute;fauts du lib&amp;eacute;ralisme classique. Alors que le lib&amp;eacute;ralisme classique attache une valeur absolue &amp;agrave; la libert&amp;eacute; individuelle (qu&amp;rsquo;elle entend prot&amp;eacute;ger de l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat et de la &quot;tyrannie de la majorit&amp;eacute;&quot;), les &quot;communautariens&quot; r&amp;eacute;torquent que l&amp;rsquo;individu n&amp;rsquo;existe que par et &amp;agrave; travers la communaut&amp;eacute;, et que l&amp;rsquo;individu et la communaut&amp;eacute; doivent &amp;ecirc;tre compris comme des forces compl&amp;eacute;mentaires plut&amp;ocirc;t que contradictoires.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par ailleurs, m&amp;ecirc;me s&amp;rsquo;il parle de socialisme lib&amp;eacute;ral, cela ne fait pas de lui un socialiste. Il est donc un lib&amp;eacute;ral dans l&amp;rsquo;acception que propose le terme Liberal, pour les Am&amp;eacute;ricains. C&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire de centre, un peu &amp;agrave; gauche. Que l&amp;rsquo;on ne doit pas confondre avec le socio-d&amp;eacute;mocrate, qui est de centre-gauche-gauche. Pourquoi il n&amp;rsquo;est pas si &amp;agrave; gauche? Disons que Keynes avait une activit&amp;eacute; de sp&amp;eacute;culateur, &amp;agrave; la bourse. M&amp;ecirc;me s&amp;rsquo;il esp&amp;eacute;rait pour l&amp;rsquo;avenir en l&amp;rsquo;euthanasie du rentier. Ce qui est un peu contradictoire. Mais cela s&amp;rsquo;explique quand m&amp;ecirc;me. En quoi au juste? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce brillant &amp;eacute;conomiste se disait publiciste. Autrement dit, quelqu&amp;rsquo;un qui r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chit et qui propage ses id&amp;eacute;es publiquement dans le but d&amp;rsquo;interf&amp;eacute;rer sur les politiques gouvernementales. Il lui fallait, pour cela, du temps, et ne pas &amp;agrave; avoir &amp;agrave; se soucier de gagner sa vie quotidiennement. Ajoutons &amp;agrave; cela qu&amp;rsquo;il avait une conception de l&amp;rsquo;argent tr&amp;egrave;s aristot&amp;eacute;licienne&amp;nbsp;: tr&amp;egrave;s g&amp;eacute;n&amp;eacute;reux, il faisait profiter ses amis (le groupe de Bloomsbury) de ses hauts revenus. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait donc un lib&amp;eacute;ral qui &amp;eacute;tait somme toute assez coh&amp;eacute;rent avec lui-m&amp;ecirc;me.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En d&amp;eacute;finitive, qu&amp;rsquo;est-ce qui caract&amp;eacute;rise le mieux Keynes? Et bien, c&amp;rsquo;est le passage suivant du livre de Gilles Dostaler&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;L&amp;rsquo;&amp;eacute;thique concerne principalement le comportement de l&amp;rsquo;individu et s&amp;rsquo;int&amp;eacute;resse &amp;agrave; la difinition du bien et aux r&amp;egrave;gles de conduite. Pour le philosophe G.E. Moore et le groupe de Bloomsbury, il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;atteindre de bons &amp;eacute;tats d&amp;rsquo;esprit &amp;agrave; travers les relations amicales et amoureuses, la contemplation de la beaut&amp;eacute; et la recherche de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le sentiment de solitude</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/11/22#215809</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En 1963, M&amp;eacute;lanie Klein &amp;eacute;crit un court essai sur la solitude, son dernier, malheureusement trop bref. Les propos qu&amp;rsquo;elle am&amp;egrave;ne sur ce sujet font d&amp;rsquo;elle une des plus grandes connaisseurs de la condition humaine. Ce qu&amp;rsquo;elle dit nous touche profond&amp;eacute;ment et nous rejoint, &amp;agrave; condition d&amp;rsquo;en avoir fait l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience et d&amp;rsquo;y avoir r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chi. Justement, qu&amp;rsquo;en est-il de cette solitude?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Premi&amp;egrave;rement, la solitude est inh&amp;eacute;rente &amp;agrave; la condition humaine. En quelque sorte, on na&amp;icirc;t seul, on vit seul et on meurt seul. Ce qui est dr&amp;ocirc;lement d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;rant vu sous cet angle. La solitude serait aussi la r&amp;eacute;compense n&amp;eacute;gative qu&amp;rsquo;engendre un id&amp;eacute;al inatteignable. &quot;Cet &amp;eacute;tat de solitude int&amp;eacute;rieure r&amp;eacute;sulte d&amp;rsquo;une aspiration universelle &amp;agrave; conna&amp;icirc;tre un &amp;eacute;tat interne parfait.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Elle s&amp;rsquo;explique ainsi en d&amp;eacute;butant son &amp;eacute;crit. &quot;Je me propose de rechercher la source du sentiment de solitude. Je n&amp;rsquo;entends pas par l&amp;agrave; la situation objective d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre priv&amp;eacute; de compagnie. Je parle du sentiment interne de solitude, du sentiment d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre seul, quelles que soient les circonstances r&amp;eacute;elles&amp;nbsp;: on peut l&amp;rsquo;&amp;eacute;prouver aussi bien au milieu d&amp;rsquo;amis qu&amp;rsquo;en &amp;eacute;tant aim&amp;eacute;.&quot; Pour ma part, je crois qu&amp;rsquo;elle exag&amp;egrave;re un peu ici. Avec une v&amp;eacute;ritable amiti&amp;eacute; et un amour sinc&amp;egrave;re, il me semble que la solitude s&amp;rsquo;estompe, parce que nous sommes &amp;eacute;cout&amp;eacute;s et compris; m&amp;ecirc;me, que ses personnes ch&amp;egrave;res nous devinent, sans que l&amp;rsquo;on soit oblig&amp;eacute; de s&amp;rsquo;expliquer sur nos motivations, nos d&amp;eacute;sirs, nos aspirations, nos valeurs, et surtout nos id&amp;eacute;es, lorsque l&amp;rsquo;on a une riche vie intellectuelle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;S&amp;rsquo;ensuivent, par la suite, des explications th&amp;eacute;oriques un peu r&amp;eacute;barbatives, dans lesquelles j&amp;rsquo;entrerai ailleurs, dans un autre texte. Allons plut&amp;ocirc;t &amp;agrave; l&amp;rsquo;essence m&amp;ecirc;me de l&amp;rsquo;origine du sentiment de solitude.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&quot;L&amp;rsquo;instauration d&amp;rsquo;une premi&amp;egrave;re relation satisfaisante &amp;agrave; la m&amp;egrave;re (&amp;hellip;) cette relation fonde l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience v&amp;eacute;cue la plus compl&amp;egrave;te qui soit &amp;ndash;celle d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre compris- et se trouve essentiellement li&amp;eacute;e au stade pr&amp;eacute;verbal. Aussi gratifiant que puisse &amp;ecirc;tre dans la vie le fait d&amp;rsquo;exprimer ses pens&amp;eacute;es et ses sentiments &amp;agrave; quelqu&amp;rsquo;un qui vous t&amp;eacute;moigne de la sympathie, une aspiration insatisfaite demeure&amp;nbsp;: celle d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre compris sans avoir besoin de recourir &amp;agrave; la parole, aspiration qui repr&amp;eacute;sente, en derni&amp;egrave;re analyse, la nostalgie de la toute premi&amp;egrave;re relation avec la m&amp;egrave;re. (Finalement), cette nostalgie contribue &amp;agrave; l&amp;rsquo;impression de solitude (&amp;hellip;).&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le sens de la vie</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/11/16#215452</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il nous faut absolument un sens &amp;agrave; la vie pour vivre. J&amp;rsquo;entends par cela un sens ultime. Parce qu&amp;rsquo;il y a des sens, plusieurs petits sens, car presque tout fait sens chez l&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre humain, ce n&amp;rsquo;est pas tout &amp;agrave; fait suffisant. Globalement, l&amp;rsquo;ensemble des valeurs, qui, pris une &amp;agrave; une, cr&amp;eacute;e un sens particulier, doit converger en d&amp;eacute;finitive vers un sens englobant et d&amp;eacute;finitif, qui vient apporter une r&amp;eacute;ponse &amp;agrave; la question du pourquoi il faut lutter et vivre. S&amp;rsquo;il faut lutter pour la paix, pour que justice soit faite, pour que tous aient le minimum pour subsister et se d&amp;eacute;velopper harmonieusement, pour changer nos rapports entre homme et femme, ect, il n&amp;rsquo;en demeure pas moins que, si tout cela est noble et indispensable, ce n&amp;rsquo;est pas encore suffisant pour donner un sens &amp;agrave; la vie. La raison en est que nous ne parviendrons jamais &amp;agrave; instaurer la paix, qui est un id&amp;eacute;al utopique. Mais il nous faut pers&amp;eacute;v&amp;eacute;rer. Et, justement, pers&amp;eacute;v&amp;eacute;rer au nom de quoi, pour quelle raison? Parce qu&amp;rsquo;il y a fondamentalement un sens &amp;agrave; la vie. Malheureusement, ce sens n&amp;rsquo;est pas rationnel. C&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire que lorsqu&amp;rsquo;on est ath&amp;eacute;e, la vie n&amp;rsquo;a plus aucun sens. Les religions &amp;eacute;taient justement ce qui nous indiquait un sens. Leurs messages, l&amp;rsquo;amour, la b&amp;eacute;atitude, la vie apr&amp;egrave;s la mort, &amp;eacute;taient v&amp;eacute;ritablement efficaces et concluants. Mais il nous faut admettre qu&amp;rsquo;elles s&amp;rsquo;adressaient &amp;agrave; des gens qui n&amp;rsquo;&amp;eacute;taient pas tout &amp;agrave; fait matures, qu&amp;rsquo;ils ne pensaient pas par eux-m&amp;ecirc;mes. C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait une forme d&amp;rsquo;infantilisme. Il nous faut donc penser la vie apr&amp;egrave;s la foi et la disparition des religions. Plusieurs penseurs ont trouv&amp;eacute; des r&amp;eacute;ponses, et c&amp;rsquo;est avec eux que nous cheminerons.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La disparition du sens&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Fin 19&lt;sup&gt;i&amp;egrave;me &lt;/sup&gt;, un philosophe allemand m&amp;eacute;connu, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, proclame la mort de Dieu. Ce que l&amp;rsquo;on appellera le nihilisme commence. Ce qui contaminera aussi la litt&amp;eacute;rature russe. On se demande alors, si la vie n&amp;rsquo;a plus de sens, qu&amp;rsquo;est-ce qui &amp;eacute;tanchera notre soif d&amp;rsquo;absolu? Plus pr&amp;egrave;s de nous, Albert Camus mentionne, dans &lt;em&gt;Le mythe de Sisyphe&lt;/em&gt;, que la vie est absurde, &amp;eacute;tant donn&amp;eacute; qu&amp;rsquo;elle n&amp;rsquo;a pas de sens rationnel. Environ &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me &amp;eacute;poque, le philosophe analytique Moore, de tradition anglo-saxonne, affirmera, que, concernant la morale, on ne peut pas donner une d&amp;eacute;finition rigoureusement rationnelle de ce qu&amp;rsquo;est le bien. Influenc&amp;eacute; par l&amp;rsquo;utilitarisme, il pr&amp;eacute;f&amp;eacute;ra se rabattre sur les activit&amp;eacute;s fondamentales dans la vie des hommes. Justement, quelles sont-elles? Dans l&amp;rsquo;ordre, ce serait, premi&amp;egrave;rement, d&amp;rsquo;aimer une personne, d&amp;rsquo;amour et d&amp;rsquo;amiti&amp;eacute;. Vient ensuite le respect et l&amp;rsquo;amour des belles choses, aux sens culturels et artistiques. Et, finalement, la recherche de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;. Cette derni&amp;egrave;re vient rejoindre ce que proposait Aristote avec l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; th&amp;eacute;orique, la pens&amp;eacute;e. On en vient donc au m&amp;ecirc;me constat&amp;nbsp;: de la difficult&amp;eacute; &amp;agrave; trouver un sens qui soit rationnel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La dictature et l&amp;rsquo;emprise de l&amp;rsquo;objet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C&amp;rsquo;est ici qu&amp;rsquo;entre en ligne de compte le v&amp;eacute;ritable sens de la vie. Soit la joie sans condition. Mais il nous faut tout de m&amp;ecirc;me faire une distinction entre la joie et les petites joies. Donnons un exemple. Lorsqu&amp;rsquo;un ami nous appelle pour nous dire qu&amp;rsquo;il viendra souper et passer la soir&amp;eacute;e avec nous, nous passons la journ&amp;eacute;e joyeusement en anticipant les beaux moments que nous allons vivre. Mais notre ami a un impr&amp;eacute;vu et ne peut plus venir, alors nous ressentons de la d&amp;eacute;ception et une forme de tristesse passag&amp;egrave;re. Ce qui nous am&amp;egrave;ne &amp;agrave; dire que les petites joies d&amp;eacute;pendent des &amp;eacute;v&amp;eacute;nements ext&amp;eacute;rieurs. Ce n&amp;rsquo;est ainsi pas ce que l&amp;rsquo;on entend par la joie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;D&amp;eacute;finissons-l&amp;agrave; par ses oppos&amp;eacute;s, par la n&amp;eacute;gative. Il semble &amp;eacute;vident que les deux plus grands ennemis de la joi soient la tristesse et l&amp;rsquo;ennui. Si la tristesse est la plupart du temps passag&amp;egrave;re, il n&amp;rsquo;en est rien de l&amp;rsquo;ennui. Quand plus rien ne nous captive et ne nous int&amp;eacute;resse, l&amp;rsquo;ennui s&amp;rsquo;installe insidieusement. Sur ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne particulier, il faut lire les pages p&amp;eacute;n&amp;eacute;trantes de Schopenauer dans &lt;em&gt;Le Monde comme volont&amp;eacute; et comme repr&amp;eacute;sentation&lt;/em&gt;. Il dit, en autre, que les prisonniers ne souffrent pas tant de la perte de la libert&amp;eacute;, mais que la plupart du temps ils se suicident par ennuis. Il me semble donc que pour s&amp;rsquo;immuniser de l&amp;rsquo;ennui il nous faut beaucoup de champ d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t et des activit&amp;eacute;s vari&amp;eacute;es pour combattre l&amp;rsquo;effet de saturation mentale qu&amp;rsquo;entra&amp;icirc;ne sous certaines conditions le cerveau, qui nous am&amp;egrave;ne &amp;agrave; devenir blas&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La joie chez Spinoza&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour Spinoza, si on veut vivre v&amp;eacute;ritablement, il faut se d&amp;eacute;barrasser de nos illusions pour &amp;ecirc;tre lucide. Et la plus grande de ses illusions, et la plus n&amp;eacute;faste, est la croyance en l&amp;rsquo;immortalit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;acirc;me. N&amp;eacute;faste, parce qu&amp;rsquo;elle nous porte &amp;agrave; diff&amp;eacute;rer notre vie pour un soi-disant avenir meilleur dans un au-del&amp;agrave;, o&amp;ugrave; il n&amp;rsquo;y aurait plus de cruaut&amp;eacute; et de souffrance&amp;nbsp;: le paradis. Il nous faut donc cesser d&amp;rsquo;imaginer notre vie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais il existe tout de m&amp;ecirc;me deux choses qui sont &amp;eacute;ternelles. Non pas la mati&amp;egrave;re, &amp;eacute;videmment, mais plut&amp;ocirc;t l&amp;rsquo;&amp;eacute;tendue qui contient la mati&amp;egrave;re. Et ensuite la Pens&amp;eacute;e. Non pas nos pens&amp;eacute;es, mais la possibilit&amp;eacute; de la Pens&amp;eacute;e. Cela implique que lorsque nous pensons correctement, justement et ad&amp;eacute;quatement nous nous hissons, en quelque sorte dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;ternit&amp;eacute;. Et il y a aussi la joie pr&amp;eacute;sente qui nous procure un gain ontologique, nous fait exister davantage. Tout ceci fait de Spinoza le philosophe par excellence de l&amp;rsquo;affirmation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour ce grand penseur, les &amp;ecirc;tres, et a fortiori, les &amp;ecirc;tres vivants, par nature, pers&amp;eacute;v&amp;egrave;rent dans leur &amp;ecirc;tre (conatus), c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire augmente leur puissance d&amp;rsquo;exister. Il en va de soi qu&amp;rsquo;en &amp;eacute;vitant la tristesse nous en venons &amp;agrave; augmenter notre volont&amp;eacute; de puissance. Donc, augmentation de ma puissance d'exister. &quot;L'&amp;eacute;thique de Spinoza ne propose rien de moins que de donner acc&amp;egrave;s &amp;agrave; une joie &amp;eacute;ternelle et continuelle de vivre. Comment ? Par la connaissance de soi et de sa relation essentielle avec la nature. En examinant cela, Spinoza fait d'une pierre deux coups, il d&amp;eacute;truit les pr&amp;eacute;jug&amp;eacute;s et construit les moyens d'une existence sereine et active. Renoncer &amp;agrave; l'illusion n'est pas renoncer &amp;agrave; la joie de vivre, si l'on se donne les moyens d'une joie s&amp;ucirc;re, fond&amp;eacute;e non sur les vains d&amp;eacute;sirs issus de l'imagination, mais sur le d&amp;eacute;sir essentiel d'exister qui se comprend &amp;agrave; la fois rationnellement et intuitivement.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le but de la philosophie revient n&amp;eacute;cessairement &amp;agrave; &amp;eacute;tablir une &amp;eacute;thique du bonheur, en conciliant le d&amp;eacute;terminisme et la libert&amp;eacute;. Ce que proposait, &amp;agrave; une certaine &amp;eacute;poque, le sto&amp;iuml;cisme. &quot;La libert&amp;eacute; consiste ainsi dans la connaissance des causes de l'action. Plus on conna&amp;icirc;t le monde, plus on conna&amp;icirc;t Dieu, par cons&amp;eacute;quent plus on est joyeux.&quot; Il nous faut, pour se faire, utiliser notre entendement (&amp;eacute;ternel) plut&amp;ocirc;t que notre imagination qui cr&amp;eacute;e nos passions, qui, elles, peuvent &amp;ecirc;tre rationalis&amp;eacute;es et se transformer en action.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L&amp;rsquo;Ethique de Spinoza nous propose donc, comme couronnement de notre puissance d&amp;rsquo;agir, la joie. Et celle-ci vient donner un sens &amp;agrave; notre vie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L’estime de soi (suite)</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/11/09#215078</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;Agrave; c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des grandes &amp;eacute;nigmes de la vie, il y a les petites &amp;eacute;nigmes qui peuvent &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;solues, si on s&amp;rsquo;y prend bien. C&amp;rsquo;est parfois le cas en psychologie. Nul besoin d&amp;rsquo;entrer dans les grandes th&amp;eacute;ories. Un peu de bon sens suffit. L&amp;rsquo;exemple suivant va nous en donner une id&amp;eacute;e.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il nous est tous arriv&amp;eacute; de rencontrer des personnes ordinaires, m&amp;ecirc;me banales, sans r&amp;eacute;el talent, sans qualit&amp;eacute; hors du commun. Disons, m&amp;ecirc;me m&amp;eacute;diocre. Mais d&amp;rsquo;une insignifiance et d&amp;rsquo;une m&amp;eacute;diocrit&amp;eacute; qui s&amp;rsquo;ignore. Ce sont un peu des esp&amp;egrave;ces d&amp;rsquo;idiots heureux. Fi&amp;egrave;res d&amp;rsquo;eux-m&amp;ecirc;mes et satisfaits de leur sort. C&amp;rsquo;est ici que commence l&amp;rsquo;&amp;eacute;nigme&amp;nbsp;: comment peut-on se sentir si bon et bien, et &amp;ecirc;tre si peu? L&amp;rsquo;&amp;eacute;nigme se poursuit et se corse, si on consid&amp;egrave;re la situation oppos&amp;eacute;e. C&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire, comment se fait-il que des gens tr&amp;egrave;s bien, qui poss&amp;egrave;dent de grandes qualit&amp;eacute;s, et bien du talent, en viennent-ils &amp;agrave; ce trouver mauvais, &amp;agrave; &amp;ecirc;tre insatisfait? Et le terme est juste. C&amp;rsquo;est vraiment d&amp;rsquo;insatisfaction qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit. Car, &quot;Ernest Hemingway, prix Nobel de litt&amp;eacute;rature au fa&amp;icirc;te de sa renomm&amp;eacute;e, d&amp;eacute;clarait ainsi, peu avant son suicide&amp;nbsp;: &quot;L&amp;rsquo;important n&amp;rsquo;est pas ce que j&amp;rsquo;ai &amp;eacute;crit, mais ce que j&amp;rsquo;aurais pu &amp;eacute;crire.&quot;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour r&amp;eacute;pondre simplement &amp;agrave; cette probl&amp;eacute;matique, il nous faut avoir recours &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;quation de William James (1842-1910). Un des fondateurs de la psychologie moderne scientifique et l&amp;rsquo;un des tout premiers &amp;agrave; avoir abord&amp;eacute; la question de l&amp;rsquo;estime de soi. &quot;Ce m&amp;eacute;decin et philosophe am&amp;eacute;ricain avait &amp;eacute;t&amp;eacute; frapp&amp;eacute; par l&amp;rsquo;absence de lien direct entre les qualit&amp;eacute;s objectives d&amp;rsquo;une personne et le degr&amp;eacute; de satisfaction qu&amp;rsquo;elle a d&amp;rsquo;elle-m&amp;ecirc;me&amp;nbsp;: &quot;Ainsi, &amp;eacute;crit-il, tel homme de moyens extr&amp;ecirc;mement limit&amp;eacute;s peut &amp;ecirc;tre dou&amp;eacute;s d&amp;rsquo;une suffisance in&amp;eacute;branlable, tandis que tel autre, cependant assur&amp;eacute; de r&amp;eacute;ussir dans la vie et jouissant de l&amp;rsquo;estime universelle, sera atteint d&amp;rsquo;une incurable d&amp;eacute;fiance de ses propres forces.&quot;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La r&amp;eacute;ponse est donc dans cette &amp;eacute;quation&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;estime de soi = succ&amp;egrave;s&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -----------------&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; pr&amp;eacute;tentions&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;On comprend ainsi que ce n&amp;rsquo;est pas l&amp;rsquo;ampleur de nos r&amp;eacute;ussites, de nos succ&amp;egrave;s qui comptent, mais plut&amp;ocirc;t le fait qu&amp;rsquo;ils co&amp;iuml;ncident avec nos pr&amp;eacute;tentions. Et il en va de soit que des pr&amp;eacute;tentions &amp;eacute;lev&amp;eacute;es peuvent constituer un probl&amp;egrave;me pour obtenir et conserver une bonne estime. R&amp;eacute;sultat&amp;nbsp;: il faut savoir g&amp;eacute;rer ses aspirations.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Léconomie comportementale</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/10/29#214418</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Un des dogmes, sans contredit, de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, le plus biais&amp;eacute; et n&amp;eacute;faste, est le laissez-faire, qui repose sur le postulat que l&amp;rsquo;homme est dans son activit&amp;eacute; courante un homo oeconomicus (rationnel). Ce qui implique que dans la presque totalit&amp;eacute; des d&amp;eacute;cisions, l&amp;rsquo;homme ordinaire saura maximiser ses esp&amp;eacute;rances d&amp;rsquo;utilit&amp;eacute;. Ses choix &amp;eacute;tant suppos&amp;eacute;ment constamment judicieux. Mais c&amp;rsquo;est trop simplificateur, car on ne prend pas en compte la complexit&amp;eacute; psychologique de l&amp;rsquo;agent &amp;eacute;conomique. &quot;L&amp;rsquo;approche classique de la th&amp;eacute;orie &amp;eacute;conomique consiste &amp;agrave; postuler la rationalit&amp;eacute; des acteurs. Mais la psychologie exp&amp;eacute;rimentale des d&amp;eacute;cisions a g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute;, depuis les ann&amp;eacute;es 1960, un courant d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes, l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie comportementale, qui montre la pluralit&amp;eacute; des normes qui guident nos choix.&quot; D&amp;rsquo;autant plus que pour Keynes, m&amp;ecirc;me si les d&amp;eacute;cisions prisent sous l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t personnel seraient toujours rationnelles &amp;ndash;ce qui n&amp;rsquo;est pas le cas- &quot;il n'est pas correct de d&amp;eacute;duire des principes de l'&amp;eacute;conomie que l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t personnel &amp;eacute;clair&amp;eacute; oeuvre toujours &amp;agrave; l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t public.&quot; Ceci nous semblant une v&amp;eacute;ritable &amp;eacute;vidence, on se demande pourquoi tant de gens, qui se pr&amp;eacute;tendent &amp;eacute;conomiste, nous vantent les vertus du laissez-faire. On pourrait m&amp;ecirc;me r&amp;eacute;duire l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie &amp;agrave; deux courants antagonistes&amp;nbsp;: ceux qui font preuvent d&amp;rsquo;une malhonn&amp;ecirc;tet&amp;eacute; intellectuelle sid&amp;eacute;rante et ceux qui acceptent de r&amp;eacute;viser les dogmes &amp;agrave; la lumi&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rimentation et des d&amp;eacute;couvertes en psychologie, qui ont lieu &amp;agrave; partir de mise en situation et de jeux pertinents. &quot;Pour Keynes, l'&amp;eacute;conomie est une science morale, fond&amp;eacute;e sur les anticipations et les &amp;eacute;tats d'&amp;acirc;me d'individus qui n'ont rien &amp;agrave; voir avec l'agent rationnel des manuels d'&amp;eacute;conomie. La psychologie y joue un r&amp;ocirc;le fondamental. L'amour de l'argent, moteur du capitalisme, est ainsi &quot;une passion morbide plut&amp;ocirc;t r&amp;eacute;pugnante, une de ces inclinations &amp;agrave; moiti&amp;eacute; criminelles, &amp;agrave; moiti&amp;eacute; pathologiques, dont on confie le soin en frissonnant aux sp&amp;eacute;cialistes des maladies mentales&quot;&amp;nbsp;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L&amp;rsquo;utilit&amp;eacute; et la maximisation&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;L&amp;rsquo;utilit&amp;eacute; d&amp;eacute;signe en &amp;eacute;conomie la valeur qu&amp;rsquo;un sujet accorde &amp;agrave; un bien, et l&amp;rsquo;esp&amp;eacute;rance d&amp;rsquo;utilit&amp;eacute; tient compte de la probabilit&amp;eacute; pour ce sujet (compte tenu de ce qu&amp;rsquo;il sait) d&amp;rsquo;obtenir ce bien. Selon la th&amp;eacute;orie classique, tout sujet rationnel maximise ses esp&amp;eacute;rances d&amp;rsquo;utilit&amp;eacute;.&quot; Ce qui est d&amp;rsquo;une fausset&amp;eacute; accablante. On a qu&amp;rsquo;&amp;agrave; penser &amp;agrave; tous nos achats qui semblaient, &amp;agrave; prime abord, rationnels et justifi&amp;eacute;s, mais qui s&amp;rsquo;av&amp;egrave;rent &amp;ecirc;tre d&amp;rsquo;une magistrale inutilit&amp;eacute;, apr&amp;egrave;s coup. Les biens de luxe et de divertissement en font &amp;eacute;videmment partie. Mais il y a aussi les comportements n&amp;eacute;fastes, comme faire quelques kilom&amp;egrave;tres en voiture pour &amp;eacute;conomiser presque rien. Dans tout cela, rien de tr&amp;egrave;s rationnel. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Le grand sujet de pr&amp;eacute;occupation de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie exp&amp;eacute;rimentale est en effet la psychologie de la d&amp;eacute;cision. En 1967, D. Kahneman rencontre A. Tversky, et les deux hommes collaborent &amp;eacute;troitement &amp;agrave; concevoir et interpr&amp;eacute;ter des exp&amp;eacute;riences qui font &amp;eacute;tat des anomalies de comportement des agents &amp;eacute;conomiques&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Une psychologie des d&amp;eacute;cisions &amp;eacute;conomiques&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Ainsi, les deux chercheurs mettent le doigt sur de nombreux &quot;biais de jugement&quot; courants, qui ne rel&amp;egrave;vent pas d&amp;rsquo;un calcul exact, ni de l&amp;rsquo;application d&amp;rsquo;un principe de maximisation des profits.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par exemple, ils montrent, &amp;agrave; de nombreuses reprises, que leurs &quot;cobayes&quot; sont de mauvais &amp;eacute;valuateurs de probabilit&amp;eacute;s, ou bien encore se laissent influencer par des valeurs saillantes ou des calculs qui ne correspondant pas &amp;agrave; des esp&amp;eacute;rances optimales. Ainsi, par exemple, beaucoup de gens vont juger qu&amp;rsquo;une augmentation de salaire annuel de 1500 dollars associ&amp;eacute;e &amp;agrave; une inflation de 5% est pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rable &amp;agrave; une augmentation de 600 dollars sans inflation (le salaire de d&amp;eacute;part est de 30000 dollars annuels). Evidemment, c&amp;rsquo;est le contraire qui est &quot;rationnel&quot;. A. Tversky et D. Kahneman font &amp;eacute;galement &amp;eacute;tat des discontinuit&amp;eacute;s qui affectent les jugements humains: si l&amp;rsquo;on vous propose de tirer &amp;agrave; pile ou face la perte de 1000 euros contre un gain de 1050 euros, vous direz non. Mais si l&amp;rsquo;on met en jeu 10000 euros contre la moiti&amp;eacute; de la fortune de Bill Gates, alors beaucoup de gens disent oui. Pourtant, le risque existe de perdre beaucoup plus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Tous ces biais, qui induisent &amp;agrave; autant d&amp;rsquo;anomalies de calcul, D. Kahneman et A. Tversky en ont fait l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience, relevant &amp;agrave; quel point les d&amp;eacute;cisions ne se passent pas comme le voudrait la bonne &amp;eacute;conomie. Sans les expliquer pour autant, ils ont tent&amp;eacute; de les caract&amp;eacute;riser psychologiquement: ces biais r&amp;eacute;sultent de ce qu&amp;rsquo;ils appellent des &quot;heuristiques&quot;, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire des raisonnements que nous appliquons de mani&amp;egrave;re routini&amp;egrave;re, aux situations quotidiennes, sans chercher &amp;agrave; v&amp;eacute;rifier leur pertinence. D&amp;rsquo;autres chercheurs, apr&amp;egrave;s eux, s&amp;rsquo;efforceront de montrer qu&amp;rsquo;il ne s&amp;rsquo;agit pas de simples artifices exp&amp;eacute;rimentaux: les biais de jugement (et de comportement) expliquent par exemple que beaucoup de gens se laissent entra&amp;icirc;ner &amp;agrave; contracter des assurances sans v&amp;eacute;ritable int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t, effectuent des d&amp;eacute;placements co&amp;ucirc;teux sous le pr&amp;eacute;texte de &quot;faire des &amp;eacute;conomies&quot;, et n&amp;rsquo;arrivent pas &amp;agrave; ajuster leurs d&amp;eacute;penses &amp;agrave; leurs revenus.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Tout cela nous d&amp;eacute;montre abondemment que la th&amp;eacute;orie &amp;eacute;conomique n&amp;rsquo;aurait jamais pu pr&amp;eacute;voir de telles nuances, et que c&amp;rsquo;est au contact de l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rimentation qu&amp;rsquo;elle peut pr&amp;eacute;tendre &amp;ecirc;tre une science. Dans le cas contraire, ce n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;affabulation et pr&amp;eacute;jug&amp;eacute;s. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les deux types d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie vs les deux types d&amp;rsquo;hommes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nous avons mentionn&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il y avait, en gros, deux types d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie. La premi&amp;egrave;re, classique, qui postule toute une s&amp;eacute;rie de pr&amp;eacute;misses inv&amp;eacute;rifi&amp;eacute;es, qui par la suite deviennent des dogmes biais&amp;eacute;s, car ils ne prennent pas en compte nos biais subjectifs qui orientent notre r&amp;eacute;flexion. La deuxi&amp;egrave;me type d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, iconoclaste, qui tente, prioritairement, de pulv&amp;eacute;riser le corpus, en testant les principes admis par la doctrine id&amp;eacute;ologique &amp;eacute;conomique, en introduisant une r&amp;eacute;flexion morale et des donn&amp;eacute;es exp&amp;eacute;rimentales psychologiques, est beaucoup plus vraisemblable et op&amp;eacute;rationnelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Incidemment, le premier type classique est d&amp;eacute;fendu et devient la doctrine officielle du type d&amp;rsquo;homme orgueilleux et &amp;eacute;go&amp;iuml;ste. Celui-ci ne veut pas faire partager le fruit de son travail. Ou, s&amp;rsquo;il le veut, c&amp;rsquo;est avec sa famille et ses proches. La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tant un organe trop abstrait, il refuse de lui c&amp;eacute;der quoi que ce soit. Ce sont en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des personnes qui r&amp;eacute;ussissent bien, qui se trouve facilement des emplois assez r&amp;eacute;mun&amp;eacute;rateurs, qui ont souvent aussi eut la chance de choisir le bon m&amp;eacute;tier, la bonne profession, savent vendre leurs comp&amp;eacute;tences et ont une grande capacit&amp;eacute; &amp;agrave; rebondir, d&amp;rsquo;autant plus qu&amp;rsquo;elles ont connu peu d&amp;rsquo;&amp;eacute;chec. Donc, ces gens ne veulent payer aucun imp&amp;ocirc;t et aucune taxe. Pour eux, c&amp;rsquo;est du vol. Ils ont aussi l&amp;rsquo;immaturit&amp;eacute; &amp;agrave; pousser la pr&amp;eacute;tention que l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat ne poss&amp;egrave;de pas le monop&amp;ocirc;le de la violence l&amp;eacute;gitime (Weber). Autrement dit, ils seraient rest&amp;eacute;s, dans leur d&amp;eacute;veloppement de l&amp;rsquo;enfance, bloqu&amp;eacute; au stade o&amp;ugrave; il nous faut comprendre que l&amp;rsquo;on ne peut violenter un autre individu, sous peine que la violence l&amp;eacute;gitime de l&amp;rsquo;adulte doit punir. Par la suite, ils ne comprendront pas que l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat emprisonne l&amp;eacute;gitimement les &amp;ecirc;tres asociaux, car pour eux ce devrait &amp;ecirc;tre plut&amp;ocirc;t la vengeance et la mort, d&amp;rsquo;o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e de se prot&amp;eacute;ger avec une arme &amp;agrave; feu. Ce n&amp;rsquo;est &amp;eacute;videmment pas une question d&amp;rsquo;intelligence. Prenons le cas de la secte Le Qu&amp;eacute;becois libre, et d&amp;rsquo;un certain gourou, Martin Masse, brillant, mais avec de grandes failles, puisqu&amp;rsquo;il consid&amp;egrave;re que l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat soutire par le vol et la violence l&amp;rsquo;imp&amp;ocirc;t des contribuables. Pour lui l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat &amp;agrave; le monop&amp;ocirc;le de la violence, mais elle n&amp;rsquo;est pas l&amp;eacute;gitime. Tr&amp;egrave;s grosse erreur qui vient compl&amp;egrave;tement toute fausser son argumentation et ses suppos&amp;eacute;es id&amp;eacute;es. Car il croit qu&amp;rsquo;il propage des id&amp;eacute;es sur son site. Malheureusement, les id&amp;eacute;es demandent un peu plus de maturit&amp;eacute; et d&amp;rsquo;honn&amp;ecirc;tet&amp;eacute;. Ce sont davantage de tr&amp;egrave;s gros pr&amp;eacute;jug&amp;eacute;s que des notions scientifiques. Que sont les notions au juste? Bien, des propositions qui utilisent le raisonnement logique et qui passent l&amp;rsquo;&amp;eacute;preuve du test. Dans le cas des &amp;eacute;conomistes de droite, leurs divagations sont vraisemblables, sans plus. Et surtout d&amp;rsquo;une inculture crasse. Manque de sociologie, manque d&amp;rsquo;anthropologie, manque de psychologie. Bref, d&amp;rsquo;une ignorance qui s&amp;rsquo;ignore, mais qui se croit tr&amp;egrave;s brillante. Pour terminer sur ces &amp;ecirc;tres incontestamment contestables, disons qu&amp;rsquo;ils ont la pr&amp;eacute;tention de s&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre cr&amp;eacute;&amp;eacute;s eux-m&amp;ecirc;mes, sans l&amp;rsquo;aide de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Et qu&amp;rsquo;ils ont une forte estime de soi, un peu d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le deuxi&amp;egrave;me type d&amp;rsquo;homme, qui correspond &amp;agrave; celui qui teste les dogmes et qui demande des preuves tangibles de ces assertions, est beaucoup plus serein, parce que plus modeste. Il sait ce qu&amp;rsquo;il doit &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Il conna&amp;icirc;t bien les m&amp;eacute;canismes de l&amp;rsquo;apprentissage&amp;nbsp;: il admet que ce n&amp;rsquo;est pas lui qui pense en solitaire, mais que ce sont les livres gratuits qui lui ont permis d&amp;rsquo;avancer, gr&amp;acirc;ce aux pr&amp;eacute;d&amp;eacute;cesseurs et aux ouvrages phares. Mais ces livres gratuits, il n&amp;rsquo;aurait pas pu les payer, c&amp;rsquo;est en ce sens un v&amp;eacute;ritable cadeau de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, inestimable, qui a plus de valeur que toutes les richesses mon&amp;eacute;taires du monde. Lui seul aura compris que l&amp;rsquo;effort que le gouvernement lui demande en retour (une partie de son salaire) n&amp;rsquo;est que le principe m&amp;ecirc;me de la v&amp;eacute;ritable justice. Mais il y a aussi les gens qui ne lisent pas. Mais eux ont tout compris cela instinctivement, parce qu&amp;rsquo;ils ont des valeurs hautement humaines.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Après l&amp;#8217;Empire</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/10/09#213393</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Suite &amp;agrave; la Deuxi&amp;egrave;me Guerre, l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique commen&amp;ccedil;a son r&amp;egrave;gne, qui s&amp;rsquo;explique par la sup&amp;eacute;riorit&amp;eacute; de son arm&amp;eacute;e et de ses armes, mais aussi, et surtout, par son ascendance sur les esprits, &quot;par le prestige de ses valeurs, de ses institutions et de sa culture&quot;. Mais ce n&amp;rsquo;est plus autant le cas aujourd&amp;rsquo;hui. Certes, elle demeure la premi&amp;egrave;re arm&amp;eacute;e, mais elle ne r&amp;eacute;ussit pas &amp;agrave; s&amp;rsquo;imposer dans les op&amp;eacute;rations terrestres. Pour ce qui en est de ses institutions, elles semblent s&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre transform&amp;eacute;es en une parodie de la d&amp;eacute;mocratie. Et sa culture, son cin&amp;eacute;ma, surtout, trop violent, avec des th&amp;egrave;mes souvent morbides, produit trop de films sans r&amp;eacute;el int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t.&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais ce qui nous int&amp;eacute;resse ici, avec l&amp;rsquo;ouvrage d&amp;rsquo;Emmanuel Todd, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;attitude souvent incompr&amp;eacute;hensible des &amp;Eacute;tats-Unis envers des pays peu mena&amp;ccedil;ants et pacifiques. &quot;La Russie, la Chine et l&amp;rsquo;Iran, trois nations dont la priorit&amp;eacute; absolue est le d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique, n&amp;rsquo;ont plus qu&amp;rsquo;une pr&amp;eacute;occupation strat&amp;eacute;gique&amp;nbsp;: r&amp;eacute;sister aux provocations de l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique, ne rien faire; mieux en un renversement qui aurait paru inconcevable il y a dix ans, militer pour la stabilit&amp;eacute; et l&amp;rsquo;ordre du monde.&quot; Parmi ces trois pays, la priorit&amp;eacute; semble &amp;ecirc;tre l&amp;rsquo;Iran, &amp;eacute;tant donn&amp;eacute; ses assez faibles capacit&amp;eacute;s &amp;agrave; se d&amp;eacute;fendre devant des armes technologiques. Pour la Russie, qui va redevenir une grande puissance, et la Chine, qui augmente son arsenal de mani&amp;egrave;re non n&amp;eacute;gligente, le probl&amp;egrave;me est beaucoup plus complexe et d&amp;eacute;licat. Pour l&amp;rsquo;instant, l&amp;rsquo;objectif para&amp;icirc;t &amp;ecirc;tre d&amp;rsquo;instrumentaliser les foyers de tension au Proche-Orient. &quot;Tout se passe comme si les Etats-Unis recherchaient, pour une raison obscure, le maintient d&amp;rsquo;un certain niveau de tension internationale, une situation de guerre limit&amp;eacute;e mais end&amp;eacute;mique.&quot; &amp;Agrave; long terme, par contre, le v&amp;eacute;ritable d&amp;eacute;fit am&amp;eacute;ricain sera, selon un g&amp;eacute;opoliticien, de retarder que le centre du monde passe en Eurasie unifi&amp;eacute;. Donc l&amp;rsquo;Europe, la Russie et ses anciennes r&amp;eacute;publiques, ainsi que la Chine. Pour nous aider &amp;agrave; comprendre les enjeux du 21&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;i&amp;egrave;me&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; si&amp;egrave;cle, il nous faudrait consulter Paul Kennedy et Robert Gilpin pour la dimension &amp;eacute;conomique, Samuel Huntington pour la dimension culturelle et religieuse et Zbigniew Brzezinski ou Henry Kissinger pour ce qui a trait &amp;agrave; la diplomatie et au c&amp;ocirc;t&amp;eacute; militaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il nous faut en quelque sorte tenter de d&amp;eacute;couvrir pourquoi l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique est devenue si malveillante, hypocrite et unilat&amp;eacute;rale. On pourrait penser que c&amp;rsquo;est parce qu&amp;rsquo;elle est une incarnation du mal et qu&amp;rsquo;elle doit contr&amp;ocirc;ler les ressources qui vont finir par devenir rares. Ressources dont elle a besoin pour assouvir son &amp;eacute;norme app&amp;eacute;tit de consommation. C&amp;rsquo;est en partie vrai, mais je crois qu&amp;rsquo;il faut plut&amp;ocirc;t insister sur la dimention psychologique de l&amp;rsquo;attitude am&amp;eacute;ricaine. &quot;Une trajectoire (am&amp;eacute;ricaine) strat&amp;eacute;gique erratique et agressive, bref la d&amp;eacute;marche d&amp;rsquo;ivrogne de la superpuissance solitaire, ne peut &amp;ecirc;tre expliqu&amp;eacute;e de fa&amp;ccedil;on satisfaisante que par la mise &amp;agrave; nu de contradictions non r&amp;eacute;solues ou insolubles, et des sentiments d&amp;rsquo;insuffisance et de peur qui en d&amp;eacute;coulent.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La fin de l&amp;rsquo;histoire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Francis Fukuyama reprend dans &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La fin de l&amp;rsquo;histoire et le dernier homme&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; la th&amp;egrave;se de Hegel selon laquelle la Raison se serait incarn&amp;eacute;e dans les institutions et dans le mode de fonctionnement des individus pour faire en sorte que le d&amp;eacute;veloppement de l&amp;rsquo;histoire serait achev&amp;eacute; et d&amp;eacute;finitif. &quot;L&amp;rsquo;histoire aurait un sens et son point d&amp;rsquo;aboutissement serait l&amp;rsquo;universalisation de la d&amp;eacute;mocratie lib&amp;eacute;rale.&quot; Et chose assez surprenante, les d&amp;eacute;mocraties ne se font pas la guerre entre elles. &quot;(&amp;hellip;) on doit admettre que ce sont l&amp;rsquo;Autriche-Hongrie et l&amp;rsquo;Allemagne, o&amp;ugrave; le gouvernement n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait, en pratique, pas responsable devant le Parlement, qui ont entra&amp;icirc;n&amp;eacute; l&amp;rsquo;Europe dans la Premi&amp;egrave;re Guerre mondiale.&quot; Mais de quelle fa&amp;ccedil;on les d&amp;eacute;mocraties lib&amp;eacute;rales pluralistes adviennent-elles? En premier lieu, il y a le respect des droits de l&amp;rsquo;homme et la stabilisation d&amp;eacute;mographique. Vient ensuite la d&amp;eacute;mocratisation de l&amp;rsquo;enseignement la&amp;iuml;c, qui rel&amp;egrave;ve le niveau d&amp;rsquo;instruction et donne la possibilit&amp;eacute; aux citoyens de lire les journaux diversifi&amp;eacute;s, les diff&amp;eacute;rents points de vu. Ce qui permet de s&amp;rsquo;affranchir des m&amp;eacute;diats radiophoniques et t&amp;eacute;l&amp;eacute;visuels qui sont tr&amp;egrave;s souvent, au d&amp;eacute;but, affaire d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat. Autrement dit, la population va pouvoir surveiller le travail des politiques. Et vient finalement l&amp;rsquo;&amp;eacute;galit&amp;eacute; entre les hommes et les femmes. Ce qui permet &amp;agrave; ces derni&amp;egrave;res de pouvoir travailler et d&amp;rsquo;ainsi stimuler la consommation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Mais si la d&amp;eacute;mocratie triomphe partout, nous aboutissons &amp;agrave; ce paradoxe terminal que les Etats-Unis deviennent, en tant que puissance militaire, inutile au monde et vont devoir se r&amp;eacute;signer &amp;agrave; n&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre qu&amp;rsquo;une d&amp;eacute;mocratie parmi d&amp;rsquo;autres.&quot; Mentionnons aussi le fait qu&amp;rsquo;avant, pendant et apr&amp;egrave;s la Deuxi&amp;egrave;me Guerre, l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique est devenue progressivement le centre du monde et la locomotive de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie mondiale. Ce qui attend les Etats-Unis, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;in&amp;eacute;xorablement ils passeront au second rang, bient&amp;ocirc;t, et que sensiblement ils ne seront plus essentielles et si utiles. Nous comprenons ainsi que ce qui explique l&amp;rsquo;attitude am&amp;eacute;ricaine, globalement, c&amp;rsquo;est la peur de devenir inutile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Cette inutilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique est l&amp;rsquo;une des deux angoisses fondamentales de Washington, et l&amp;rsquo;une des clefs qui permettent de comprendre la politique &amp;eacute;trang&amp;egrave;re des &amp;Eacute;tats-Unis. La formalisation de cette peur nouvelle par les chefs de la diplomatie a pris le plus souvent, comme il est fr&amp;eacute;quent, la forme d&amp;rsquo;une affirmation inverse&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&quot; cette Am&amp;eacute;rique clame, aujourd&amp;rsquo;hui, &amp;agrave; qui veut bien l&amp;rsquo;entendre, son indispensabilit&amp;eacute;. &quot;Cette peur de devnir inutile, et de l&amp;rsquo;isolement qui pourrait en r&amp;eacute;sulter, est pour les Etats-Unis plus qu&amp;rsquo;un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne nouveau&amp;nbsp;: une v&amp;eacute;ritable inversion de leur posture historique, La s&amp;eacute;paration d&amp;rsquo;avec l&amp;rsquo;Ancien Monde corrompu fut l&amp;rsquo;un des mythes fondateurs de l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique, peut-&amp;ecirc;tre le principal. Terre de libert&amp;eacute;, d&amp;rsquo;abondance et de perfectionnement moral, ils choisirent de se d&amp;eacute;velopper ind&amp;eacute;pendamment de l&amp;rsquo;Europe, sans se m&amp;ecirc;ler aux conflits d&amp;eacute;gradants des nations cyniques du Vieux Continent.&quot; Arrive la fin du 19&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;i&amp;egrave;me&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; si&amp;egrave;cle, leur &amp;eacute;conomie &amp;eacute;tant autosuffisante -la balance commerciale &amp;eacute;tant positive-, le pays de l&amp;rsquo;Oncle Sam n&amp;rsquo;a plus besoin du monde. Elle pourra alors faire des choix dans son unique int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t. Commence alors le machiav&amp;eacute;lisme. Comme l&amp;rsquo;Europe demeure son principal concurrent et que la Russie d&amp;eacute;bute sa sortie d&amp;rsquo;une &amp;eacute;conomie quasi-f&amp;eacute;odal, il est providentiel que l&amp;rsquo;Allemagne se mette &amp;agrave; d&amp;eacute;chirer l&amp;rsquo;Europe. Mieux, &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque, on comprenait bien qu&amp;rsquo;un conflit assez long et g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;, d&amp;eacute;tounant de la production civile, entrainerait un retard de cette industrie sur le plan international. Ce qui rendrait l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique plus comp&amp;eacute;titive. Pire encore, la Deuxi&amp;egrave;me Guerre, au potentiel cataclysmique, d&amp;eacute;truirait les &amp;eacute;conomies du Vieux Continent pour plusieurs d&amp;eacute;cennies. Je demeure persuader que la diplomatie am&amp;eacute;ricaine &amp;agrave; donner son consentement &amp;agrave; Hitler pour ses projets h&amp;eacute;g&amp;eacute;moniques, du moins l&amp;rsquo;assurance qu&amp;rsquo;ils n&amp;rsquo;interviendraient pas. Mais comme l&amp;rsquo;Allemagne et le Japon manquaient de sources &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques, la premi&amp;egrave;re voulue se rendre jusqu&amp;rsquo;aux puits de p&amp;eacute;trole russe (que les Russes on fait explos&amp;eacute;s avant leur arriv&amp;eacute;e), et le second, voulant s&amp;eacute;curiser ses approvisionnements tenta d&amp;rsquo;&amp;eacute;loigner la flotte am&amp;eacute;ricaine, tous deux commirent une grave erreur. On d&amp;eacute;couvre, par ailleurs, aujourd&amp;rsquo;hui, qu&amp;rsquo;il y a eu des investissements banquaires qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; fait de la part des &amp;Eacute;tats-Unis sur le territoire allemand. Comme la vente d&amp;rsquo;appareils IBM. Ces machines &amp;agrave; poin&amp;ccedil;onner des fiches, qui ont servi &amp;agrave; recenser les diverses cat&amp;eacute;gories de personnes ind&amp;eacute;sirables pour le r&amp;eacute;gime sanguinaire allemand. Dans tout ceci, il appert que Hitler et Hussein furent les personnes dirigeantes les plus bern&amp;eacute;es par la strat&amp;eacute;gie am&amp;eacute;ricaine. Mais ceci est une autre &amp;eacute;poque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce qui ressort, en d&amp;eacute;finitive, c&amp;rsquo;est que si les Etats-Unis ont peur d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre devenu inutile, maintenant ils ont des besoins. &quot;L&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique s&amp;rsquo;aper&amp;ccedil;oit qu&amp;rsquo;elle ne peut plus se passer du monde.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais est-ce que le monde &amp;agrave; maintenent besoin de l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L&amp;#8217;estime de soi (suite)</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/10/03#213018</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Que sait-on encore &amp;agrave; propos de l&amp;rsquo;estime de soi? En autre chose qu&amp;rsquo;elle peut &amp;ecirc;tre variable ou constante. Comme mentionn&amp;eacute; pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment, il n&amp;rsquo;y a pas trop de probl&amp;egrave;me &amp;agrave; avoir une basse estime de soi, car dans certaines situations, cela permet de mieux s&amp;rsquo;ajuster et de mieux s&amp;rsquo;int&amp;eacute;grer dans un collectif. Ce qui nous donne une haute estime constante/ variable et une basse estime constante/ variable. Si on veut &amp;eacute;tablir un ordre, c&amp;rsquo;est la haute estime variable qui est la plus emb&amp;ecirc;tante. Les personnes concern&amp;eacute;es auront toujours le d&amp;eacute;sir d&amp;rsquo;arriver premier. Et lorsque ce ne sera pas le cas, ils seront mauvais perdant et chercheront constamment &amp;agrave; se justifier. Ce qui fait d&amp;rsquo;eux des individus d&amp;eacute;sagr&amp;eacute;ables et p&amp;eacute;nibles. Vient ensuite la basse estime variable. Dans ce cas-ci la modestie alternera avec les plaintes qui mentionnent que l&amp;rsquo;on est bon &amp;agrave; rien. Et la derni&amp;egrave;re combinaison, celle qui est la plus souhaitable est la basse estime stable et la haute estime stable. Tous deux peuvent &amp;ecirc;tre mis sur un m&amp;ecirc;me pied d&amp;rsquo;&amp;eacute;galit&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;cole et les fondements de l&amp;rsquo;estime&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La socialisation des enfants se fait pr&amp;eacute;sentement en tr&amp;egrave;s bas &amp;acirc;ge, et c&amp;rsquo;est tant mieux. Mais de quelle fa&amp;ccedil;on se forme l&amp;rsquo;estime de soi. C&amp;rsquo;est &amp;eacute;videmment par les r&amp;eacute;sultats scolaires acad&amp;eacute;miques. Par le parascolaire: les sports, la musique ou le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre. Par la consid&amp;eacute;ration des enseignants. Ce n&amp;rsquo;est pas n&amp;eacute;cessaire d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre un des premiers de classe, il suffit de faire des efforts, ce donner des objectifs, et de s&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer. Et puis, finalement, la popularit&amp;eacute;. On peut &amp;ecirc;tre dans la moyenne dans les trois premiers facteurs, mais &amp;ecirc;tre tr&amp;egrave;s populaire. Ce qui est amplement suffisant. Mais pourquoi la popularit&amp;eacute; serait si importante, et peut-&amp;ecirc;tre m&amp;ecirc;me la clef de l&amp;rsquo;estime de soi &amp;agrave; l&amp;rsquo;adolescence. Prenons deux exemples probants. Le premier concerne la tuerie de Columbine. Il est admis que les deux tueurs fous &amp;eacute;taient ce qu&amp;rsquo;on peut appeler des parias. Ils &amp;eacute;taient tout ce qui a de moins populaire aupr&amp;egrave;s de filles et des sportifs qui, eux, avaient la cote. Ils n&amp;rsquo;avaient s&amp;ucirc;rement pas confiance en eux, et l&amp;rsquo;image que l&amp;rsquo;environnement scolaire leur renvoyait &amp;eacute;tait tr&amp;egrave;s n&amp;eacute;gative. Le deuxi&amp;egrave;me exemple est celui d&amp;rsquo;une &amp;eacute;crivaine qui s&amp;rsquo;est suicid&amp;eacute;e, malgr&amp;eacute; son succ&amp;egrave;s notable. Dans son cas, &amp;agrave; l&amp;rsquo;adolescence, elle ne se trouvait pas belle, et n&amp;rsquo;avait donc pas de succ&amp;egrave;s de popularit&amp;eacute; aupr&amp;egrave;s des gar&amp;ccedil;ons. Par la suite, l&amp;rsquo;&amp;acirc;ge aidant, elle est devenue beaucoup plus belle et d&amp;eacute;sirable. Mais comme ce qui nous a manqu&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;adolescence, il arrive souvent que par la suite on tente de le retrouver. Et c&amp;rsquo;est ce qui est arriv&amp;eacute;. Elle &amp;eacute;tait obs&amp;eacute;d&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;image qu&amp;rsquo;elle projetait physiquement sur les hommes. Elle &amp;eacute;tait en quelque sorte devenue prisonni&amp;egrave;re du d&amp;eacute;sir masculin. Cet obscur objet de d&amp;eacute;sir, elle le vivait tr&amp;egrave;s mal, &amp;agrave; ce qui semble, d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s ce qu&amp;rsquo;elle en disait. Le ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne &amp;eacute;tait si important qu&amp;rsquo;elle en a m&amp;ecirc;me fait un texte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Si la popularit&amp;eacute; est si importante pour la formation de l&amp;rsquo;estime de soi c&amp;rsquo;est bien dommage, parce que l&amp;rsquo;on se retrouve d&amp;eacute;pendant de notre milieu dans une trop lourde proportion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/09/27#212697</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Avec le prochain texte, le jeune Dagerman se situe dans le courant existentialiste. C&amp;rsquo;est une r&amp;eacute;flexion d&amp;rsquo;une grande valeur litt&amp;eacute;raire et philosophique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;STIG DAGERMAN (1923 - 1954)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;NOTRE BESOIN DE CONSOLATION EST IMPOSSIBLE A RASSASIER&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je suis d&amp;eacute;pourvu de foi et ne puis donc &amp;ecirc;tre heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut &amp;ecirc;tre heureux. Je n'ai re&amp;ccedil;u en h&amp;eacute;ritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d'o&amp;ugrave; je puisse attirer l'attention d'un dieu : on ne m'a pas non plus l&amp;eacute;gu&amp;eacute; la fureur bien d&amp;eacute;guis&amp;eacute;e du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l'ath&amp;eacute;e. Je n'ose donc jeter la pierre ni &amp;agrave; celle qui croit en des choses qui ne m'inspirent que le doute, ni &amp;agrave; celui qui cultive son doute comme si celui-ci n'&amp;eacute;tait pas, lui aussi, entour&amp;eacute; de t&amp;eacute;n&amp;egrave;bres. Cette pierre m'atteindrait moi-m&amp;ecirc;me car je suis bien certain d'une chose : le besoin de consolation que connait l'&amp;ecirc;tre humain est impossible &amp;agrave; rassasier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. (Partout o&amp;ugrave; je crois l'apercevoir dans la for&amp;ecirc;t, je tire. Souvent je n'atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe &amp;agrave; mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d'un souffle de vent dans la cime d'un arbre, je me d&amp;eacute;p&amp;ecirc;che de m'emparer de ma victime.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Qu'ai-je alors entre mes bras&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Puisque je suis solitaire : une femme aim&amp;eacute;e ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis po&amp;egrave;te : un arc de mots que je ressens de la joie et de l'effroi &amp;agrave; bander. Puisque je suis prisonnier : un aper&amp;ccedil;u soudain de la libert&amp;eacute;. Puisque je suis menac&amp;eacute; par la mort : un animal vivant et bien chaud, un coeur qui bat de fa&amp;ccedil;on sarcastique. Puisque je suis menac&amp;eacute; par la mer : un r&amp;eacute;cif de granit bien dur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais il y a&lt;em&gt; &lt;/em&gt;aussi des consolations qui viennent &amp;agrave; moi sans y &amp;ecirc;tre convi&amp;eacute;es et qui remplissent ma chambre de chuchotements odieux : Je suis ton plaisir &amp;ndash; aime-les tous&amp;nbsp;! Je suis ton talent &amp;ndash;fais-en aussi mauvais usage que de toi-m&amp;ecirc;me&amp;nbsp;! Je suis ton d&amp;eacute;sir de jouissance -seuls vivent les gourmets&amp;nbsp;! Je suis ta solitude - m&amp;eacute;prise les hommes&amp;nbsp;! Je suis ton aspiration &amp;agrave; la mort - alors tranche&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le fil du rasoir est bien &amp;eacute;troit. Je vois ma vie menac&amp;eacute;e par deux p&amp;eacute;rils : par les bouches avides de la gourmandise, de l'autre par l'amertume de l'avarice qui se nourrit d'elle-m&amp;ecirc;me. Mais je tiens &amp;agrave; refuser de choisir entre l'orgie et l'asc&amp;egrave;se, m&amp;ecirc;me si je dois pour cela subir le supplice du gril de mes d&amp;eacute;sirs. Pour moi, il ne suffit pas de savoir que, puisque nous ne sommes pas libres de nos actes, tout est excusable. Ce que je cherche, ce n'est pas une excuse &amp;agrave; ma vie mais exactement le contraire d'une excuse : le pardon. L'id&amp;eacute;e me vient finalement que toute consolation ne prenant pas en compte ma libert&amp;eacute; est trompeuse, qu'elle n'est que l'image r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chie de mon d&amp;eacute;sespoir. En effet, lorsque mon d&amp;eacute;sespoir me dit : Perds confiance, car chaque jour n'est qu'une tr&amp;ecirc;ve entre deux nuits, la fausse consolation me crie : Esp&amp;egrave;re, car chaque nuit n'est qu'une tr&amp;ecirc;ve entre deux jours.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais l'humanit&amp;eacute; n'a que faire d'une consolation en forme de mot d'esprit : elle a besoin d'une consolation qui illumine. Et celui qui souhaite devenir mauvais, c'est-&amp;agrave;-dire devenir un homme qui agisse comme si toutes les actions &amp;eacute;taient d&amp;eacute;fendables, doit au moins avoir la bont&amp;eacute; de le remarquer lorsqu'il y parvient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Personne ne peut &amp;eacute;num&amp;eacute;rer tous les cas o&amp;ugrave; la consolation est une n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;. Personne ne sait quand tombera le cr&amp;eacute;puscule et la vie n'est pas un probl&amp;egrave;me qui puisse &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;solu en divisant la lumi&amp;egrave;re par l'obscurit&amp;eacute; et les jours par les nuits, c'est un voyage impr&amp;eacute;visible entre des lieux qui n'existent pas. Je peux, par exemple, marcher sur le rivage et ressentir tout coup le d&amp;eacute;fi effroyable que l'&amp;eacute;ternit&amp;eacute; lance &amp;agrave; mon existence dans le mouvement perp&amp;eacute;tuel de la mer et dans la fuite perp&amp;eacute;tuelle du vent. Que devient alors le temps, si ce n'est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne dure -et quelle mis&amp;eacute;rable consolation, qui n'enrichit que les Suisses&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je peux rester assis devant un feu dans la pi&amp;egrave;ce la moins expos&amp;eacute;e de toutes au danger et sentir soudain la mort me cerner. Elle se trouve dans le feu, dans tous les objets pointus qui m'entourent, dans le poids du toit et dans la masse des murs, elle se trouve dans l'eau, dans la neige, dans la chaleur et dans mon sang. Que devient alors le sentiment humain de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; si ce n'est une consolation pour le fait que la mort est ce qu'il y a de plus proche de la vie -et quelle mis&amp;eacute;rable consolation, qui ne fait que nous rappeler ce qu'elle veut nous faire oublier&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je peux remplir toutes mes pages blanches avec les plus belles combinaisons de mots que puisse imaginer mon cerveau. &amp;Eacute;tant donn&amp;eacute; que je cherche &amp;agrave; m'assurer que ma vie n'est pas absurde et que je ne suis pas seul sur la terre, je rassemble tous ces mots en un livre et je l'offre au monde. En retour, celui-ci me donne la richesse, la gloire et le silence. Mais que puis-je bien faire de cet argent et quel plaisir puis-je prendre &amp;agrave; contribuer au prgr&amp;egrave;s de la litt&amp;eacute;rature -je ne d&amp;eacute;sire que ce que je n'aurai confirmation de ce que mes mots ont touch&amp;eacute; le coeur du monde. Que devient alors mon talent si ce n'est une consolation pour le fait que je suis seul -mais quelle &amp;eacute;pouvantable consolation, qui me fait simplement ressentir ma solitude cinq fois plus fort&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je peux voir la libert&amp;eacute; incarn&amp;eacute;e dans un animal qui traverse rapidement une clairi&amp;egrave;re et entendre une voix qui chuchote : Vis simplement, prends ce que tu d&amp;eacute;sires et n'aie pas peur des lois&amp;nbsp;! Mais qu'est-ce que ce bon conseil si ce n'est une consolation pour le fait que la libert&amp;eacute; n'existe pas -et quelle impitoyable consolation pour celui qui s'avise que l'&amp;ecirc;tre humain doit mettre des millions d'ann&amp;eacute;es &amp;agrave; devenir un l&amp;eacute;zard&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour finir, je peux m'apercevoir que cette terre est une fosse commune dans laquelle le roi Salomon, Oph&amp;eacute;lie et Himmler reposent c&amp;ocirc;te &amp;agrave; c&amp;ocirc;te. Je peux en conclure que le bourreau et la malheureuse jouissent de la m&amp;ecirc;me mort que le sage, et que la mort peut nous faire l'effet d'une consolation pour une vie manqu&amp;eacute;e. Mais quelle atroce consolation pour celui qui voudrait voir dans la vie une consolation pour la mort&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je ne poss&amp;egrave;de pas de philosophie dans laquelle je puisse me mouvoir comme le poisson dans l'eau ou l'oiseau dans le ciel. Tout ce que je poss&amp;egrave;de est un duel, et ce duel se livre &amp;agrave; chaque minute de ma vie entre les fausses consolations, qui ne font qu'accro&amp;icirc;tre mon impuissance et rendre plus profond mon d&amp;eacute;sespoir, et les vraies, qui me m&amp;egrave;nent vers une lib&amp;eacute;ration temporaire. Je devrais peut-&amp;ecirc;tre dire : la vraie car, &amp;agrave; la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;, il n'existe pour moi qu'une seule consolation qui soit r&amp;eacute;elle, celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un &amp;ecirc;tre souverain &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur de ses limites.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais la libert&amp;eacute; commence par l'esclavage et la souverainet&amp;eacute; par la d&amp;eacute;pendance. Le signe le plus certain de ma servitude est ma peur de vivre. Le signe d&amp;eacute;finitif de ma libert&amp;eacute; est le fait que ma peur laisse la place &amp;agrave; la joie tranquille de l'ind&amp;eacute;pendance. On dirait que j'ai besoin de la d&amp;eacute;pendance pour pouvoir finalement conna&amp;icirc;tre la consolation d'&amp;ecirc;tre un homme libre, et c'est certainement vrai. &amp;Agrave; la lumi&amp;egrave;re de mes actes, je m'aper&amp;ccedil;ois que toute ma vie semble n'avoir eu pour but que de faire mon propre malheur. Ce qui devrait m'apporter la libert&amp;eacute; m'apporte l'esclavage et les pierres en guise de pain.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les autres hommes ont d'autres ma&amp;icirc;tres. En ce qui me concerne, mon talent me rend esclave au point de pas oser l'employer, de peur de l'avoir perdu. De plus, je suis tellement esclave de mon nom que j'ose &amp;agrave; peine &amp;eacute;crire une ligne, de peur de lui nuire. Et, lorsque la d&amp;eacute;pression arrive finalement, je suis aussi son esclave. Mon plus grand d&amp;eacute;sir est de la retenir, mon plus grand plaisir est de sentir que tout ce que je valais r&amp;eacute;sidait dans ce que je crois avoir perdu : la capacit&amp;eacute; de cr&amp;eacute;er de la beaut&amp;eacute; &amp;agrave; partir de mon d&amp;eacute;sespoir, de mon d&amp;eacute;go&amp;ucirc;t et de mes faiblesses. Avec une joie am&amp;egrave;re, je d&amp;eacute;sire voir mes maisons tomber en ruine et me voir moi-m&amp;ecirc;me enseveli sous la neige de l'oubli. Mais la d&amp;eacute;pression est une poup&amp;eacute;e russe et, dans la derni&amp;egrave;re poup&amp;eacute;e, se trouvent un couteau, une lame de rasoir, un poison, une eau profonde et un saut dans un grand trou. Je finis par devenir l'esclave de tous ces instruments de mort. Ils me suivent comme des chiens, &amp;agrave; moins que le chien, ce ne soit moi. Et il me semble comprendre que le suicide est la seule preuve de la libert&amp;eacute;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;humaine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais, venant d'une direction que je ne soup&amp;ccedil;onne pas encore, voici que s'approche le miracle de la lib&amp;eacute;ration. Cela peut se produire sur le rivage, et la m&amp;ecirc;me &amp;eacute;ternit&amp;eacute; qui, tout &amp;agrave; l'heure, suscitait mon effroi est maintenant le t&amp;eacute;moin de mon accession &amp;agrave; la libert&amp;eacute;. En quoi consiste donc ce miracle&amp;nbsp;? * Tout simplement dans la d&amp;eacute;couverte soudaine que personne, aucune puissance, aucun &amp;ecirc;tre humain, n'a le droit d'&amp;eacute;noncer envers moi des exigences telles que mon d&amp;eacute;sir de vivre vienne &amp;agrave; s'&amp;eacute;tioler. Car si ce d&amp;eacute;sir n'existe pas, qu'est-ce qui peut alors exister&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Puisque je suis au bord de la mer, je peux apprendre de la mer. Personne n'a le droit d'exiger de la mer qu'elle porte tous les bateaux, ou du vent qu'il gonfle perp&amp;eacute;tuellement toutes les voiles. De m&amp;ecirc;me, personne n'a le droit d'exiger de moi que ma vie consiste &amp;agrave; &amp;ecirc;tre prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n'est pas le devoir avant tout mais : la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit &amp;agrave; des moments o&amp;ugrave; je puisse faire un pas de c&amp;ocirc;t&amp;eacute; et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l'on appelle la population du globe, mais aussi une unit&amp;eacute; autonome.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce n'est qu'en un tel instant que je peux &amp;ecirc;tre libre vis-&amp;agrave;-vis de tous les faits de la vie qui, auparavant, ont caus&amp;eacute; mon d&amp;eacute;sespoir. Je peux recnna&amp;icirc;tre que la mer et le vent ne manqueront pas de me survivre et que l'&amp;eacute;ternit&amp;eacute; se soucie peu de moi. Mais qui me demande de me soucier de l'&amp;eacute;ternit&amp;eacute;&amp;nbsp;? Ma vie n'est courte que si je la place sur le billot du temps. Les possibilit&amp;eacute;s de ma vie ne sont limit&amp;eacute;es que si je compte le nombre de mots ou le nombre de livres auxquels j'aurai le temps de donner le jour avant de mourir. Mais qui me demande de compter&amp;nbsp;? Le temps n'est pas l'&amp;eacute;talon qui convient &amp;agrave; la vie. Au fond, le temps est un instrument de mesure sans valeur car il n'atteint que les ouvrages avanc&amp;eacute;s de ma vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais tout ce qui m'arrive d'important et tout ce qui donne &amp;agrave; ma vie son merveilleux contenu : la rencontre avec un &amp;ecirc;tre aim&amp;eacute;, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en mer &amp;agrave; la voile, la joie que l'on donne &amp;agrave; un enfant, le frisson devant la beaut&amp;eacute;, tout cela se d&amp;eacute;roule totalement en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beaut&amp;eacute; l'espace d'une seconde ou l'espace de cent ans. Non seulement la f&amp;eacute;licit&amp;eacute; se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je soul&amp;egrave;ve donc de mes &amp;eacute;paules le fardeau du temps et, par la m&amp;ecirc;me occasion, celui des performances que l'on exige de moi. Ma vie n'est pas quelque chose que l'on doive mesurer. Ni le saut du cabri ni le lever du soleil ne sont des performances. Une vie humaine n'est pas non plus une performance, mais quelque chose qui grandit et cherche &amp;agrave; atteindre la perfection. Et ce qui est parfait n'accomplit pas de performance : ce qui est parfait oeuvre en &amp;eacute;tat de repos. Il est absurde de pr&amp;eacute;tendre que la mer soit faite pour porter des armadas et des dauphins. Certes, elle le fait -mais en conservant sa libert&amp;eacute;. Il est &amp;eacute;galement absurde de pr&amp;eacute;tendre que l'homme soit fait pour autre chose que pour vivre. Certes, il approvisionne des machines et il &amp;eacute;crit des livres, mais il pourrait tout aussi bien faire autre chose. L'important est qu'il fasse ce qu'il fait en toute libert&amp;eacute; et en pleine conscience de ce que, comme tout autre d&amp;eacute;tail de la cr&amp;eacute;ation, il est une fin en soi. Il repose en lui-m&amp;ecirc;me comme une pierre sur le sable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je peux m&amp;ecirc;me m'affranchir du pouvoir de la mort. Il est vrai que je ne peux me lib&amp;eacute;rer de l'id&amp;eacute;e que la mort marche sur mes talons et encore moins nier sa r&amp;eacute;alit&amp;eacute;. Mais je peux r&amp;eacute;duire &amp;agrave; n&amp;eacute;ant la menace qu'elle constitue en me dispensant d'accrocher ma vie &amp;agrave; des points d'appui aussi pr&amp;eacute;caires que le temps et la gloire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par contre, il n'est pas en mon pouvoir de rester perp&amp;eacute;tuellement tourn&amp;eacute; vers la mer et de comparer sa libert&amp;eacute; avec la mienne. Le moment arrivera o&amp;ugrave; je devrai me retourner vers la terre et faire face aux organisateurs de l'oppression dont je suis victime. Ce que je serai alors contraint de recnna&amp;icirc;tre, c'est que l'homme a donn&amp;eacute; &amp;agrave; sa vie des formes qui, au moins en apparence, sont plus fortes que lui. M&amp;ecirc;me avec ma libert&amp;eacute; toute r&amp;eacute;cente je ne puis les briser, je ne puis que soupirer sous leur poids. Par contre, parmi les exigences qui p&amp;egrave;sent sur l'homme, je peux voir lesquelles sont absurdes et lesquelles sont in&amp;eacute;luctables. Selon moi, une sorte de libert&amp;eacute; est perdue pour toujours ou pour longtemps. C'est la libert&amp;eacute; qui vient de la capacit&amp;eacute; de poss&amp;eacute;der son propre &amp;eacute;l&amp;eacute;ment. Le poisson pss&amp;egrave;de le sien, de m&amp;ecirc;me que l'oiseau et que l'animal terrestre. Thoreau avait encore la for&amp;ecirc;t de Walden -mais o&amp;ugrave; est maintenant la for&amp;ecirc;t o&amp;ugrave; l'&amp;ecirc;tre humain puisse prouver qu'il est possible de vivre en libert&amp;eacute; en dehors des formes fig&amp;eacute;es de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; 6&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je suis oblig&amp;eacute; de r&amp;eacute;pondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l'instant que je le fasse &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur de ces formes. Le monde est donc plus fort que moi. &amp;Agrave; son pouvoir je n'ai rien &amp;agrave; opposer que moi-m&amp;ecirc;me -mais, d'un autre c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, c'est consid&amp;eacute;rable. Car, tant que je ne me laisse pas &amp;eacute;craser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je ouis opposer la force de mes mots &amp;agrave; celle du monde, car celui qui construit des prisons s'exprime moins bien que celui qui b&amp;acirc;tit la libert&amp;eacute;. Mais ma puissance ne cnna&amp;icirc;tra plus de bornes le jour o&amp;ugrave; je n'aurai plus que le silence pour d&amp;eacute;fendre mon inviolabilit&amp;eacute;, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Telle est ma seule consolation. Je sais que les rechutes dans le d&amp;eacute;sespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la lib&amp;eacute;ration me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu'une consolation et plus grande qu'une philosophie, c'est-&amp;agrave;-dire une raison de vivre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L’estime de soi (suite)</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/09/15#211988</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Une question qui se pose concernant l&amp;rsquo;estime de soi est de savoir si une forte estime de soi est une bonne estime. De prime abord, on pourrait penser que oui, il est pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rable d&amp;rsquo;avoir une forte estime de soi. Mais c&amp;rsquo;est un peu plus compliqu&amp;eacute;. Car il y a des bienfaits &amp;agrave; avoir une basse estime de soi. Bien s&amp;ucirc;r il faut qu&amp;rsquo;elle soit mod&amp;eacute;r&amp;eacute;ment basse, parce qu&amp;rsquo;une tr&amp;egrave;s basse estime de soi est la preuve que nous sommes malades. Comme dans le cas de la d&amp;eacute;pression aigu&amp;euml;. Avant de parler de ces bienfaits, mentionnons un fait important.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans bon nombre de religion et de philosophie comme le bouddhisme ou le sto&amp;iuml;cisme, l&amp;rsquo;orgueil est ce qu&amp;rsquo;il faut combattre. Prenons l&amp;rsquo;exemple du christianisme et des p&amp;eacute;ch&amp;eacute;s capitaux qui sont l&amp;rsquo;orgueil, l&amp;rsquo;envie, la col&amp;egrave;re, l&amp;rsquo;ac&amp;eacute;die, l&amp;rsquo;avarice, la gourmandise et la luxure. Dans tous ces cas, ce qui est probl&amp;eacute;matique c&amp;rsquo;est la pr&amp;eacute;sence d&amp;rsquo;une forte estime de soi. Par ailleurs, un homme c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre de par ses maximes a r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chi &amp;agrave; l&amp;rsquo;estime de soi, et il fut un pr&amp;eacute;curseur de cette psychologie&amp;nbsp;: La Rochefoucauld. Il faut dire qu&amp;rsquo;il avait sous les yeux de brillants exemples de la vanit&amp;eacute; et de l&amp;rsquo;orgueil, ce qu&amp;rsquo;il appelait l&amp;rsquo;amour propre. Soit les nobles qui gravitait &amp;agrave; la cour de Louis XIV. Il &amp;eacute;crit ceci&amp;nbsp;: &quot;La vertu n&amp;rsquo;irait pas si loin, si la vanit&amp;eacute; ne lui tenait pas compagnie.&quot; &quot;Nous ne ressentons nos biens et nos maux qu&amp;rsquo;en proportion de notre amour-propre.&quot; &quot;On aurait gu&amp;egrave;re de plaisir, si on ne se flattait jamais.&quot; &quot;Si la vanit&amp;eacute; ne renverse pas enti&amp;egrave;rement toutes les vertus, du moins elle les &amp;eacute;branle toutes.&quot; Ce que La Rochefoucauld d&amp;eacute;nonce ce sont nos d&amp;eacute;sirs inconscients &quot;et notre tendance &amp;agrave; nous les&quot; cacher.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il existe bien des activit&amp;eacute;s et des domaines o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;on constate qu&amp;rsquo;une forte estime de soi est n&amp;eacute;faste. La guerre en est une &amp;eacute;vidente. Combien de conflits se sont termin&amp;eacute;s suite &amp;agrave; des mauvaises d&amp;eacute;cisions strat&amp;eacute;giques qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; poursuivies par obstination, et o&amp;ugrave; il aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; plus judicieux de suivre les conseils plus modestes et plus rationnels venant d&amp;rsquo;individus plus port&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;autocritique. Il y a aussi le cas des grandes entreprises qui ont failli dispara&amp;icirc;tre parce qu&amp;rsquo;elles avaient une trop grande confiance en leurs m&amp;eacute;thodes de mise en march&amp;eacute;. En leur publicit&amp;eacute; pr&amp;eacute;tentieuse et en la n&amp;eacute;gligence de la nouvelle pr&amp;eacute;sence des concurrents plus petits, mais plus adapt&amp;eacute;s &amp;agrave; tenir compte des consommateurs. Pensons aussi, ce qui est tr&amp;egrave;s actuel, aux traders, aux banquiers, aux conseillers financiers et m&amp;ecirc;me aux politiciens, qui ont laiss&amp;eacute; faire, &amp;agrave; cette crise &amp;eacute;conomique financi&amp;egrave;re qui est avant tout une crise de vanit&amp;eacute; et de pr&amp;eacute;tention. Il faut dire que les soi-disant grandes &amp;eacute;coles qui forment cette &amp;eacute;lite leur inculquent tout sauf la modestie. On leur dit qu&amp;rsquo;ils doivent &amp;ecirc;tre des gagnants, et les perdants ce sont les &quot;t&amp;acirc;cherons&amp;nbsp;&quot; ouvriers.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Donc, &quot;d&amp;rsquo;une mani&amp;egrave;re g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, une estime de soi &amp;eacute;lev&amp;eacute;e peut rendre herm&amp;eacute;tique &amp;agrave; des informations importantes&amp;nbsp;: nous savons que les personnes &amp;agrave; haute estime de soi supportent mieux les &amp;eacute;checs, en partie parce qu&amp;rsquo;elles ont tendance &amp;agrave; les externaliser, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire &amp;agrave; en attribuer les raisons &amp;agrave; des causes &amp;eacute;trang&amp;egrave;res &amp;agrave; elles-m&amp;ecirc;mes. Mais en proc&amp;eacute;dant syst&amp;eacute;matiquement ainsi, elles &amp;eacute;vitent des remises en question parfois salutaires. On sait que les hommes de pouvoir aiment s&amp;rsquo;entourer de courtisans et de flatteurs, ce qui les conduit parfois &amp;agrave; perdre le contact avec la r&amp;eacute;alit&amp;eacute;.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Passons aux bienfaits d&amp;rsquo;une basse estime de soi. L&amp;rsquo;objectif premier de ces sujets est de se faire accepter par autrui. Il faut dire que ce sont souvent des accommodateurs. En ce sens, ils font beaucoup de concessions pour ne pas nuire ou rentrer en conflit avec les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts des autres. Ils sont aussi plus &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;coute, et souvent plus appr&amp;eacute;ci&amp;eacute;. Comme ils ne se croient pas investis de capacit&amp;eacute; hors du commun, ils tiennent &quot;compte des conseils et des points de vue diff&amp;eacute;rents&quot; des leurs. La modestie (qui observe la mesure, mod&amp;eacute;r&amp;eacute;e, temp&amp;eacute;r&amp;eacute;e) est donc &quot;la cousine la&amp;iuml;que de l&amp;rsquo;humilit&amp;eacute;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Disons finalement que tout d&amp;eacute;pend de l&amp;rsquo;environnement o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;on op&amp;egrave;re, pour ce qui en est de d&amp;eacute;terminer ce qui vaut mieux; une basse ou une haute estime. &quot;En fait, le r&amp;ocirc;le du milieu para&amp;icirc;t d&amp;eacute;terminant&amp;nbsp;: peut-&amp;ecirc;tre est-il surtout important d&amp;rsquo;avoir une estime de soi en accord avec les valeurs des gens qui nous entourent? Si vous r&amp;ecirc;vez de devenir un patron m&amp;eacute;diatique ou un explorateur de l&amp;rsquo;extr&amp;ecirc;me, mieux vaut poss&amp;eacute;der une haute estime de soi; mais, si votre id&amp;eacute;al est d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre l&amp;rsquo;un des membres appr&amp;eacute;ci&amp;eacute;s d&amp;rsquo;une &amp;eacute;quipe au service d&amp;rsquo;une &amp;oelig;uvre commune (sociale ou altruiste), une estime de soi modeste pourra mieux vous servir.&quot; (Christophe Andr&amp;eacute;, Fran&amp;ccedil;ois Lelord)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La domination masculine (suite)</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/09/02#211276</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Qu&amp;rsquo;est-ce qui explique au juste que la domination f&amp;eacute;minine, et partant toute forme de domination, puisse &amp;ecirc;tre si facilement accept&amp;eacute;e et subite? On pourrait r&amp;eacute;pondre que c&amp;rsquo;est que &quot;la force de l&amp;rsquo;ordre masculin se voit au fait qu&amp;rsquo;il se passe de justification&amp;nbsp;&quot;. On a vu que l&amp;rsquo;ordre culturel tente de se faire passer pour un fait de nature. Tout comme la th&amp;eacute;orie &amp;eacute;conomique en vigueur le fait aussi en se pr&amp;eacute;tendant &amp;ecirc;tre une loi naturelle, alors qu&amp;rsquo;elle est, d&amp;rsquo;une certaine mani&amp;egrave;re, fabriqu&amp;eacute;e et artificielle. D&amp;rsquo;autant plus que sous ces th&amp;eacute;ories se cache un imp&amp;eacute;ratif de domination et d&amp;rsquo;assujettissement du travailleur auquel lui manque la possibilit&amp;eacute; de poss&amp;eacute;der ses moyens de production. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;On ne le r&amp;eacute;p&amp;eacute;tera jamais assez. &quot;C&amp;rsquo;est la division sexuelle du travail, distribution tr&amp;egrave;s stricte des activit&amp;eacute;s imparties &amp;agrave; chacun des deux sexes, de leur lieu, leur moment, leurs instruments; c&amp;rsquo;est la structure de l&amp;rsquo;espace, avec l&amp;rsquo;opposition entre le lieu d&amp;rsquo;assembl&amp;eacute;e ou le march&amp;eacute;, r&amp;eacute;serv&amp;eacute;s aux hommes, et la maison, r&amp;eacute;serv&amp;eacute;e aux femmes&quot; qui cr&amp;eacute;e la hi&amp;eacute;rarchie et la domination. Et finalement, il y a aussi l&amp;rsquo;ordre au sein de l&amp;rsquo;acte sexuel. &quot;Si le rapport sexuel appara&amp;icirc;t comme un rapport social de domination, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;il construit (cette domination) &amp;agrave; travers le principe de division fondamentale entre le masculin, actif, et le f&amp;eacute;minin, passif, et que ce principe cr&amp;eacute;e, organise, exprime et dirige le d&amp;eacute;sir masculin, comme d&amp;eacute;sir de possession, comme domination &amp;eacute;rotis&amp;eacute;e, et le d&amp;eacute;sir f&amp;eacute;minin comme le d&amp;eacute;sir de la domination masculine, comme subordination &amp;eacute;rotis&amp;eacute;e, ou m&amp;ecirc;me, &amp;agrave; la limite, reconnaissance &amp;eacute;rotis&amp;eacute;e de la domination.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La domination masculine</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/08/17#210401</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans cet ouvrage, Pierre Bourdieu reprend, en quelque sorte, les r&amp;eacute;sultats de sa recherche qu&amp;rsquo;il a publi&amp;eacute;e dans la premi&amp;egrave;re des trois &amp;eacute;tudes d&amp;rsquo;ethnologie kabyle. On y d&amp;eacute;couvre que le discours, qui au d&amp;eacute;but est fait sous forme de cosmologie et de mythologie, puis ensuite de r&amp;eacute;cits concrets, bref la mani&amp;egrave;re de caract&amp;eacute;riser les genres, produit des dualit&amp;eacute;s qui consid&amp;egrave;rent que les qualificatifs reli&amp;eacute;s aux femmes sont n&amp;eacute;gatifs et discriminants. Ce sont des qualificatifs qui donnent toujours au sexe f&amp;eacute;minin le mauvais r&amp;ocirc;le et qui sont bien davantage des d&amp;eacute;fauts qui permettent d&amp;rsquo;inf&amp;eacute;rioriser et d&amp;rsquo;infantiliser la femme. &amp;Agrave; force de r&amp;eacute;p&amp;eacute;ter cette vision qui est androcentrique (centr&amp;eacute; sur l&amp;rsquo;homme), on devine que les domin&amp;eacute;es, les femmes, en viennent &amp;agrave; int&amp;eacute;rioriser et &amp;agrave; accepter cette vision n&amp;eacute;gative d&amp;rsquo;elles-m&amp;ecirc;mes. Le discours n&amp;rsquo;est jamais innocent. Il produit ce qu&amp;rsquo;on appelle de la violence symbolique. Car le fait de caract&amp;eacute;riser le sexe &quot;faible&quot; comme &amp;eacute;tant tordu ou pervers entra&amp;icirc;ne des cons&amp;eacute;quences qui produisent un &amp;eacute;tat d&amp;rsquo;inf&amp;eacute;riorisation qui, s&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;est pas produit par une violence physique, demeure tout de m&amp;ecirc;me de la violence inflig&amp;eacute;e par la persuasion sur une &lt;em&gt;psych&amp;eacute;&lt;/em&gt; qui retransmettra cet &amp;eacute;tat de chose sur le corps. Donc, cette violence est bien r&amp;eacute;elle. Ceci dit, &amp;eacute;tant donn&amp;eacute; la complexit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;expos&amp;eacute;, j&amp;rsquo;utiliserai quelques citations pour donner une id&amp;eacute;e de ce dont il s&amp;rsquo;agit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Commen&amp;ccedil;ons dans l&amp;rsquo;ordre. Bourdieu s&amp;rsquo;&amp;eacute;tonne du paradoxe de la &lt;em&gt;doxa&lt;/em&gt;. Mais qu&amp;rsquo;est-ce que la &lt;em&gt;doxa&lt;/em&gt;? Habituellement, c&amp;rsquo;est une id&amp;eacute;e que l&amp;rsquo;on se fait sous forme d&amp;rsquo;opinion. C&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire que, n&amp;rsquo;ayant pas toutes les donn&amp;eacute;es du probl&amp;egrave;me, nous sommes oblig&amp;eacute;s de survoler rapidement et superficiellement le fonctionnement des diverses situations que nous vivons ou que nous constatons. S&amp;rsquo;il se produit un &amp;eacute;v&amp;eacute;nement, il faut donc s&amp;rsquo;en faire une premi&amp;egrave;re id&amp;eacute;e, m&amp;ecirc;me si on risque d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre embrouill&amp;eacute;. Mais il semble que, dans ce contexte pr&amp;eacute;cis, le paradoxe de la &lt;em&gt;doxa&lt;/em&gt; soit, en fait, l&amp;rsquo;ensemble de nos habitudes que nous ne questionnons pas, mais qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; int&amp;eacute;rioris&amp;eacute;es sous forme de r&amp;egrave;gles ou de normes du comportement. Autrement dit, ce qui va de soi ne va pas de soi. Le paradoxe est aussi &quot;(&amp;hellip;) le fait que l&amp;rsquo;ordre du monde tel qu&amp;rsquo;il est, avec ses sens uniques et ses sens interdits, au sens propre ou au sens figur&amp;eacute;, ses obligations et ses sanctions, soit grosso modo respect&amp;eacute;, qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y ait pas davantage de transgressions ou de subversions, de d&amp;eacute;lits et de folies.&quot; Pour donner un exemple, il suffit de penser &amp;agrave; la circulation et aux r&amp;egrave;gles qui doivent &amp;ecirc;tre respect&amp;eacute;es. Mais il y a autre chose de d&amp;eacute;terminant. C&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;il est paradoxal &quot;que les conditions d&amp;rsquo;existence les plus intol&amp;eacute;rables puissent si souvent appara&amp;icirc;tre comme acceptables et m&amp;ecirc;me naturelles.&quot; La raison &amp;agrave; cette soumission et &amp;agrave; cette tol&amp;eacute;rance, &amp;agrave; ce qui est intol&amp;eacute;rable, vient du fait que la domination est incorpor&amp;eacute;e. Qu&amp;rsquo;elle se trouve int&amp;eacute;rioris&amp;eacute;e de mani&amp;egrave;re inconsciente. Ainsi, Bourdieu mentionne qu&amp;rsquo;il a&amp;nbsp;&quot;toujours vu dans la domination masculine, et la mani&amp;egrave;re dont elle est impos&amp;eacute;e et subie, l&amp;rsquo;exemple par excellence de cette soumission paradoxale, effet de ce que j&amp;rsquo;appelle la violence symbolique, violence douce, insensible, invisible pour ses victimes m&amp;ecirc;mes, qui s&amp;rsquo;exerce pour l&amp;rsquo;essentiel par les voies purement symboliques de la communication et de la connaissance ou, plus pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment, de la m&amp;eacute;connaissance, de la reconnaissance ou, &amp;agrave; la limite, du sentiment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Finalement, si nous voulons sortir de cet &amp;eacute;tat de domination-soumission, il nous faut &quot;d&amp;eacute;monter les processus qui sont responsables de la transformation de l&amp;rsquo;histoire en nature, de l&amp;rsquo;arbitraire culturelle en naturelle.&quot; Donc, si nous apposons des qualitatifs invalidant les facult&amp;eacute;s et le caract&amp;egrave;re des femmes, on se doit de s&amp;rsquo;avouer que c&amp;rsquo;est arbitrairement que nous le faisons, que ce sont des postulats difficiles &amp;agrave; v&amp;eacute;rifier, que c&amp;rsquo;est un fait de culture plut&amp;ocirc;t que de nature.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le libéralisme</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/07/30#209689</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le lib&amp;eacute;ralisme pourrait &amp;ecirc;tre appel&amp;eacute; le syst&amp;egrave;me qui promeut la libert&amp;eacute; et la primaut&amp;eacute; de l&amp;rsquo;individu. Et cette libert&amp;eacute; fonctionne gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la tol&amp;eacute;rance envers les valeurs d&amp;rsquo;autrui. Pierre Bayle a justement &amp;eacute;crit un commentaire philosophique appel&amp;eacute; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;De la tol&amp;eacute;rance&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; (1686), que malheureusement on ne lit plus, au moment o&amp;ugrave; faisait rage les conflits interreligieux, en Europe. &quot;Il fut un des auteurs les plus lus de son temps&amp;nbsp;: Calviniste convertit au catholicisme, puis revenu &amp;agrave; la foi protestante, il a bataill&amp;eacute; toute sa vie contre les dogmes traditionnels et les id&amp;eacute;es re&amp;ccedil;ues. Critiquant le principe d&amp;rsquo;autorit&amp;eacute; (c&amp;rsquo;est justement contre l&amp;rsquo;absolutisme politique que les lib&amp;eacute;raux proposeront leurs valeurs et leur syst&amp;egrave;me) et pr&amp;ocirc;nant le libre examen et la tol&amp;eacute;rance religieuse, sa pens&amp;eacute;e eut un retentissement consid&amp;eacute;rable au Si&amp;egrave;cle des lumi&amp;egrave;res (&amp;hellip;)&quot; Pour &amp;ecirc;tre plus pr&amp;eacute;cis et conclusif, avant terme, disons que &quot;le lib&amp;eacute;ralisme c'est d'abord une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en soci&amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;riv&amp;eacute;e de cette morale, enfin seulement, une doctrine &amp;eacute;conomique qui se d&amp;eacute;duit logiquement de cette morale et de cette philosophie.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les courants&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les deux courants les plus importants sont le lib&amp;eacute;ralisme politique et le lib&amp;eacute;ralisme &amp;eacute;conomique. Commen&amp;ccedil;ons par le lib&amp;eacute;ralisme politique. Il postule &quot;la primaut&amp;eacute; de la libert&amp;eacute; individuelle sur toutes les formes de pouvoir.&quot; Outre Bayle, ses plus grands repr&amp;eacute;sentants sont John Locke, David Hume, Adam Smith et Montesquieu. En gros ces auteurs disent que l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque pratiquant le mercantilisme, ne doit aucunement intervenir (sauf pour la justice et les forces de l&amp;rsquo;ordre), que l&amp;rsquo;autorit&amp;eacute; en politique a des limites, et que ces limites sont restreintes par la promotion des droits, des libert&amp;eacute;s et de la responsabilit&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Au niveau de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e principale est le fait inali&amp;eacute;nable de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; priv&amp;eacute;e individuelle. Il y a aussi la question du jeu de la concurrence, soit la libre possibilit&amp;eacute; de pouvoir entrer sur le march&amp;eacute; sans entrave de l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat. Le lib&amp;eacute;ralisme devient donc l&amp;rsquo;ennemi de l&amp;rsquo;&amp;eacute;tatisme. En bon lib&amp;eacute;rale, ce que l&amp;rsquo;on dit moins souvent, il s&amp;rsquo;ensuit, avec le d&amp;eacute;veloppement de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie moderne, qu&amp;rsquo;il est tout aussi r&amp;eacute;pr&amp;eacute;hensible de constituer des monop&amp;ocirc;les de production ou de distribution. Concr&amp;egrave;tement, ce courant de pens&amp;eacute;e insiste sur la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;entreprendre, de choisir son travail et la possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;avoir un vaste choix de consommation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par ailleurs, il y a deux courants importants en &amp;eacute;conomie. Le premier, que l&amp;rsquo;on nomme classique, pr&amp;eacute;tend qu&amp;rsquo;il faut appliquer les principes fondateurs &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie&amp;nbsp;: propri&amp;eacute;t&amp;eacute;, responsabilit&amp;eacute; et libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;action (entreprendre). Que l&amp;rsquo;on a pas assez d&amp;rsquo;informations pour parvenir &amp;agrave; d&amp;eacute;cider ce qui doit &amp;ecirc;tre fabriqu&amp;eacute; et vendu. Ceci est le lot de la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;entreprendre, car chaque agent, avec essai et erreur, parvient &amp;agrave; tester le march&amp;eacute;. Le second, n&amp;eacute;oclassique, avec son plus grand repr&amp;eacute;sentant Hayek, parle d&amp;rsquo;&amp;eacute;tat d&amp;rsquo;&amp;eacute;quilibre entre les actions &amp;eacute;conomiques des agents, le fameux &amp;eacute;quilibre g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, qui se produit, un peu de mani&amp;egrave;res naturelles. &amp;Agrave; leur d&amp;eacute;charge, on doit dire qu&amp;rsquo;ils prennent quand m&amp;ecirc;me en compte l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e de la d&amp;eacute;faillance du march&amp;eacute;. Ce qui est une am&amp;eacute;lioration par rapport &amp;agrave; leurs devanciers. Il faut toutefois avoir &amp;agrave; l&amp;rsquo;esprit que dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La route de la servitude&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;, Hayek semble &amp;ecirc;tre d&amp;rsquo;accord avec l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;un minimum de revenu pour pouvoir &amp;ecirc;tre minimalement libre, donc, on peut, &amp;agrave; juste titre, pr&amp;eacute;tendre qu&amp;rsquo;il aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;rsquo;accord avec l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;un revenu minimal garanti, de citoyennet&amp;eacute;. Pour plus de d&amp;eacute;tail, je vous renvoie &amp;agrave; mon texte pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent&amp;nbsp;: La route de la servitude.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Voyons maintenant ce qu&amp;rsquo;une vision id&amp;eacute;aliste du lib&amp;eacute;ralisme nous propose.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;La philosophie lib&amp;eacute;rale est profond&amp;eacute;ment humaniste et optimiste, elle croit au potentiel de l&amp;rsquo;individu et aux bienfaits de la conjonction des actions humaines. Plus que jamais, elle est aussi sceptique face &amp;agrave; de quelconques principes directeurs qu&amp;rsquo;il faut imposer &amp;ndash; que ceux-ci viennent de pr&amp;eacute;ceptes moraux religieux ou de pr&amp;eacute;ceptes socialistes. Le lib&amp;eacute;ralisme est ancr&amp;eacute; dans la tol&amp;eacute;rance, tol&amp;eacute;rance envers les valeurs de l&amp;rsquo;autre. Le lib&amp;eacute;ralisme est l&amp;rsquo;antith&amp;egrave;se de l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;humilit&amp;eacute; de se dire qu&amp;rsquo;on n&amp;rsquo;est pas parfait et que l'on n&amp;rsquo;a pas &amp;agrave; imposer ses valeurs, m&amp;ecirc;me celles qui ont trait &amp;agrave; la d&amp;eacute;mocratie, aux autres. Le lib&amp;eacute;ralisme croit &amp;agrave; une coercition minimale de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat tant &amp;eacute;conomiquement que socialement. &quot;(&amp;hellip;)le lib&amp;eacute;ral ne croit pas aux solutions collectivistes autant de &quot;droite&quot; que de &quot;gauche&quot;. M&amp;ecirc;me si moralement, le lib&amp;eacute;ral peut ne pas &amp;ecirc;tre attir&amp;eacute; par certaines valeurs, il ne se permet pas d&amp;rsquo;interdire ce qu&amp;rsquo;il croit moralement mauvais. Il n&amp;rsquo;impose tout simplement pas ses valeurs aux autres. (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Jonathan Hamel)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Tout cela est peut-&amp;ecirc;tre un peu utopique, car il y a des limites au laisser-faire, &amp;agrave; ne pas interdire ce qui est immoral, pervers ou nuisible. Par exemple, il est ni morale ou immorale que chacun ait sa propre voiture, c&amp;rsquo;est une question d&amp;rsquo;utilit&amp;eacute;. Par contre, la somme totale des v&amp;eacute;hicules sur la route repr&amp;eacute;sente un fardeau pour la qualit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;air, pour l&amp;rsquo;empreinte &amp;eacute;cologique. Les lib&amp;eacute;raux vous diront que l&amp;rsquo;on ne doit pas interdire que quelqu&amp;rsquo;un poss&amp;egrave;de une voiture. Soit. Mais aujourd&amp;rsquo;hui nous prenons conscience qu&amp;rsquo;il y &amp;agrave; des limites. Et c&amp;rsquo;est justement dans ce d&amp;eacute;ni des limites &amp;agrave; la libert&amp;eacute; que le lib&amp;eacute;ralisme s&amp;rsquo;enfonce. Donc, le lib&amp;eacute;ralisme est une forme de &quot;philosophie&quot; qui est dat&amp;eacute;e et doit &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;pass&amp;eacute;e. Pr&amp;eacute;tendre le contraire est ridicule et inconscient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour finir, un dernier bijou d&amp;rsquo;id&amp;eacute;alisme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;On reproche au lib&amp;eacute;ralisme d'&amp;ecirc;tre mat&amp;eacute;rialiste, de pr&amp;ocirc;ner la poursuite exclusive de la richesse aux d&amp;eacute;pens de toute autre valeur, alors qu'il n'a d'autre aspiration que de permettre l'&amp;eacute;panouissement des &amp;ecirc;tres humains et la r&amp;eacute;alisation de leurs objectifs, spirituels, affectifs ou esth&amp;eacute;tiques autant que mat&amp;eacute;riels. On lui reproche d'&amp;ecirc;tre sauvage alors que, fond&amp;eacute; sur le respect int&amp;eacute;gral des autres, il exprime &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;l'essence m&amp;ecirc;me de la civilisation&lt;/span&gt; (?).&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La prédation</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/07/11#208680</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les pr&amp;eacute;dateurs ont un r&amp;ocirc;le, une utilit&amp;eacute; et une fonction dans le r&amp;egrave;gne animal. Mais ce n&amp;rsquo;est certainement pas le cas au niveau socio-&amp;eacute;conomique. Pour Veblen, &quot;les institutions de l'&amp;eacute;conomie sont travers&amp;eacute;es par deux instincts de base, l'instinct artisan et l'instinct pr&amp;eacute;dateur.&quot; Le premier est b&amp;eacute;n&amp;eacute;fique puisqu&amp;rsquo;il cr&amp;eacute;e de la richesse et des biens de consommation. Le second est n&amp;eacute;faste parce qu&amp;rsquo;il jouit des richesses des autres sans v&amp;eacute;ritablement travailler et construire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;La pr&amp;eacute;dation est une relation o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;une des deux parties est en mesure d&amp;rsquo;imposer &amp;agrave; l&amp;rsquo;autre une transaction sans contrepartie.&lt;strong&gt;&quot; &lt;/strong&gt;Et que fait le pr&amp;eacute;dateur au juste? Il s&amp;rsquo;accapare un patrimoine non, ou mal, surveill&amp;eacute;. Il r&amp;eacute;ussit, en trompant et en contournant les r&amp;egrave;gles l&amp;eacute;gales, &amp;agrave; s&amp;rsquo;approprier les biens, la fortune d&amp;rsquo;autrui. On peut consid&amp;eacute;rer que la pr&amp;eacute;dation est une tr&amp;egrave;s vieille activit&amp;eacute;. Chez les anciennes peuplades, le chef, le roi, les guerriers et les sorciers sont le prototype m&amp;ecirc;me du pr&amp;eacute;dateur. Ils vivent en soutirant le fruit du travail des autres classes de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. On doit dire aussi qu&amp;rsquo;avec les nouveaux syst&amp;egrave;mes informatis&amp;eacute;s et la globalisation, la pr&amp;eacute;dation s&amp;rsquo;est consid&amp;eacute;rablement d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e. Ce qu&amp;rsquo;on appelle l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie casino, o&amp;ugrave; il est possible de s&amp;rsquo;enrichir consid&amp;eacute;rablement en une seule journ&amp;eacute;e, permet aussi que des parasites viennent occuper des postes cl&amp;eacute;, comme celui de pr&amp;eacute;sident d&amp;rsquo;une firme multinationale. Ceux-ci imposent des &amp;eacute;conomies en d&amp;eacute;localisant et, par le fait m&amp;ecirc;me, s&amp;rsquo;allouent des primes au rendement, des stocks options qui se chiffrent en plusieurs millions de dollars. Ce qui s&amp;rsquo;apparente &amp;agrave; du vol.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;La pr&amp;eacute;dation&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;une des deux parties peut imposer une transaction &amp;agrave; l&amp;rsquo;autre, &amp;eacute;tait la relation &amp;eacute;conomique typique de la f&amp;eacute;odalit&amp;eacute; qui la compensait par la charit&amp;eacute;. L&amp;rsquo;&lt;em&gt;&amp;eacute;change &amp;eacute;quilibr&amp;eacute;, &lt;/em&gt;o&amp;ugrave; les deux parties ont le m&amp;ecirc;me pouvoir d&amp;rsquo;accepter ou refuser une transaction, s&amp;rsquo;est impos&amp;eacute; &amp;agrave; partir du xviii&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle avec l&amp;rsquo;industrialisation. La pr&amp;eacute;dation n&amp;rsquo;a pas disparu alors &amp;ndash; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie industrielle a engendr&amp;eacute; l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme et la guerre &amp;ndash; mais l&amp;rsquo;&amp;eacute;change &amp;eacute;quilibr&amp;eacute; fondait cette &amp;eacute;conomie sur un principe pacifique.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Masculin, féminin</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/07/03#208200</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans la premi&amp;egrave;re des trois &amp;eacute;tudes d&amp;rsquo;ethnologie kabyle, qui porte le nom du &lt;em&gt;Sens de l&amp;rsquo;honneur&lt;/em&gt;, Pierre Bourdieu anticipe sur un ouvrage qu&amp;rsquo;il publiera par la suite&amp;nbsp;: &lt;em&gt;La domination masculine&lt;/em&gt;. C&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire que les mat&amp;eacute;riaux qu&amp;rsquo;il exposa dans cette &amp;eacute;tude lui serviront pour &amp;eacute;crire &lt;em&gt;La domination&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour commencer, demandons-nous en quoi il y a domination masculine. On s&amp;rsquo;en doute, la domination est, de prime abord, une domination symbolique. Symbolique, parce que dans le discours mythiquo-social, l&amp;rsquo;homme invente des couples de termes duaux, en opposition, qui permettent de caract&amp;eacute;riser et les hommes et les femmes, en discriminant ces derni&amp;egrave;res, en invalidant leur personne, pour mieux les dominer et les assujettir. Voyons quels qualitatifs caract&amp;eacute;risent les sexes. Pour la femme&amp;nbsp;: (sacr&amp;eacute; gauche) f&amp;eacute;minin, femme d&amp;eacute;tentrice de puissances mal&amp;eacute;fiques et impures, gauche, tordue, vuln&amp;eacute;rabilit&amp;eacute;, nudit&amp;eacute;, (dedans) domaine des femmes, maison, jardin, monde clos et secret de la vie intime, alimentation, sexualit&amp;eacute; (humide, eau). Pour les hommes il suffit de renverser les termes&amp;nbsp;: honneur (sacr&amp;eacute; droit) masculin, virilit&amp;eacute;, homme d&amp;eacute;tenteur de la puissance b&amp;eacute;n&amp;eacute;fique et protectrice, droit, protection, cl&amp;ocirc;ture, v&amp;ecirc;tement (dehors) domaine des hommes, assembl&amp;eacute;e, mosqu&amp;eacute;e, champs, march&amp;eacute;, monde ouvert de la vie publique, activit&amp;eacute;s sociales et politiques, &amp;eacute;changes (sec, feu).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce qui est int&amp;eacute;ressant avec ces couples antith&amp;eacute;tiques, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;ils se retrouvent au sein d&amp;rsquo;une multitude de populations, pour ne pas dire de civilisations, mais avec quelques nuances. Il n&amp;rsquo;en demeure pas moins que ce sont toujours les m&amp;ecirc;mes param&amp;egrave;tres qui invalident les femmes. M&amp;ecirc;me que pour nous, en Occident, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; tout r&amp;eacute;cemment, on &amp;eacute;duquait les jeunes filles en leur apposant des qualificatifs dans lesquels elles se retrouvaient moins aptes et inf&amp;eacute;rioris&amp;eacute;es par rapport &amp;agrave; leurs fr&amp;egrave;res.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Voyons ce que nous apprennent certaines citations&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Le sacr&amp;eacute; gauche (la femme), la partie faible par o&amp;ugrave; le groupe donne prise. &quot;Opposition entre la magie, affaire exclusive des femmes, dissimul&amp;eacute;e aux hommes, et la religion essentiellement masculin; opposition entre la sexualit&amp;eacute; f&amp;eacute;minine, coupable et honteuse, et la virilit&amp;eacute;, symbole de force et de prestige.&quot; &quot;D&amp;rsquo;un c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, la vie des sens et des sentiments, de l&amp;rsquo;autre, la vie des relations d&amp;rsquo;homme &amp;agrave; homme, du dialogue et des &amp;eacute;changes.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans cette logique, il est naturel que la morale de la femme, sise au c&amp;oelig;ur du monde clos, soit faite essentiellement d&amp;rsquo;imp&amp;eacute;ratifs n&amp;eacute;gatifs. La femme doit fid&amp;eacute;lit&amp;eacute; &amp;agrave; son mari; son m&amp;eacute;nage doit &amp;ecirc;tre bien tenu; elle doit veiller &amp;agrave; la bonne &amp;eacute;ducation des enfants. Mais surtout, elle doit pr&amp;eacute;server le secret de l&amp;rsquo;intimit&amp;eacute; familiale; elle ne doit jamais rabaisser son mari ou lui faire honte, ni dans l&amp;rsquo;intimit&amp;eacute; ni devant les &amp;eacute;trangers. Elle doit se montrer satisfaite, m&amp;ecirc;me si, par exemple, son mari, trop pauvre, ne rapporte rien du march&amp;eacute;; elle ne doit pas se m&amp;ecirc;ler aux discussions entre les hommes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Voici encore quelques citations relev&amp;eacute;es&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Elle doit faire confiance &amp;agrave; son mari, se garder de douter de lui ou de chercher des preuves contre lui.&quot; &quot;L&amp;rsquo;intimit&amp;eacute;, c&amp;rsquo;est en premier lieu l&amp;rsquo;&amp;eacute;pouse que l&amp;rsquo;on ne nomme jamais ainsi et moins encore par son pr&amp;eacute;nom, mais toujours par des p&amp;eacute;riphrases telles que la fille d&amp;rsquo;Untel, la m&amp;egrave;re de mes enfants ou encore ma maison.&quot; &quot;Il est d&amp;eacute;shonorant pour un homme de transporter du fumier, cette t&amp;acirc;che incombant aux femmes.&quot; &quot;La pr&amp;eacute;cocit&amp;eacute; du mariage se comprend si l&amp;rsquo;on songe que la femme, de nature mauvaise, doit &amp;ecirc;tre plac&amp;eacute;e le plus t&amp;ocirc;t qu&amp;rsquo;il se peut sous la protection b&amp;eacute;n&amp;eacute;fique de l&amp;rsquo;homme.&quot; &quot;Les Arabes d&amp;rsquo;Alg&amp;eacute;rie appellent parfois les femmes les vaches de Satan ou les filets du d&amp;eacute;mon, signifiant par l&amp;agrave; que l&amp;rsquo;initiative du mal leur appartient. La plus droite, dit un proverbe, est tordue comme une faucille.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Pareille &amp;agrave; une pousse qui tend vers la gauche, la femme ne peut &amp;ecirc;tre droite, mais seulement redress&amp;eacute;e par la protection b&amp;eacute;n&amp;eacute;fique de l&amp;rsquo;homme.&quot; &quot;Non seulement les r&amp;egrave;gles impos&amp;eacute;es aux hommes diff&amp;egrave;rent des r&amp;egrave;gles impos&amp;eacute;es aux femmes et les devoirs envers les hommes des devoirs envers les femmes(&amp;hellip;)&quot; &quot;Ce qu&amp;rsquo;il y a de pire, c&amp;rsquo;est de passer inaper&amp;ccedil;u&amp;nbsp;: ainsi, ne pas saluer quelqu&amp;rsquo;un, c&amp;rsquo;est le traiter comme une chose, un animal ou une femme.&quot; &quot;C&amp;rsquo;est l&amp;agrave; que les femmes &amp;eacute;changent les nouvelles et tiennent leurs bavardages qui roulent essentiellement sur toutes les affaires intimes dont les hommes ne sauraient parler entre eux sans d&amp;eacute;shonneur et dont ils ne sont inform&amp;eacute;s que par leur interm&amp;eacute;diaire.&quot; &quot;L&amp;rsquo;homme respectable doit se donner &amp;agrave; voir, se montrer, se placer sans cesse sous le regard des autres, faire face.&quot; &quot;L&amp;rsquo;homme ignore beaucoup de ce qui se passe &amp;agrave; la maison.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Heureusement, aujourd&amp;rsquo;hui, on ne traite plus les femmes de cette mani&amp;egrave;re. Ou, si on tente de le faire, il y a une certaine r&amp;eacute;probation. Les jeunes filles qui r&amp;eacute;ussissent mieux que les gar&amp;ccedil;ons, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole, se forgent une bonne estime de soi, ce qui leur permet de revendiquer l&amp;rsquo;&amp;eacute;galit&amp;eacute; au sein des emplois et face &amp;agrave; leurs conjoints.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je ne suis pas vraiment entr&amp;eacute; dans le sujet de cette &amp;eacute;tude sur le sens de l&amp;rsquo;honneur. Aussi je terminerais sur la sp&amp;eacute;cificit&amp;eacute; des &amp;eacute;conomies pr&amp;eacute;capitalistes. Dans ces soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s, l&amp;rsquo;&amp;eacute;change marchand est tenu par d&amp;rsquo;autres r&amp;egrave;gles que celles que nous appliquons, nous, modernes. Si on entre dans la question du don, on comprend qu&amp;rsquo;il est en relation avec le prestige et l&amp;rsquo;honneur. Ce qui est bien loin du calcul rationnel. Les dons servent ainsi &amp;agrave; dissimuler ou faire dispara&amp;icirc;tre l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t. En ethnologie, on constate que le groupe, le clan et la famille &amp;eacute;largie passent bien souvent avant l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t personnel. Et ce qui est maximis&amp;eacute;, ce n&amp;rsquo;est pas le profit &amp;eacute;conomique, mais c&amp;rsquo;est le profit symbolique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ainsi &quot;les rapports &amp;eacute;conomiques ne sont pas davantage saisis et constitu&amp;eacute;s en tant que tels, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire comme r&amp;eacute;gie par la loi de l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t, et demeurent toujours comme dissimul&amp;eacute;s sous le voile des relations de prestige et d&amp;rsquo;honneur. Tout se passe comme si cette soci&amp;eacute;t&amp;eacute; se refusait &amp;agrave; regarder en face la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique, &amp;agrave; la saisir comme r&amp;eacute;gie par des lois diff&amp;eacute;rentes de celles qui r&amp;egrave;glent les relations familiales. (&amp;hellip;) &quot;La logique du don n&amp;rsquo;est-elle pas une fa&amp;ccedil;on de surmonter ou de dissimuler les calculs d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t?&quot; Et &quot;l&amp;rsquo;&amp;eacute;change g&amp;eacute;n&amp;eacute;reux ne tend-il pas &amp;agrave; voiler la transaction int&amp;eacute;ress&amp;eacute;e?&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;On comprend donc, avec le profit symbolique, que l&amp;rsquo;&amp;eacute;change fait sous le rapport de l&amp;rsquo;honneur interdit que l&amp;rsquo;on con&amp;ccedil;oive les relations selon un calcul &amp;eacute;conomique de rentabilit&amp;eacute; et de profit. Bref, il ne peut y avoir de capitalisme, d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de march&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La violence moderne</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/06/27#207886</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;a modernit&amp;eacute;, comme les p&amp;eacute;riodes qui l&amp;rsquo;ont pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;e, c&amp;rsquo;est penser en formulant un grand r&amp;eacute;cit sur elle-m&amp;ecirc;me. Ce r&amp;eacute;cit s&amp;rsquo;articule &amp;agrave; partir des valeurs et id&amp;eacute;aux suivants&amp;nbsp;: la libert&amp;eacute;, la responsabilit&amp;eacute;, l&amp;rsquo;&amp;eacute;galit&amp;eacute;, la raison et ses progr&amp;egrave;s vers plus de justice et plus de confort mat&amp;eacute;riel, sans oublier le d&amp;eacute;veloppement de la science. Mais tout n&amp;rsquo;est pas si simple, puisqu&amp;rsquo;il existe tout de m&amp;ecirc;me des contradictions qui font na&amp;icirc;tre des conflits d&amp;rsquo;o&amp;ugrave; ressort la violence de ceux qui ne peuvent partager compl&amp;egrave;tement ces objectifs id&amp;eacute;aux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans cette soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, parce que nous partageons tous les m&amp;ecirc;mes projets, la violence est d&amp;rsquo;abord politique&amp;nbsp;: violence contre les hommes politiques sous forme d&amp;rsquo;assassinats, violence contre les forces de l&amp;rsquo;ordre, contre les repr&amp;eacute;sentants de la justice ou contre l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, plus abstraitement. La violence y a pratiquement toujours un sens. Le terrorisme est l&amp;agrave; pour en t&amp;eacute;moigner. Il vise toujours des politiques gouvernementales qui s&amp;rsquo;appliquent &amp;agrave; certains groupes sociaux ou ethniques, pour ne pas dire religieux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ceux qui commettent des actes de violence appartiennent au m&amp;ecirc;me monde que ceux qui en sont la cible. Nous partageons quand m&amp;ecirc;me les m&amp;ecirc;mes id&amp;eacute;aux. &quot;Il y a dans la violence un espoir et, paradoxalement, les signes d'une appartenance au monde.&quot; Il y a l&amp;rsquo;espoir de renverser le pouvoir pour instaurer un &amp;eacute;tat plus juste et plus &amp;eacute;quitable. En ce sens, la violence est porteuse de sens, puisqu&amp;rsquo;elle veut changer les choses pour le mieux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais il existe une forme de violence postmoderne qui nie les anciens id&amp;eacute;aux de la p&amp;eacute;riode ant&amp;eacute;rieure. Le vingti&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle a &amp;eacute;t&amp;eacute; si meurtrier que nous en sommes venus &amp;agrave; rejeter les id&amp;eacute;aux et aspirations de la modernit&amp;eacute;. Les trois dictatures modernes nous font comprendre que les hommes ont accept&amp;eacute;, passivement la plupart du temps, de voir r&amp;eacute;duire leurs libert&amp;eacute;s. On le constate aussi aujourd&amp;rsquo;hui. Ce n&amp;rsquo;est pas tant la libert&amp;eacute; qui est au centre des pr&amp;eacute;occupations des individus, mais plut&amp;ocirc;t la s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. Que si l&amp;rsquo;homme a des aspirations, la libert&amp;eacute; n&amp;rsquo;est pas si essentielle que cela; c&amp;rsquo;est davantage la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; d&amp;rsquo;emploi, la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; financi&amp;egrave;re et celle au sein de nos foyers qui nous importent. La libert&amp;eacute; n&amp;rsquo;est plus un des grands id&amp;eacute;aux. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans la t&amp;ecirc;te des protagonistes des derni&amp;egrave;res tueries dans des &amp;eacute;coles ou des lieux publics, ce n&amp;rsquo;est pas le pouvoir qui est vis&amp;eacute;, encore moins selon la logique d&amp;rsquo;un renversement d&amp;rsquo;un &amp;eacute;tat de fait injuste. Non, ceux qui perdent la t&amp;ecirc;te et tuent n&amp;rsquo;importe qui, agissent ainsi, car ils sentent que le monde leur est &amp;eacute;tranger et qu&amp;rsquo;ils y sont aussi, eux, &amp;eacute;tranger.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Qu&amp;rsquo;est-il arriv&amp;eacute; au juste? Ce pourrait-il que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; ne fasse plus sens et n&amp;rsquo;en propose plus, sinon un relativiste des valeurs et un individualisme st&amp;eacute;rile.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Pouvons-nous alors qualifier de postmoderne une violence sans autre objet que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; elle-m&amp;ecirc;me en tant qu'elle est l&amp;agrave; devant l'individu dans son absolu non-sens, ferm&amp;eacute;e &amp;agrave; toute possibilit&amp;eacute; de changement ? Cette exp&amp;eacute;rience est celle du monde comme alt&amp;eacute;rit&amp;eacute; radicale. La violence qu'elle engendre se d&amp;eacute;ploie dans une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;politis&amp;eacute;e, sans pass&amp;eacute; ni avenir, priv&amp;eacute;e d'utopies et sans projet pour elle-m&amp;ecirc;me. Elle s'exprime simplement comme refus du monde.&amp;nbsp;&quot; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L’anthropologie appliquée</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/06/07#206886</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L&amp;rsquo;anthropologie ne sert pas uniquement &amp;agrave; &amp;eacute;tudier le comportement individuel et collectif dans les anciennes soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s. Elle a des applications r&amp;eacute;elles et concr&amp;egrave;tes, hic et nunc (ici et maintenant). &quot;Julie Delalande, anthropologue, nous raconte et analyse ce qui se passe dans une cour d&amp;rsquo;&amp;eacute;cole. Ce lieu, constitu&amp;eacute; de coins et de cachettes, est l&amp;rsquo;un des premiers cadres d&amp;rsquo;apprentissage de la vie en soci&amp;eacute;t&amp;eacute;.&quot; Malheureusement, certains jeunes d&amp;eacute;viants acqui&amp;egrave;rent une grande influence sur certains autres enfants que l&amp;rsquo;on dit &quot;suiveux&quot;. C&amp;rsquo;est donc tr&amp;egrave;s t&amp;ocirc;t que les comportements d&amp;eacute;linquants se forment et trouvent leurs origines. Certains diront qu&amp;rsquo;il y a toujours la famille qui permet une socialisation des enfants et des jeunes en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral. Mais il semblerait que le r&amp;ocirc;le de la famille a &amp;eacute;volu&amp;eacute;&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Le rapport des familles &amp;agrave; l&amp;rsquo;institution &amp;eacute;ducative a consid&amp;eacute;rablement chang&amp;eacute;.&quot; &quot;La famille-institution classique telle qu&amp;rsquo;elle subsiste encore de mani&amp;egrave;re quasiment r&amp;eacute;siduelle dans nos soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s, en tant que rouage de l&amp;rsquo;ordre social,&quot; premi&amp;egrave;re cellule de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;&quot;, prenait tr&amp;egrave;s au s&amp;eacute;rieux cette mission. Elle avait une vocation &amp;eacute;ducative dans un sens fondamental. Il s&amp;rsquo;agissait d&amp;rsquo;apprendre aux enfants l&amp;rsquo;existence en soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. C&amp;rsquo;est quelque chose qui va tr&amp;egrave;s loin et qui ne se r&amp;eacute;duit pas aux r&amp;egrave;gles &amp;eacute;l&amp;eacute;mentaires de coexistence avec ses semblables : cela consiste &amp;agrave; se penser comme quelqu&amp;rsquo;un qui a une place dans la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; avec un r&amp;ocirc;le &amp;agrave; jouer et des devoirs y aff&amp;eacute;rant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La famille &quot;d&amp;eacute;sinstitutionnalis&amp;eacute;e&quot; d&amp;rsquo;aujourd&amp;rsquo;hui, r&amp;eacute;duite &amp;agrave; sa sph&amp;egrave;re priv&amp;eacute;e, ne comprend m&amp;ecirc;me plus ce que cette t&amp;acirc;che voulait dire. Les gens ne sont pas fous et mesurent tr&amp;egrave;s bien qu&amp;rsquo;il faut que leur enfant l&amp;rsquo;acqui&amp;egrave;re, mais ils pensent que c&amp;rsquo;est &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole et non &amp;agrave; eux de le faire.&quot; (Marcel Gauchet)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation au sein des familles a-t-elle vraiment chang&amp;eacute;e? Il semblerait que oui. Il ne faut pas g&amp;eacute;n&amp;eacute;raliser, mais autrefois, les classes populaires &amp;eacute;taient tr&amp;egrave;s peu permissives, et mentionnaient &amp;agrave; l&amp;rsquo;enfant que la vie &amp;eacute;tait difficile. Par contre, les bourgeois &amp;eacute;taient plus permissifs et moins s&amp;eacute;v&amp;egrave;res. Alors qu&amp;rsquo;aujourd&amp;rsquo;hui les bourgeois veulent contr&amp;ocirc;ler l&amp;rsquo;&amp;eacute;coute de la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision par leurs enfants, ce n&amp;rsquo;est plus le cas des classes populaires ou des immigrants qui acceptent que leurs enfants passent beaucoup de temps devant le t&amp;eacute;l&amp;eacute;viseur, au d&amp;eacute;triment des travaux scolaires. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Finalement, quel est le v&amp;eacute;ritable probl&amp;egrave;me avec la transmission des savoirs et l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;La famille, la tradition et l&amp;rsquo;autorit&amp;eacute; : le d&amp;eacute;litement de ces vecteurs essentiels de la transmission sociale et de la reproduction de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; seraient au principe d&amp;rsquo;une sorte d&amp;rsquo;impossibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;&amp;eacute;duquer les jeunes g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>James Connolly</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/05/22#206118</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;J&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&amp;rsquo;a&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;urais aim&amp;eacute; trouver des textes et des essais de James Connolly, en fran&amp;ccedil;ais, sur internet, mais il semble qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y en a pas. Il y a tout de m&amp;ecirc;me cette adresse qui contient des articles en anglais&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;http://www.marxists.org/archive/connolly/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Marxiste, r&amp;eacute;volutionnaire, syndicaliste et Irlandais. C&amp;rsquo;est ainsi que l&amp;rsquo;on peut d&amp;eacute;finir James Connolly (1868-1916). S&amp;rsquo;il fut un infatigable r&amp;eacute;dacteur d&amp;rsquo;articles et auteur d&amp;rsquo;essais, il fut aussi un militant proche des ouvriers dont il d&amp;eacute;fendait la cause que ce soit en &amp;Eacute;cosse, aux &amp;Eacute;tats-Unis ou en Irlande.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Compar&amp;eacute; &amp;agrave; plusieurs auteurs socialistes, Connelly est celui qui m&amp;rsquo;appara&amp;icirc;t &amp;ecirc;tre le plus concret et le plus accessible. Il pr&amp;eacute;tend, entre autres choses, que l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance politique ne serait exister sans l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance &amp;eacute;conomique. Et que cette ind&amp;eacute;pendance &amp;eacute;conomique doit s&amp;rsquo;affranchir de la finance qui retire trop de richesse de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie r&amp;eacute;elle. La finance, tel qu&amp;rsquo;elle se d&amp;eacute;veloppe dans une &amp;eacute;conomie capitaliste, sert certains int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts, mais nuit au d&amp;eacute;veloppement d&amp;rsquo;une &amp;eacute;conomie saine. L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, d&amp;eacute;barrass&amp;eacute;e des banquiers et des bourses, pourrait fonctionner sur des bases coop&amp;eacute;ratives et socialistes tout en int&amp;eacute;grant l&amp;rsquo;innovation. Pourquoi l&amp;rsquo;innovation ? Parce que c&amp;rsquo;est le principal argument des lib&amp;eacute;raux. &amp;Agrave; savoir que s&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a pas exclusivement l&amp;rsquo;entreprenariat, la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; priv&amp;eacute;e des moyens de production, l&amp;rsquo;innovation ne pourra pas s&amp;rsquo;effectuer. Ce qui est propos&amp;eacute; dans ce cas-ci ce n&amp;rsquo;est pas ce qu&amp;rsquo;a conduit l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience sovi&amp;eacute;tique. La petite propri&amp;eacute;t&amp;eacute; ne dispara&amp;icirc;tra pas. Il faut donner une raison &amp;agrave; certaines personnes de travailler, comme le fait de se sentir &amp;ecirc;tre son propre patron, de prendre des d&amp;eacute;cisions au quotidien. Pour d&amp;rsquo;autres personnes, cette exp&amp;eacute;rience importante (d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre patron) peut aussi se vivre collectivement sous forme de coop&amp;eacute;ratives. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Donnons un exemple probant. Les r&amp;eacute;sidences pour personnes &amp;acirc;g&amp;eacute;es sont en majorit&amp;eacute; priv&amp;eacute;e. Elles rapportent bien aux propri&amp;eacute;taires, et trop souvent ceux-ci coupent sur les d&amp;eacute;penses pour maximiser les profits, au d&amp;eacute;triment des r&amp;eacute;sidents. Par ailleurs, l&amp;rsquo;embauche du personnel est probl&amp;eacute;matique. Les salaires &amp;eacute;tant l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement trop bas, la motivation des jeunes travailleuses est faible. La solution serait de transformer, dans un premier temps, une partie des r&amp;eacute;sidences en coop&amp;eacute;ratives. Il n&amp;rsquo;y aurait plus de profits, mais un fond de roulement pour payer toutes les d&amp;eacute;penses, ce qui permettrait d&amp;rsquo;augmenter les salaires, afin d&amp;rsquo;attirer et surtout de retenir une &amp;eacute;quipe qualifi&amp;eacute;e et motiv&amp;eacute;e. Cette &amp;eacute;quipe, d&amp;eacute;barrass&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;obsession du profit, pourrait faire mieux au niveau de l&amp;rsquo;animation et des activit&amp;eacute;s qui pourraient stimuler les personnes du troisi&amp;egrave;me &amp;acirc;ge. Toutes les d&amp;eacute;cisions seraient prises selon la majorit&amp;eacute;. Si l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience s&amp;rsquo;av&amp;egrave;re viable et b&amp;eacute;n&amp;eacute;fique alors toutes les autres r&amp;eacute;sidences deviendraient des coop&amp;eacute;ratives. &amp;Eacute;videmment, ceux qui voudront &amp;eacute;voquer l&amp;rsquo;innovation et la comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute; pour assurer la rentabilit&amp;eacute; n&amp;rsquo;auront plus de munitions avec leurs argumentations, car on ne risque pas de voir d&amp;eacute;localiser ces emplois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Bien d&amp;rsquo;autres secteurs de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie peuvent tr&amp;egrave;s bien fonctionner ainsi. Entre le capitalisme n&amp;eacute;olib&amp;eacute;ral et le communisme il y a un juste milieu, et celui-ci peut, entre autres, &amp;ecirc;tre le syst&amp;egrave;me coop&amp;eacute;ratif.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;---------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Socialism and nationalism&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;(&amp;hellip;) &quot;Non pas une r&amp;eacute;publique comme celle des Etats-Unis o&amp;ugrave; le pouvoir de la bourse a &amp;eacute;tabli une nouvelle tyrannie sous les dehors de la libert&amp;eacute;; o&amp;ugrave; cent ans apr&amp;egrave;s que la pr&amp;eacute;sence des derni&amp;egrave;res tuniques rouges britanniques ait cess&amp;eacute; de souiller les rues de Boston, les propri&amp;eacute;taires et les financiers britanniques imposent aux citoyens am&amp;eacute;ricains une servitude aupr&amp;egrave;s de laquelle le fardeau qu&amp;rsquo;ils devaient supporter avant la R&amp;eacute;volution n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait qu&amp;rsquo;une bagatelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Non! La R&amp;eacute;publique que je voudrais voir mes compatriotes prendre pour id&amp;eacute;al devrait &amp;ecirc;tre d&amp;rsquo;une telle &amp;eacute;toffe que son simple nom serait un phare pour les opprim&amp;eacute;s de tous les pays, la promesse sans cesse renouvel&amp;eacute;e de la libert&amp;eacute; et de l&amp;rsquo;abondance pour prix de leurs efforts.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour le fermier, broy&amp;eacute; entre l&amp;rsquo;avidit&amp;eacute; des propri&amp;eacute;taires et la concurrence am&amp;eacute;ricaine comme entre deux meules; pour les salari&amp;eacute;s des villes qui souffrent des exactions du capitaliste esclavagiste; pour l&amp;rsquo;ouvrier agricole qui s&amp;rsquo;use &amp;agrave; la t&amp;acirc;che pour un salaire assurant &amp;agrave; peine sa survie; en fait, pour chacun de ces millions d&amp;rsquo;ouvriers dont la mis&amp;egrave;re sert de support &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;difice si s&amp;eacute;duisant d&amp;rsquo;apparence qu&amp;rsquo;est norte civilisation moderne; pour tous ceux-ci, l&amp;rsquo;&amp;eacute;vocation de la R&amp;eacute;publique irlandaise pourrait devenir un point de ralliement pour le rebelle, un havre pour l&amp;rsquo;opprim&amp;eacute;, un point de d&amp;eacute;part pour le socialiste prompt &amp;agrave; s&amp;rsquo;enthousismer pour la cause de la libert&amp;eacute; humaine.&quot;(&amp;hellip;)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;---------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;En Irlande, Connolly reste une figure embl&amp;eacute;matique du mouvement r&amp;eacute;publicain. Aujourd&amp;rsquo;hui, encore dans la lutte pour la r&amp;eacute;unification de l&amp;rsquo;Irlande, les militants de l&amp;rsquo;Irish Republican Army (IRA &amp;mdash; Arm&amp;eacute;e r&amp;eacute;publicaine irlandaise), se veulent les h&amp;eacute;ritiers de Connolly et de 1916 en poursuivant la r&amp;eacute;sistance &amp;agrave; l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme britannique sur les m&amp;ecirc;mes bases socialistes et patriotiques.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L’action Humaine</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/05/16#205846</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je dois maintenant revenir sur le volumineux livre de Von Mises, &lt;em&gt;L&amp;rsquo;action humaine&lt;/em&gt;. J&amp;rsquo;ai mentionn&amp;eacute; que la premi&amp;egrave;re partie, la pra&amp;eacute;xologie, &amp;eacute;tait sans aucune valeur r&amp;eacute;elle. Ce n&amp;rsquo;est pas le cas de la deuxi&amp;egrave;me partie. On y d&amp;eacute;couvre de grandes v&amp;eacute;rit&amp;eacute;s sur l&amp;rsquo;individu et sur la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Mais il y a aussi des erreurs qui nuisent grandement &amp;agrave; la compr&amp;eacute;hension de l&amp;rsquo;essence de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Commen&amp;ccedil;ons par la plus &amp;eacute;vidente et la plus n&amp;eacute;faste. &quot;Selon les doctrines (&amp;hellip;) du holisme, du collectivisme, et de certains repr&amp;eacute;sentants de la psychologie structuraliste, la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est une entit&amp;eacute; qui vit de sa vie propre, ind&amp;eacute;pendante et s&amp;eacute;par&amp;eacute;e des vies des divers individus, agissant pour son propre compte, visant &amp;agrave; ses fins &amp;agrave; elle qui sont diff&amp;eacute;rentes des fins poursuivies par les individus.&quot; Cette assertion, Von Mises la conteste. Pour lui la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; n&amp;rsquo;existe pas ind&amp;eacute;pendamment des individus, donc, les buts de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; sont les m&amp;ecirc;mes que ceux de l&amp;rsquo;individu. Ce qui est grandement contestable. Il n&amp;rsquo;est pas non plus d&amp;rsquo;accord avec le fait qu&amp;rsquo;&quot;afin de sauvegarder l'&amp;eacute;panouissement et le d&amp;eacute;veloppement futur de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, il devient n&amp;eacute;cessaire de ma&amp;icirc;triser l'&amp;eacute;go&amp;iuml;sme des individus, de les obliger &amp;agrave; sacrifier leurs desseins &amp;eacute;go&amp;iuml;stes au b&amp;eacute;n&amp;eacute;fice de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;&quot;. Pour qu&amp;rsquo;elle raison il n&amp;rsquo;est pas en accord avec cela vient du fait que l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole Autrichienne d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie refuse que le gouvernement, principal acteur des buts de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, n&amp;rsquo;intervient pour corriger les externalit&amp;eacute;s qu&amp;rsquo;engendre l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de march&amp;eacute; par ses repr&amp;eacute;sentants&amp;nbsp;: la grande entreprise. Avec ironie et sarcasme, notre auteur dit que &quot;toutes les doctrines globalistes (&amp;hellip;)doivent admettre que la Providence, par ses proph&amp;egrave;tes, ap&amp;ocirc;tres et chefs charismatiques forcent les hommes &amp;mdash; qui sont mauvais dans leur nature, c'est-&amp;agrave;-dire enclins &amp;agrave; poursuivre leurs propres fins &amp;mdash; &amp;agrave; marcher dans les voies de droiture o&amp;ugrave; le Seigneur, le Weltgeist (l&amp;rsquo;esprit du monde), ou l'Histoire, veut qu'ils cheminent. Ceux qui croient que l&amp;rsquo;individu doit primer sur la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; sont enclins &amp;agrave; ridiculiser leurs adversaires qui, socialistes ou autres, croient que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; doit imposer des r&amp;egrave;gles, des freins &amp;agrave; l&amp;rsquo;individu qui a, malheureusement, tendance &amp;agrave; ne penser qu&amp;rsquo;&amp;agrave; lui. Les tenants de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomisme disent ainsi que les conceptions collectivistes ont le f&amp;acirc;cheux d&amp;eacute;faut d&amp;rsquo;infantiliser les individus en pr&amp;eacute;tendant qu&amp;rsquo;ils ne font pas toujours des choix rationnels. Et c&amp;rsquo;est ici que la faiblesse de l&amp;rsquo;analyse est &amp;eacute;vidente. Testons les faits avec la doctrine des lib&amp;eacute;raux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Au moment de la Deuxi&amp;egrave;me Guerre mondiale, les femmes sont entr&amp;eacute;es sur le march&amp;eacute; du travail, en participant &amp;agrave; la production industrielle. Par la suite, ayant aim&amp;eacute; leur degr&amp;eacute; d&amp;rsquo;autonomie avec leur salaire non n&amp;eacute;gligeable, elles ont tenu &amp;agrave; continuer &amp;agrave; travailler. Le r&amp;eacute;sultat est probant. L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie fonctionna assez bien durant les Trentes glorieuses (1950-1980) du fait de la consommation de masse, &amp;agrave; laquelle les femmes participaient. Le r&amp;eacute;sultat aujourd&amp;rsquo;hui est que 75% du budget des familles est directement contr&amp;ocirc;l&amp;eacute; par la femme. Malheureusement, il y a trop de v&amp;ecirc;tements et de produits de beaut&amp;eacute; inutiles achet&amp;eacute;s. On peut dire que l&amp;rsquo;homme, le mari, consomme lui aussi de mani&amp;egrave;re insens&amp;eacute;e. Trop d&amp;rsquo;outils achet&amp;eacute;s qui ne servent pas, sinon que quelques fois. Des voitures trop co&amp;ucirc;teuses et trop souvent chang&amp;eacute;es. Je ne crois pas que les d&amp;eacute;cisions de consommation soient toujours rationnelles. Au contraire. Et c&amp;rsquo;est l&amp;agrave; qu&amp;rsquo;appara&amp;icirc;t la faiblesse des conceptions des ap&amp;ocirc;tres de l&amp;rsquo;individualisme. Non, le consommateur n&amp;rsquo;est pas guid&amp;eacute; uniquement par des choix rationnels. Et la publicit&amp;eacute; est justement l&amp;agrave; pour inciter &amp;agrave; des d&amp;eacute;penses incongrues et aveugles, voire irrationnelles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour cette raison et pour bien d&amp;rsquo;autres, la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est au-dessus de l&amp;rsquo;individu. Je le r&amp;eacute;p&amp;egrave;te&amp;nbsp;: elle se doit de r&amp;eacute;guler les d&amp;eacute;cisions n&amp;eacute;fastes. Sinon, ce sera l&amp;rsquo;enfer &amp;eacute;cologique, &amp;agrave; plus ou moins long terme. Et cela les lib&amp;eacute;raux et les &amp;eacute;conomistes de toutes tendances le refusent. Et c&amp;rsquo;est bien dommage et contre-productif.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J&amp;rsquo;ai quand m&amp;ecirc;me mentionn&amp;eacute; que certaines consid&amp;eacute;rations de Von Mises &amp;eacute;taient intelligentes et justes. Donnons-lui la chance de nous le d&amp;eacute;montrer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La plus grande d&amp;eacute;couverte dans l&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;, vecteur d&amp;rsquo;immense progr&amp;egrave;s, est la division du travail. C&amp;rsquo;est aussi ce qui a amen&amp;eacute; et g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute; la plus-value ou la valeur ajout&amp;eacute;e, en d&amp;rsquo;autres mots. Et c&amp;rsquo;est ici que le bas blesse. Le capitaliste s&amp;rsquo;accapare la plus-value sans jamais v&amp;eacute;ritablement travailler. Certes, il am&amp;egrave;ne l&amp;rsquo;investissement et court des risques, mais ce profit pourrait &amp;ecirc;tre administr&amp;eacute; par les travailleurs, avec l&amp;rsquo;aide de sp&amp;eacute;cialistes, et &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;alou&amp;eacute; dans l&amp;rsquo;investissement et dans des salaires plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s pour les coop&amp;eacute;rants. Il faut pr&amp;eacute;ciser que cette fa&amp;ccedil;on de faire, qui a d&amp;eacute;montr&amp;eacute; sa faisabilit&amp;eacute;, est loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre du communisme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais pourquoi la division du travail est si importante? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour plusieurs raisons. Mais mentionnons les principales. La coop&amp;eacute;ration. La solidarit&amp;eacute;. Je dois compter et appr&amp;eacute;cier le travail qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; fait avant le mien. Je suis responsable de mon travail qui doit &amp;ecirc;tre bien fait pour que celui qui poursuit arrive &amp;agrave; bien faire le sien. Etc. Le plus important est sans nul doute la sympathie. Le fait de me sentir li&amp;eacute; &amp;agrave; autrui. &quot;Dans le cadre de la coop&amp;eacute;ration sociale, peuvent &amp;eacute;merger entre les membres de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; des sentiments de sympathie et d'amiti&amp;eacute;, un sentiment de commune appartenance. Ces sentiments sont la source, pour l'homme, de ses exp&amp;eacute;riences les plus exquises et les plus sublimes ; ils sont les ornements les plus pr&amp;eacute;cieux de la vie, ils &amp;eacute;l&amp;egrave;vent l'animal humain aux hauteurs de l'existence r&amp;eacute;ellement humaine.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;La soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, c'est l'action concert&amp;eacute;e, la coop&amp;eacute;ration. Les actions qui ont fait appara&amp;icirc;tre la coop&amp;eacute;ration sociale et qui la font r&amp;eacute;appara&amp;icirc;tre quotidiennement ne visent &amp;agrave; rien d'autre que la coop&amp;eacute;ration et l'entraide avec d'autres pour l'obtention de r&amp;eacute;sultats d&amp;eacute;finis (&amp;hellip;). Le complexe entier des relations mutuelles cr&amp;eacute;&amp;eacute;es par de telles actions concert&amp;eacute;es est appel&amp;eacute; soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Il substitue la collaboration &amp;agrave; l'existence isol&amp;eacute;e &amp;mdash; au moins concevable &amp;mdash; des individus. La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est division du travail et combinaison du travail. Dans sa fonction d'animal agissant, l'homme devient un animal social. L'individu humain na&amp;icirc;t dans un environnement socialement organis&amp;eacute;. En ce sens seul nous pouvons accepter la formule courante, que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est &amp;mdash; logiquement et historiquement &amp;mdash; ant&amp;eacute;c&amp;eacute;dente &amp;agrave; l'individu. La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; n'est rien d'autre que la combinaison d'individus pour l'effort en coop&amp;eacute;ration.&quot; Suit imm&amp;eacute;diatement apr&amp;egrave;s un commentaire qui me semble faux&amp;nbsp;: &quot;Toutefois ces sentiments ne sont pas, quoi qu'en ait cru certains, les agents qui ont engendr&amp;eacute; les relations sociales. Ils sont le fruit de la coop&amp;eacute;ration sociale, ils ne s'&amp;eacute;panouissent que dans son cadre ; ils n'ont pas pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; l'&amp;eacute;tablissement des relations sociales (&amp;hellip;).&quot; Nous avons d&amp;eacute;j&amp;agrave; mentionn&amp;eacute; que les animaux sup&amp;eacute;rieurs ressentaient de la sympathie, pourtant il ne forme pas encore une soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Parce qu&amp;rsquo;&quot;il ne faut jamais oublier que le trait caract&amp;eacute;ristique de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; humaine est la coop&amp;eacute;ration intentionnelle (&amp;hellip;). La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; humaine est un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne spirituel et intellectuel&quot;. &amp;Eacute;tant donn&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il y a pas de v&amp;eacute;ritable soci&amp;eacute;t&amp;eacute; (coop&amp;eacute;ration intentionnelle) chez les animaux, mais que la sympathie est pr&amp;eacute;sente, nous sommes oblig&amp;eacute;s de conclure que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; n&amp;rsquo;engendre pas de la sympathie (elle l&amp;rsquo;encourage), c&amp;rsquo;est donc la sympathie qui vient avant la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. J&amp;rsquo;ai dit qu&amp;rsquo;il fallait donner la chance &amp;agrave; cet &amp;eacute;conomiste de nous prouver qu&amp;rsquo;il avait des choses pr&amp;eacute;cieuses &amp;agrave; nous dire, mais malheureusement il se trompe aussi souvent qu&amp;rsquo;il a raison.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Se demander si c'est l'individu ou la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; qui doit &amp;ecirc;tre tenu pour la fin supr&amp;ecirc;me, et si les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; devraient &amp;ecirc;tre subordonn&amp;eacute;s &amp;agrave; ceux des individus ou les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts des individus &amp;agrave; ceux de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, est sans fruit possible. L'action est toujours action d'hommes individuels.&quot; Au contraire, se questionner &amp;agrave; ce sujet permet d&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir des ordres de priorit&amp;eacute;. Dans certaines situations, les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts des individus doivent &amp;ecirc;tre subordonn&amp;eacute;s &amp;agrave; ceux de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Les penseurs qui sont contre l&amp;rsquo;interventionnisme oublient un d&amp;eacute;tail. C&amp;rsquo;est que le droit prot&amp;egrave;ge tr&amp;egrave;s bien les individus contre l&amp;rsquo;abus des gouvernements liberticides. Les diverses chartes des droits individuels permettent de freiner les abus collectivistes. En cela les gouvernants ne sont pas tout puissants et aveugles. Ils ont des limites &amp;agrave; ne pas franchir. Les pays o&amp;ugrave; le r&amp;ocirc;le du citoyen n&amp;rsquo;est pas reconnu sont des pays qui n&amp;rsquo;ont pas de charte des droits. Ce n&amp;rsquo;est pas le cas au sein des gouvernements occidentaux. Les individus sont tr&amp;egrave;s bien prot&amp;eacute;g&amp;eacute;s. Les appr&amp;eacute;hensions indues et la peur, dans ce cas, rel&amp;egrave;vent de la parano&amp;iuml;a et du d&amp;eacute;lire de pers&amp;eacute;cution. Les pays dits &amp;agrave; gauche, avec gouvernements socialistes et interventionnistes sont les endroits o&amp;ugrave; les citoyens se sentent le plus libre et prot&amp;eacute;g&amp;eacute;, except&amp;eacute; la question des imp&amp;ocirc;ts. Sous ces r&amp;eacute;gimes, certains diront que les travailleurs sont spolier du fruit de leur travail par le pr&amp;eacute;l&amp;egrave;vement d&amp;rsquo;imp&amp;ocirc;ts &amp;eacute;lev&amp;eacute;s, mais, en fait, ceux-ci b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient largement de services qui compensent en retour. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Donnons &amp;agrave; notre auteur le mot de la fin. &quot;(&amp;hellip;) Le travail effectu&amp;eacute; au sein de la division du travail est plus productif que le travail solitaire, et la raison humaine est capable de reconna&amp;icirc;tre cette v&amp;eacute;rit&amp;eacute;. Sans ces faits-l&amp;agrave;, les hommes seraient rest&amp;eacute;s pour toujours des ennemis mortels les uns pour les autres, des rivaux irr&amp;eacute;conciliables dans leur effort pour s'assurer une part des trop rares ressources que la nature fournit comme moyens de subsistance. Chaque homme aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; forc&amp;eacute; de regarder tous les autres comme ses ennemis ; son d&amp;eacute;sir intense de satisfaire ses app&amp;eacute;tits &amp;agrave; lui l'aurait conduit &amp;agrave; un conflit implacable avec tous ses voisins. Nulle sympathie ne pourrait se d&amp;eacute;velopper dans une situation pareille. (&amp;hellip;) Dans un monde hypoth&amp;eacute;tique o&amp;ugrave; la division du travail n'augmenterait pas la productivit&amp;eacute;, il n'y aurait point de soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Il n'y aurait pas de sentiments de bienveillance et de bon vouloir. Le principe de la division du travail est l'un des grands principes de base du devenir cosmique et du changement &amp;eacute;volutif.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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					</item> 

				 
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						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/05/13#205718</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La peur de la grippe porcine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Michel Chossudovsky&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&quot;Soutenue par la d&amp;eacute;sinformation des m&amp;eacute;dias, une atmosph&amp;egrave;re de peur et d'intimidation s'est propag&amp;eacute;e. Des situations &quot; d'urgence &quot; sanitaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;clar&amp;eacute;es dans diff&amp;eacute;rentes r&amp;eacute;gions des &amp;Eacute;tats-Unis. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Les m&amp;eacute;dicaments les plus recherch&amp;eacute;s contre la grippe sont le Tamiflu et le Relenza. La course aux traitements a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;clench&amp;eacute;e par le gouvernement des &amp;Eacute;tats-Unis en rendant disponibles ses r&amp;eacute;serves nationales &quot; pour s'assurer que les fournisseurs de soins de sant&amp;eacute; soient pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; toute &amp;eacute;ventuelle intensification. &quot; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le Tamiflu est fabriqu&amp;eacute; par la g&amp;eacute;ante soci&amp;eacute;t&amp;eacute; pharmaceutique suisse Hoffman-La Roche pour le compte d'une entreprise de biotechnologie bas&amp;eacute;e aux &amp;Eacute;tats-Unis, Gilead Sciences Inc. Alors que le m&amp;eacute;dicament est fabriqu&amp;eacute; par Roche, il a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; par Gilead Sciences Inc qui en d&amp;eacute;tient les droits de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;L&amp;rsquo;ancien secr&amp;eacute;taire &amp;agrave; la D&amp;eacute;fense, Donald Rumsfeld, &amp;eacute;tait l'un des principaux actionnaires de Gilead Sciences Inc. En 1997, Rumsfeld a &amp;eacute;t&amp;eacute; nomm&amp;eacute; pr&amp;eacute;sident de Gilead Sciences Inc, un poste qu'il a occup&amp;eacute; jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;il devienne secr&amp;eacute;taire de la D&amp;eacute;fense dans l'administration Bush en 2001. Rumsfeld &amp;eacute;tait membre du conseil d'administration de Gilead en 1987. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Dans un reportage publi&amp;eacute; au plus fort de la crise de la grippe aviaire en 2005, Fortune Magazine a d&amp;eacute;crit Gilead comme l'une des entreprises les plus politiquement connect&amp;eacute;es dans le secteur de l'industrie biotechnologique. Les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts et/ou les avoirs de Rumsfeld dans Gilead &amp;agrave; la suite de sa d&amp;eacute;mission en 2006, ne sont pas connus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le prix de l'action de Gilead sur le New York Stock Exchange (NYSE) a augment&amp;eacute; consid&amp;eacute;rablement depuis l'annonce de l'&amp;eacute;pid&amp;eacute;mie de grippe porcine au Mexique.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La misère du monde</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/05/07#205445</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Certains livres nous font du bien et nous aide &amp;agrave; mettre en perspective notre propre situation. C&amp;rsquo;est le cas de l&amp;rsquo;ouvrage collective sous la direction de Pierre Bourdieu, &lt;em&gt;La mis&amp;egrave;re du monde.&lt;/em&gt; &amp;Agrave; prime abord, on peut penser qu&amp;rsquo;il sera question de la mis&amp;egrave;re du tiers monde, mais ce n&amp;rsquo;est pas le cas. Il s&amp;rsquo;agit plut&amp;ocirc;t de la mis&amp;egrave;re au sein des soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s opulentes. Parce qu&amp;rsquo;effectivement cela existe. Il faut parler, dans ce cas, de petites mis&amp;egrave;res r&amp;eacute;curentes et quotidiennes, mais qui n&amp;rsquo;en sont pas moins r&amp;eacute;elles. Comment la caract&amp;eacute;riser? Bourdieu emploie le terme de position, la mis&amp;egrave;re de position. Mais il n&amp;rsquo;en dit rien ou, sinon, si peu. C&amp;rsquo;est au fil de la lecture des t&amp;eacute;moignages-interviews que l&amp;rsquo;on parvient &amp;agrave; se faire une id&amp;eacute;e de cette forme de mis&amp;egrave;re qui est somme toute assez fr&amp;eacute;quente.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Citons quelques exemples. Prenons le cas d&amp;rsquo;une institutrice qui enseigne au secondaire, disons de 12 &amp;agrave; 17 ans. Au d&amp;eacute;but de sa carri&amp;egrave;re, ses t&amp;acirc;ches de travail correspondait assez avec l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e qu&amp;rsquo;elle se faisait de sa profession, avant d&amp;rsquo;y entrer. Dix ans plus tard les choses ont tr&amp;egrave;s mal tourn&amp;eacute;. Les enfants ne sont plus aussi dispos&amp;eacute;s &amp;agrave; recevoir l&amp;rsquo;enseignement. Ils sont turbulents, indisciplin&amp;eacute;s et ils ne comprennent plus que l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole est le tremplin vers le futur. Un futur o&amp;ugrave; ils auront un bon travail qu&amp;rsquo;ils auront choisi et une vie sociale adapt&amp;eacute;e et &amp;eacute;panouie. Pour ce qui est des parents de ces &amp;eacute;l&amp;egrave;ves, inutiles de les convoquer, ils ont abdiqu&amp;eacute; et ne s&amp;rsquo;occupent pas vraiment de l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation de leurs enfants. Ce qui place l&amp;rsquo;enseignante dans une position tr&amp;egrave;s inconfortable. On conna&amp;icirc;t la suite&amp;nbsp;: perte de valorisation du m&amp;eacute;tier d&amp;rsquo;enseignant, fatigue, d&amp;eacute;pression et malaise morale et psychologique. Ce qui nous donne une id&amp;eacute;e de la mis&amp;egrave;re de position. Ce que cela signifie. La position que l&amp;rsquo;on occupe est devenue probl&amp;eacute;matique puisque nos attentes sont frustr&amp;eacute;es et que nous vivons sur le registre de la d&amp;eacute;ception. Certains diront que ce n&amp;rsquo;est pas une tr&amp;egrave;s grande et grave mis&amp;egrave;re, mais n&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;che qu&amp;rsquo;elle est quotidienne donc obs&amp;eacute;dante. Donnons d&amp;rsquo;autres exemples.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;Eacute;videmment, impossible d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter de parler des logements sociaux, les HLM. Commencons par les gardiens suveillants de ces immeubles. Comme on s&amp;rsquo;en doute ils sont mal per&amp;ccedil;us par la jeunesse qui se compose assez souvent d&amp;rsquo;enfants d&amp;rsquo;immigr&amp;eacute;s, qui refusent de s&amp;rsquo;int&amp;eacute;grer &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; dans son ensemble. Bien s&amp;ucirc;r ils voient la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de consommation et toute l&amp;rsquo;opulence, mais comme il s&amp;rsquo;imagine, quelquefois avec raison, que ceux qui profitent le plus de la richesse ne sont pas les plus honn&amp;ecirc;tes ils comprennent que d&amp;rsquo;aller en classe pour obtenir un travail ordinaire ne leur permettra pas de vivre dans le luxe. Il faut comprendre que les mod&amp;egrave;les de la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision (vid&amp;eacute;oclips) et de l&amp;rsquo;industrie de la musique rap font miroiter &amp;agrave; la jeunesse que l&amp;rsquo;on peut s&amp;egrave;cher les cours et r&amp;eacute;ussir amplement dans la vie. En cela ils sont des mod&amp;egrave;les n&amp;eacute;gatifs. Ils d&amp;eacute;montrent que l&amp;rsquo;effort quotidien &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole peut tr&amp;egrave;s bien &amp;ecirc;tre &amp;eacute;viter. Mais laissons cette question. Revenons aux gardiens de HLM. Son travail consiste &amp;agrave; assurer la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des lieux pour l&amp;rsquo;ensemble des r&amp;eacute;sidents qui ont droit &amp;agrave; la tranquilit&amp;eacute;. Pour les jeunes qui restent tard dans les entr&amp;eacute;es et qui font du grabuge, les gardiens repr&amp;eacute;sentent une forme de police. Ceux-ci se font insulter et les adolescents et les jeunes adultes ne les respectent pas, quand ce n&amp;rsquo;est pas qu&amp;rsquo;ils se font menacer ou agresser. On comprend bien que ce travail de surveillance n&amp;rsquo;est pas id&amp;eacute;al. Et il est fort &amp;agrave; parier que ces travailleurs ne s&amp;rsquo;&amp;eacute;taient pas imagin&amp;eacute;s gagner leur vie dans ces conditions. Il y a l&amp;agrave; encore une mis&amp;egrave;re de position.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Inutile de continuer &amp;agrave; &amp;eacute;num&amp;eacute;rer les cas que l&amp;rsquo;on retrouve dans &lt;em&gt;La mis&amp;egrave;re du monde. &lt;/em&gt;Terminons plut&amp;ocirc;t sur un texte que l&amp;rsquo;on retrouve dans &lt;em&gt;La distinction. &lt;/em&gt;Celui-ci nous indique qu&amp;rsquo;est-ce qui se produit pour les gens qui vivent cette forme de mis&amp;egrave;re. Ils s&amp;rsquo;adaptent en revoyant &amp;agrave; la baisse leurs exigences de jeunesse pour retrouver un certain bien-&amp;ecirc;tre et une paix de l&amp;rsquo;esprit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Le vieillissement social n&amp;rsquo;est pas autre chose que ce lent travail de deuil ou, si l&amp;rsquo;on pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re, de d&amp;eacute;sinvestissement (socialement assist&amp;eacute; et encourag&amp;eacute;) qui porte les agents &amp;agrave; ajuster leurs aspirations &amp;agrave; leurs chances objectives, les conduisant ainsi &amp;agrave; &amp;eacute;pouser leur condition, &amp;agrave; devenir ce qu&amp;rsquo;ils sont, &amp;agrave; se contenter de ce qu&amp;rsquo;ils ont, f&amp;ucirc;t-ce en travaillant &amp;agrave; se tromper eux-m&amp;ecirc;mes sur ce qu&amp;rsquo;ils sont et sur ce qu&amp;rsquo;ils ont, avec la complicit&amp;eacute; collective, &amp;agrave; faire leur deuil de tous possibles lat&amp;eacute;raux, peu &amp;agrave; peu abandonn&amp;eacute;s sur le chemin, et de toutes les esp&amp;eacute;rances reconnues comme irr&amp;eacute;alisables &amp;agrave; force d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre rest&amp;eacute;es irr&amp;eacute;alis&amp;eacute;es.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Déviance et délinquance</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/04/22#204762</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;De mani&amp;egrave;re indue on consid&amp;eacute;rait habituellement par le pass&amp;eacute; que la d&amp;eacute;linquance juv&amp;eacute;nile &amp;eacute;tait le lot de &quot;sous-culture des milieux d&amp;eacute;savantag&amp;eacute;s&quot; ou pauvres. On r&amp;eacute;servait ainsi l&amp;rsquo;appellation de d&amp;eacute;viance pour les enfants de famille riche, puisque lorsqu&amp;rsquo;il y avait m&amp;eacute;fait et acte d&amp;eacute;lictieux, la famille fortun&amp;eacute;e r&amp;eacute;glait le probl&amp;egrave;me en envoyant le d&amp;eacute;linquant en institution priv&amp;eacute;e, chez un parent qui pouvait offrir du travail ou m&amp;ecirc;me dans les colonies en s&amp;rsquo;enr&amp;ocirc;lant dans l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e. Autrement dit, &quot;la d&amp;eacute;linquance &amp;eacute;tait connue de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, tandis que la d&amp;eacute;viance &amp;eacute;tait trait&amp;eacute;e &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur de la cellule familiale&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ainsi, &quot;la d&amp;eacute;linquance des enfants des familles &amp;agrave; l'aise a &amp;eacute;t&amp;eacute; syst&amp;eacute;matiquement camoufl&amp;eacute;e. On enfermait le &quot;&amp;nbsp;mouton noir&amp;nbsp;&quot; dans un internat priv&amp;eacute;, sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute; dans l'&amp;eacute;ducation des &quot;&amp;nbsp;t&amp;ecirc;tes fortes&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp;; on lui faisait subir ensuite un entra&amp;icirc;nement dans l'arm&amp;eacute;e et quand tout cela s'av&amp;eacute;rait insuffisant, on l'exp&amp;eacute;diait finalement dans les colonies&quot;. Autrement dit, les d&amp;eacute;linquants des familles privil&amp;eacute;gi&amp;eacute;es ne se rencontraient jamais face &amp;agrave; face avec la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Aujourd&amp;rsquo;hui on consid&amp;egrave;re les choses autrement. On r&amp;eacute;serve le terme de d&amp;eacute;viance ou d&amp;rsquo;enfance malheureuse pour les probl&amp;egrave;mes que rencontrent les moins de 14 ans. De d&amp;eacute;linquance pour ceux de 15 ans &amp;agrave; 21 ans et de criminalit&amp;eacute; pour les r&amp;eacute;cidivistes de plus de 21 ans. Ce qui fait que la d&amp;eacute;viance est devenue un probl&amp;egrave;me social nous pousse &amp;agrave; concevoir qu&amp;rsquo;une &amp;eacute;ducation familiale n&amp;eacute;gligente peut &amp;ecirc;tre du ressort et de la responsabilit&amp;eacute; de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; du fait que certains parents ne sont pas outill&amp;eacute;s pour prendre ad&amp;eacute;quatement soin des enfants&amp;nbsp;: ne devient pas parent qui le veut.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par ailleurs, il faut distinguer la d&amp;eacute;linquance de la criminalit&amp;eacute;. &quot;&amp;nbsp;Au niveau de l'homme de 25 ans ayant un pass&amp;eacute; criminel, il faut d'abord d&amp;eacute;truire un pass&amp;eacute; pour construire un avenir&amp;nbsp;; au niveau de l'adolescent de 15, 16 ou 18 ans, il ne s'agit que de traitement.&quot; Lorsque l&amp;rsquo;on parle de traitement cela nous am&amp;egrave;ne &amp;agrave; la pens&amp;eacute;e de la d&amp;eacute;fense sociale. Pens&amp;eacute;e qui a m&amp;ucirc;ri et germ&amp;eacute; apr&amp;egrave;s la Deuxi&amp;egrave;me Guerre mondiale, mais surtout dans les ann&amp;eacute;es soixante-dix. Celle-ci dit &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s ceci&amp;nbsp;: &quot;Il est impossible, en effet, de continuer &amp;agrave; consid&amp;eacute;rer que la cellule familiale, d&amp;eacute;ficiente en raison de plusieurs facteurs sociaux reli&amp;eacute;s &amp;agrave; la transformation tr&amp;egrave;s rapide des modes d'existence urbaine et rurale, puisse assumer, comme par le pass&amp;eacute;, toutes ses responsabilit&amp;eacute;s &amp;agrave; l'&amp;eacute;gard de l'enfance. D'ailleurs, plusieurs de ces responsabilit&amp;eacute;s lui sont d&amp;eacute;j&amp;agrave; enlev&amp;eacute;es par le syst&amp;egrave;me de l'&amp;eacute;ducation publique et gratuite, comme par les divers services m&amp;eacute;dicaux et sociaux et les contr&amp;ocirc;les administratifs.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il faut donc consid&amp;eacute;rer que la d&amp;eacute;viance peut &amp;ecirc;tre un trouble de la personnalit&amp;eacute; aggrav&amp;eacute;e par le milieu parental ou scolaire, une crise de croissance ou encore la recherche &amp;eacute;perdue de valeurs. &quot;La jeunesse actuelle utilise les comportements consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s comme d&amp;eacute;linquants, comme une arme contre l'autorit&amp;eacute; d'une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; qui ne trouve plus d'id&amp;eacute;al &amp;agrave; lui proposer, en dehors de celui de la soumission aux objectifs du mat&amp;eacute;rialisme et d'un univers peupl&amp;eacute; de machines et pr&amp;ecirc;t &amp;agrave; cr&amp;eacute;er les robots de demain.&quot; &quot;La d&amp;eacute;linquance juv&amp;eacute;nile est, en effet, un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne totalement distinct de la criminalit&amp;eacute; adulte et il ne peut s'agir &amp;agrave; ce niveau d'un d&amp;eacute;linquant en puissance, mais surtout et avant tout, d'un jeune dont le traitement constitue un investissement social de premi&amp;egrave;re importance. Par opposition au concept de r&amp;eacute;habilitation des adultes, appara&amp;icirc;t celui de la formation du mineur qui est un pari que toute soci&amp;eacute;t&amp;eacute; doit relever, m&amp;ecirc;me s'il exige des sacrifices et la remise en cause de toute la conception l&amp;eacute;gale de la d&amp;eacute;linquance et de la criminalit&amp;eacute;, par opposition &amp;agrave; la conception sociale de la d&amp;eacute;viance, soit de troubles de personnalit&amp;eacute; d'un &amp;ecirc;tre jeune, li&amp;eacute;s &amp;agrave; sa croissance et &amp;agrave; son besoin d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute; d'une aide et d'une assistance pleinement valables que sa propre famille ne parvient pas &amp;agrave; lui assurer.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Les Harmonies économiques (Suite)</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/04/05#203787</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans cet ouvrage de Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Bastiat on retrouve des propos fort pertinants, mais d&amp;rsquo;autres fac&amp;eacute;tieux. Jetons-y un dernier coup d&amp;rsquo;&amp;oelig;il.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour notre auteur l&amp;rsquo;homme est une force libre. Il peut donc choisir. Mais parce qu&amp;rsquo;il peut choisir, il peut se tromper, commettre des erreurs, et ainsi souffrir. Or cette souffrance nous fait prendre conscience de nos &amp;eacute;garements et am&amp;egrave;ne la responsabilit&amp;eacute;. Elle nous ram&amp;egrave;ne dans la voie du bien et de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;. &quot;Ainsi, non-seulement nous ne nions pas le Mal, mais nous lui reconnaissons une mission, dans l'ordre social(&amp;hellip;)&amp;nbsp;&quot; Tout cela est bien, mais c&amp;rsquo;est par la suite que cela se g&amp;acirc;te. &quot;Mais pour qu'il (le mal) la remplisse cette mission, il ne faut pas &amp;eacute;tendre artificiellement la Solidarit&amp;eacute; de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; d&amp;eacute;truire la Responsabilit&amp;eacute; (&amp;hellip;)&amp;nbsp;&quot; Justement, qu&amp;rsquo;est-ce qui nous prouve que la solidarit&amp;eacute; d&amp;eacute;truit ou nuit &amp;agrave; la responsabilit&amp;eacute;? Vraiment &amp;eacute;trange comme point de vue. Sans compter que tous ceux qui veulent limiter l&amp;rsquo;action des gouvernements en viennent tous &amp;agrave; ressasser cette m&amp;ecirc;me propositon fausse&amp;nbsp;: que la solidarit&amp;eacute; n&amp;rsquo;est pas compatible avec la responsabilit&amp;eacute;. Ainsi dans cette optique les institutions gouvernementales cr&amp;eacute;nte une solidarit&amp;eacute; factice en enlevant aux uns pour donner aux autres. On devine assez bien les v&amp;eacute;ritables raisons qui tentent de ce cacher sous ce type d&amp;rsquo;argumentaire&amp;nbsp;: ceux qui emploient ses raisonnements ne veulent tout simplement pas participer &amp;agrave; l&amp;rsquo;effort de solidarit&amp;eacute; en ne payant pas d&amp;rsquo;imp&amp;ocirc;ts ou de taxes. Comme ce n&amp;rsquo;est pas tr&amp;egrave;s noble ou avouable il se r&amp;eacute;fugie sous des raisons factices. Il invente une th&amp;eacute;orie sur les libert&amp;eacute;s. &quot;Or, c'est pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment l&amp;agrave; la tendance non-seulement de la plupart de nos institutions gouvernementales, mais encore et surtout de celles qu'on cherche &amp;agrave; faire pr&amp;eacute;valoir comme rem&amp;egrave;des aux maux qui nous affligent. Sous le philanthropique pr&amp;eacute;texte de d&amp;eacute;velopper entre les hommes une Solidarit&amp;eacute; factice, on rend la Responsabilit&amp;eacute; de plus en plus inerte et inefficace. On alt&amp;egrave;re, par une intervention abusive de la force publique, le rapport du travail &amp;agrave; sa r&amp;eacute;compense, on trouble les lois de l'industrie et de l'&amp;eacute;change(&amp;hellip;)&amp;nbsp;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En faveur d&amp;rsquo;un &amp;Eacute;tat exclusivement r&amp;eacute;galien Bastiat dit ceci&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&quot;La science politique consiste &amp;agrave; discerner ce qui doit &amp;ecirc;tre ou ce qui ne doit pas &amp;ecirc;tre dans les attributions de l'&amp;Eacute;tat; et, pour faire ce grand d&amp;eacute;part, il ne faut pas perdre de vue que l'&amp;Eacute;tat agit toujours par l'interm&amp;eacute;diaire de la Force. Il impose tout &amp;agrave; la fois et les services qu'il rend et les services qu'il se fait payer en retour sous le nom de contributions. La question revient donc &amp;agrave; ceci: Quelles sont les choses que les hommes ont le droit de s'imposer les uns aux autres par la force? Or, je&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;n'en sais qu'une dans ce cas, c'est la justice. Je n'ai pas le droit de forcer qui que ce soit &amp;agrave; &amp;ecirc;tre religieux, charitable, instruit, laborieux; mais j'ai le droit de le forcer &amp;agrave; &amp;ecirc;tre Juste; c'est le cas de l&amp;eacute;gitime d&amp;eacute;fense.&lt;strong&gt;&quot; &lt;/strong&gt;L&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat a donc comme pr&amp;eacute;rogative et principale fonction de faire respecter la loi, l&amp;rsquo;ordre et la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; uniquement. Les seuls fonctionnaires, outre les politiciens, seront les juges et les forces de l&amp;rsquo;ordre. Un &amp;Eacute;tat minimal comme programme politique qu&amp;rsquo;adopteront plus tard les libertariens. Rien de tr&amp;egrave;s enthousiasmant, mais continuons tout de m&amp;ecirc;me.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour ce qui en est de la question des associations, l&amp;rsquo;auteur propose qu&amp;rsquo;elles soient volontaires, mais d&amp;rsquo;un autre c&amp;ocirc;t&amp;eacute; il est contre la r&amp;eacute;glementation du travail. On se demande alors &amp;agrave; quoi servirait une association syndicale si elle ne parvenait pas &amp;agrave; instituer des r&amp;egrave;gles qui r&amp;eacute;gissent le travail. Il faut dire que derri&amp;egrave;re le travail se pose une autre probl&amp;eacute;matique tr&amp;egrave;s importante&amp;nbsp;: la question des retraites et des pensions. Nous travaillons pour subsister, pour profiter du confort, mais surtout pour pouvoir cesser de travailler lorsque nos facult&amp;eacute;s d&amp;eacute;clineront et que nous manquerons de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie et de la force n&amp;eacute;cessaire pour &amp;ecirc;tre autonome. De pr&amp;eacute;tendre pouvoir s&amp;rsquo;organiser de mani&amp;egrave;re volontaire pour g&amp;eacute;rer nos &amp;eacute;conomies et pouvoir les faire fructifier est bien naif. C&amp;rsquo;est &amp;agrave; la fin du 19&lt;sup&gt;i&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; si&amp;egrave;cle que furent d&amp;eacute;couverts les calculs qui permirent, grace &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne capitalis&amp;eacute;, de pr&amp;eacute;voir les montants n&amp;eacute;cessaires &amp;agrave; soustraire sur chaque paye pour qu&amp;rsquo;au moment de la retraite nous puissions avoir le n&amp;eacute;cessaire et un certain confort ou pour palier aux impr&amp;eacute;vus. Aucun travailleur n&amp;rsquo;est comp&amp;eacute;tent pour faire ce type de calcul. Il faut qu&amp;rsquo;un organisme, de pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rence gouvernemental, s&amp;rsquo;occupe de cette t&amp;acirc;che. Certains diront b&amp;ecirc;tement que les entreprises peuvent jouer ce r&amp;ocirc;le. Et non. On voit bien ce qui arrive lorsqu&amp;rsquo;une compagnie fait faillite. Elle emporte avec elle, dans la d&amp;eacute;b&amp;acirc;cle, le fond de pension des travailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les pouvoirs publiques n&amp;rsquo;ont pas uniquement &amp;agrave; s&amp;rsquo;occuper de la loi et l&amp;rsquo;ordre, il faut aussi qu&amp;rsquo;ils assument certaines autres t&amp;acirc;ches qui ne sont pas du ressort des entreprises qui, elles, sont l&amp;agrave; pour maximiser les profits. Les auteurs comme Bastiat sont brillants et convaincants, mais &amp;eacute;vitent d&amp;rsquo;observer les faits sereinement, sans id&amp;eacute;ologie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ces auteurs, qui se disent &amp;eacute;conomistes, ont tout de m&amp;ecirc;me des propos valables&amp;nbsp;: &quot;il faut pourtant bien reconna&amp;icirc;tre que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est une organisation qui a pour &amp;eacute;l&amp;eacute;ment un agent intelligent, moral, dou&amp;eacute; de libre arbitre et perfectible. Si vous en &amp;ocirc;tez la libert&amp;eacute;, ce n'est plus qu'un triste et grossier m&amp;eacute;canisme&quot;. Mais ce sont des &amp;eacute;vidences que personne ne penserait r&amp;eacute;futer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Revenons encore aux lois sociales naturelles. Sa th&amp;egrave;se qui peut para&amp;icirc;tre simplificatrice &amp;agrave; l&amp;rsquo;extr&amp;ecirc;me est en fait tr&amp;egrave;s coh&amp;eacute;rente. Il ne dit pas que les lois sociales sont par essence harmoniques, mais elles le deviennent par t&amp;acirc;tonnement. &quot;Quand donc nous parlons d'harmonie, nous n'entendons pas dire que l'arrangement naturel du monde social soit tel que l'erreur et le vice en aient &amp;eacute;t&amp;eacute; exclus; soutenir cette th&amp;egrave;se en face des faits, ce serait pousser jusqu'&amp;agrave; la folie la manie du syst&amp;egrave;me. Pour que l'harmonie f&amp;ucirc;t sans dissonance, il faudrait ou que l'homme n'e&amp;ucirc;t pas de libre arbitre, ou qu'il f&amp;ucirc;t infaillible. Nous disons seulement ceci: les grandes tendances sociales sont harmoniques, en ce que, toute erreur menant &amp;agrave; une d&amp;eacute;ception et tout vice &amp;agrave; un ch&amp;acirc;timent, les dissonances tendent incessamment &amp;agrave; dispara&amp;icirc;tre.&quot; Ce qui peut aussi cr&amp;eacute;er une forme d&amp;rsquo;harmonie provient du fait que la sympathie est pr&amp;eacute;sente dans dans les sentiments de l&amp;rsquo;homme. &quot;&amp;nbsp;(&amp;hellip;)Les ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes du principe sympathique (sont) aussi naturel au c&amp;oelig;ur de l'homme que le principe de l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t personnel.&quot; Voil&amp;agrave; ce qui nous rassure tout de m&amp;ecirc;me un peu. Mais &amp;eacute;videmment, cette sympathie doit demeurer priv&amp;eacute;e et individuelle. Pas question selon notre auteur d&amp;rsquo;utiliser cette forme de g&amp;eacute;n&amp;eacute;rosit&amp;eacute; collectivement. De pr&amp;eacute;lever certaines sommes pour que le travailleur sans emploi momentan&amp;eacute;ment puisse se r&amp;eacute;organiser pour retrouver un travail. Aucune chance pour les perdants puisque selon ces raisonnements, un peu mesquins, le sort d&amp;rsquo;une personne ne repose qu&amp;rsquo;uniquement sur sa responsabilit&amp;eacute;. &amp;Agrave; lui d&amp;rsquo;avoir choisi le bon m&amp;eacute;tier qui sera pour toute sa vie en demande. Les choses sont plus complexes qu&amp;rsquo;&amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque o&amp;ugrave; Bastiat &amp;eacute;crivait (1849). &amp;Eacute;tant donn&amp;eacute; le d&amp;eacute;placement incessant des capitaux qu&amp;rsquo;a engendr&amp;eacute; la mondialisation, on doit admettre que les choses vont beaucoup plus rapidement que par le pass&amp;eacute;. On peut choisir un jour de prendre une formation d&amp;rsquo;ing&amp;eacute;nieur en &amp;eacute;lectronique et d&amp;eacute;couvrir quelques ann&amp;eacute;es plus tard que les firmes qui promettaient un avenir dans ce domaine ont maintenant choisie que ces op&amp;eacute;rations se feront dans d&amp;rsquo;autres pays o&amp;ugrave; les individus ont aussi re&amp;ccedil;u cette formation. L&amp;rsquo;&amp;eacute;tudiant en &amp;eacute;lectronique avait pourtant pris son avenir en main et a &amp;eacute;t&amp;eacute; responsable, mais l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat du march&amp;eacute; ne lui sourit plus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nous pouvons donc nous rendre compte que les d&amp;eacute;couvertes et la pens&amp;eacute;e des premiers &amp;eacute;conomistes demandent des nuances et des ajustements. Nul doute qu&amp;rsquo;il en va de m&amp;ecirc;me avec les &amp;eacute;conomistes contemporains, &amp;eacute;tant donn&amp;eacute; que la &quot;science&quot; &amp;eacute;conomique est souvent trop dogmatique. Nous l&amp;rsquo;avons vu avec la pr&amp;eacute;misse qui pr&amp;eacute;tend que la solidarit&amp;eacute; nuit &amp;agrave; la responsabilit&amp;eacute;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Continuons tout de m&amp;ecirc;me. Le texte apporte une dr&amp;ocirc;le d&amp;rsquo;id&amp;eacute;e qui ne sera probablement pas reprise par les successeurs de Bastiat. C&amp;rsquo;est la suivante&amp;nbsp;: au c&amp;oelig;ur de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; humaine il y a successivement le besoin-l&amp;rsquo;effort-la satisfaction. Ces trois termes ne reposent pas essentiellement dans l&amp;rsquo;individu. Certes oui pour le besoin et la satisfaction, qui sont dans l&amp;rsquo;individu, mais pas n&amp;eacute;cessairement pour ce qui en est de l&amp;rsquo;effort. La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tant bas&amp;eacute;e sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;change prioritairement, nous devons &amp;eacute;norm&amp;eacute;ment de satisfaction &amp;agrave; l&amp;rsquo;effort des autres. &quot;Ceci nous avertit que ce n'est ni dans les besoins ni dans les satisfactions, ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes essentiellement personnels et intransmissibles, mais dans la nature du terme moyen, des Efforts humains, qu'il faut chercher le principe social, l'origine de l'&amp;eacute;conomie politique.&quot; C&amp;rsquo;est effectivement une id&amp;eacute;e tr&amp;egrave;s int&amp;eacute;ressante. Dommage qu&amp;rsquo;elle n&amp;rsquo;a pas eu de post&amp;eacute;rit&amp;eacute;. &quot;C'est, en effet, cette facult&amp;eacute; donn&amp;eacute;e aux hommes, et aux hommes seuls, entre toutes les cr&amp;eacute;atures, de travailler les uns pour les autres; c'est cette transmission d'efforts, cet &amp;eacute;change de services, avec toutes les combinaisons compliqu&amp;eacute;es et infinies auxquelles il donne lieu &amp;agrave; travers le temps et l'espace, c'est l&amp;agrave; pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment ce qui constitue la science &amp;eacute;conomique, en montre l'origine et en d&amp;eacute;termine les limites.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Un exemple nous le fera mieux comprendre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Forment le domaine de l'&amp;eacute;conomie politique tout effort susceptible de satisfaire, &amp;agrave; charge de retour, les besoins d'une personne autre que celle qui l'a accompli, &amp;mdash; et, par suite, les besoins et satisfactions relatifs &amp;agrave; cette nature d'efforts. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ainsi, l'action de respirer, quoiqu'elle contienne les trois termes qui constituent le ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne &amp;eacute;conomique, n'appartient pourtant pas &amp;agrave; cette science et l'on en voit la raison: c'est qu'il s'agit ici d'un ensemble de faits dans lequel non-seulement les deux extr&amp;ecirc;mes: besoin et satisfaction, sont intransmissibles (ils le sont toujours), mais o&amp;ugrave; le terme moyen, l'Effort, est intransmissible aussi. Nous n'invoquons l'assistance de personne pour respirer; il n'y a l&amp;agrave; ni service &amp;agrave; recevoir ni service &amp;agrave; rendre; il y un fait individuel par nature et non social, qui ne peut, par cons&amp;eacute;quent, entrer dans une science toute de relation, comme l'indique son nom m&amp;ecirc;me. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais que, dans des circonstances particuli&amp;egrave;res, des hommes aient &amp;agrave; s'entr'aider pour respirer, comme lorsqu'un ouvrier descend dans une cloche &amp;agrave; plongeur, ou quand un m&amp;eacute;decin agit sur l'appareil pulmonaire, ou quand la police prend des mesures pour purifier l'air; alors il y a un besoin satisfait par l'effort d'une autre personne que celle qui l'&amp;eacute;prouve, il y a service rendu, et la respiration m&amp;ecirc;me entre, sous ce rapport du moins, quant &amp;agrave; l'assistance et &amp;agrave; la r&amp;eacute;mun&amp;eacute;ration, dans le cercle de l'&amp;eacute;conomie politique.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C&amp;rsquo;est ainsi que l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie peut &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;fini comme &amp;eacute;tant la th&amp;eacute;orie de l&amp;rsquo;&amp;eacute;change et de la valeur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;-------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour ne pas surcharger le texte, j&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;te ici ce r&amp;eacute;sum&amp;eacute; incomplet. Par contre, ceux qui voudraient avoir Les Harmonies &amp;eacute;conomiques, je peux vous le faire parvenir en document Word.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Les harmonies</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/03/17#201828</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C&amp;rsquo;est durant&amp;nbsp;notre jeunesse que nous sommes remplis d&amp;rsquo;id&amp;eacute;aux. Nous voulons changer le monde parce qu&amp;rsquo;il nous para&amp;icirc;t injuste dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat o&amp;ugrave; il se trouve. C&amp;rsquo;est aussi &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque de notre vie que nous sommes attir&amp;eacute;s par la litt&amp;eacute;rature socialiste. Ou devrait-on plut&amp;ocirc;t dire vers les auteurs qui s&amp;rsquo;indignent fortement devant les rapports entre &amp;ecirc;tres humains, qui leur semble souill&amp;eacute; exclusivement par l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t personnel. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour cette raison Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Bastiat a entrepris d&amp;rsquo;&amp;eacute;crire un ouvrage qui s&amp;rsquo;adresse aux jeunes gens, pour qu&amp;rsquo;ils ne soient pas d&amp;eacute;voy&amp;eacute;s par les consid&amp;eacute;rations utopiques, qui ont toutes pour pr&amp;eacute;misse que le monde est dysfonctionnel et antagonique. Le principe de base auquel Bastiat nous demande d&amp;rsquo;adh&amp;eacute;rer est le fait que l&amp;rsquo;&amp;eacute;change entre les diff&amp;eacute;rents agents am&amp;egrave;ne de l&amp;rsquo;harmonie. Qu&amp;rsquo;au fil des &amp;eacute;changes, nous en venons &amp;agrave; comprendre que pour r&amp;eacute;ussir &amp;agrave; combler notre d&amp;eacute;sir d&amp;rsquo;agir selon nos int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts propres, il faut&amp;nbsp;admettre qu&amp;rsquo;il y a des r&amp;egrave;gles du jeu que l&amp;rsquo;on se doit de respecter, si l&amp;rsquo;on veut parvenir &amp;agrave; r&amp;eacute;aliser nos objectifs. Ce qui entraine de la coh&amp;eacute;sion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Avant de continuer, retournons en arri&amp;egrave;re dans son texte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le titre de l&amp;rsquo;ouvrage &amp;eacute;tant les &lt;em&gt;Harmonies &amp;eacute;conomiques&lt;/em&gt;, qu&amp;rsquo;entend-il par cette proposition ? Il dit ceci&amp;nbsp;: &quot;&amp;nbsp;je voudrais vous mettre sur la voie de cette v&amp;eacute;rit&amp;eacute;: tous les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts l&amp;eacute;gitimes sont harmoniques&quot;. &amp;Eacute;videmment, la clef du probl&amp;egrave;me r&amp;eacute;side dans le mot l&amp;eacute;gitime, car il n&amp;rsquo;est pas vrai que tous les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts sont harmoniques. On a qu&amp;rsquo;&amp;agrave; penser aux pr&amp;eacute;dateurs qui s&amp;rsquo;emploient &amp;agrave; s&amp;rsquo;approprier un patrimoine non suveill&amp;eacute;. C&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire, &amp;agrave; la fois le bandit voleur, &amp;agrave; la fois le tradeur ou le pr&amp;eacute;sident d&amp;rsquo;une compagnie qui est pr&amp;ecirc;t &amp;agrave; tout pour pr&amp;eacute;senter un bilan impressionnant afin d&amp;rsquo;obtenir davantage de stock options pour augmenter ses r&amp;eacute;mun&amp;eacute;rations. Donc, il faut absolument dire les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts l&amp;eacute;gitimes sinon nous serions oblig&amp;eacute;s de refuser sa v&amp;eacute;rit&amp;eacute; en raison de l&amp;rsquo;assez grande proportion de pr&amp;eacute;dateurs qui font &amp;eacute;norm&amp;eacute;ment de mal &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts d&amp;eacute;boucheront sur l&amp;rsquo;harmonie ou sur l&amp;rsquo;antagonisme selon qu&amp;rsquo;ils sont l&amp;eacute;gitimes ou non.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;Eacute;videmment, on s&amp;rsquo;attendait &amp;agrave; voir encore et toujours le m&amp;ecirc;me raisonnement qu&amp;rsquo;emploiera le prestigieux Hayek pour disqualifier l&amp;rsquo;interventionnisme-socialiste. Qui dit ceci&amp;nbsp;: il y a hamonie quand il y a libert&amp;eacute; (ce qui veut aussi dire laissez-faire), il y a antagonisme lorsqu&amp;rsquo;il y a contrainte. Il faut, en ce sens, &quot;s'abstenir de contrarier et de d&amp;eacute;placer les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts&quot;. Aux yeux de Bastiat les socialistes de toute tendance voudront r&amp;eacute;duire les libert&amp;eacute;s pour instaurer une forme de contrainte qui modifiera les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts. &quot;La Contrainte peut se manifester, au contraire, par des formes et selon des vues en nombre infini. Les &amp;eacute;coles qui partent de cette donn&amp;eacute;e: Les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts sont antagoniques, n'ont donc encore rien fait pour la solution du probl&amp;egrave;me, si ce n'est qu'elles ont exclu la Libert&amp;eacute;. Il leur reste encore &amp;agrave; chercher, parmi les formes infinies de la Contrainte, quelle est la bonne, si tant est qu'une le soit. Et puis, pour derni&amp;egrave;re difficult&amp;eacute;, il leur restera &amp;agrave; faire accepter universellement par des hommes, par des agents libres, cette forme pr&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute;e de la Contrainte.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce qui aura pour cons&amp;eacute;quence d&amp;rsquo;instaurer un ordre social artificiel. Et &quot;il est clair que les socialistes n'ont pu se mettre en qu&amp;ecirc;te d'une organisation artificielle que parce qu'ils ont jug&amp;eacute; l'organisation naturelle mauvaise ou insuffisante&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce qui nous am&amp;egrave;ne &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat de nature que Rousseau affectionnait. Il est clair et il n&amp;rsquo;y a nul doute pour Bastiat que l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat de nature est une vu de l&amp;rsquo;esprit puisqu&amp;rsquo;aucun homme n&amp;rsquo;a jamais v&amp;eacute;cu v&amp;eacute;ritablement en solitaire. Les &amp;ecirc;tres humains &amp;eacute;tant gr&amp;eacute;gaires ils ont eu depuis toujours &amp;agrave; se plier &amp;agrave; des r&amp;egrave;gles de conduite strictes qu&amp;rsquo;impose le groupe. Il n&amp;rsquo;y a donc pas d&amp;rsquo;&amp;eacute;tat qui pr&amp;eacute;c&amp;egrave;de la vie collective et qui serait idyllique. Ce qui veut aussi dire, par le fait m&amp;ecirc;me, que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; n&amp;rsquo;a pas n&amp;eacute;cessairement corrompu l&amp;rsquo;homme, le rendant &amp;eacute;go&amp;iuml;ste et vaniteux, par exemple. C&amp;rsquo;est un point de vu qui se d&amp;eacute;fend. Mais soyons tout de m&amp;ecirc;me sceptiques. Il n&amp;rsquo;y a peut-&amp;ecirc;tre jamais eu d&amp;rsquo;&amp;eacute;tat de nature, sauf qu&amp;rsquo;avec la complexivit&amp;eacute; de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; sont apparus des comportements de pr&amp;eacute;dation qui peuvent ne pas &amp;ecirc;tre punis si l&amp;rsquo;on ne se fait pas prendre. Alors qu&amp;rsquo;auparavant, dans un &amp;eacute;tat ant&amp;eacute;rieur du d&amp;eacute;veloppement de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, au sein du groupe il &amp;eacute;tait interdit et puni d&amp;rsquo;avoir ce genre de comportement. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Revenons au propos de l&amp;rsquo;auteur. Il suppose que la vie en soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est naturellement harmonique du fait des &amp;eacute;changes qui demandent de respecter les r&amp;egrave;gles de r&amp;eacute;ciprocit&amp;eacute; et d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute;. Pour lui les tenants du socialisme errent lorsque ceux-ci disent que l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat naturel de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est plein d&amp;rsquo;antagonisme. Comme pour les lib&amp;eacute;raux, il consid&amp;egrave;re que l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t personnel ne nuit pas &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral. Encore ici il faut douter. Cette fa&amp;ccedil;on de voir le probl&amp;egrave;me ne correspond pas toujours aux faits observ&amp;eacute;s. Si une forte majorit&amp;eacute; agit en ne nuisant pas &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, il existe tout de m&amp;ecirc;me une minorit&amp;eacute; qui nuit excessivement au but de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; qui est d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter les conflits et la nuisance. Sa th&amp;egrave;se &amp;eacute;tant la suivante&amp;nbsp;: comme les relations sont harmonieuses au sein des &amp;eacute;changes il n&amp;rsquo;est pas n&amp;eacute;cessaire d&amp;rsquo;intervenir sur l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t des particuliers. Il ne sert donc &amp;agrave; rien comme le veulent les r&amp;eacute;formateurs de changer la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. D&amp;rsquo;autant plus que l&amp;rsquo;on ne sait pas par quoi l&amp;rsquo;a remplac&amp;eacute;. Et que si l&amp;rsquo;on essaie, cela risque d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre encore plus grave que la situation pr&amp;eacute;sente. On ne peut pas &amp;ecirc;tre plus conservateur. Il faut dire aussi que les socialistes contemporains ne sont plus ceux des grands &amp;eacute;crits de la tradition. Ils ne recherchent pas &amp;agrave; changer la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, mais &amp;agrave; la r&amp;eacute;former. J&amp;rsquo;ai d&amp;eacute;j&amp;agrave; dit ailleurs que le travail est une des occupations fondamentales depuis quelques si&amp;egrave;cles, parce qu&amp;rsquo;il permet d&amp;rsquo;acc&amp;eacute;der &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de consommation. Pour &amp;ecirc;tre plus pr&amp;eacute;cis, avant il existait le travail, aujourd&amp;rsquo;hui c&amp;rsquo;est devenu l&amp;rsquo;emploi. On peut travailler comme b&amp;eacute;n&amp;eacute;vole, mais ne pas avoir d&amp;rsquo;emploi. Ce qui fait que l&amp;rsquo;on n'est pas r&amp;eacute;mun&amp;eacute;r&amp;eacute; pour le travail que nous fournissons &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Et c&amp;rsquo;est justement une des priorit&amp;eacute;s des socialistes. De pouvoir reconna&amp;icirc;tre ce travail et le r&amp;eacute;mun&amp;eacute;rer. Mais c&amp;rsquo;est une autre histoire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Selon Bastiat les utopistes voient partout des antagonismes. &quot;Aussi ils ont vu l'antagonisme partout: entre le propri&amp;eacute;taire et le prol&amp;eacute;taire, entre le capital et le travail, entre le peuple et la bourgeoisie, entre l'agriculture et la fabrique, entre le campagnard et le citadin, entre le producteur et le consommateur.&quot; &quot;Et ceci explique comment il se fait qu'encore une sorte de philanthropie sentimentaliste habite leur c&amp;oelig;ur. Chacun d'eux r&amp;eacute;serve tout son amour pour la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; qu'il a r&amp;ecirc;v&amp;eacute;&amp;nbsp;; mais quant &amp;agrave; celle o&amp;ugrave; il nous a &amp;eacute;t&amp;eacute; donn&amp;eacute; de vivre, elle ne saurait s'&amp;eacute;crouler trop t&amp;ocirc;t &amp;agrave; leur gr&amp;eacute;, afin que sur ses d&amp;eacute;bris s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve la J&amp;eacute;rusalem nouvelle.&quot; Voulant distinguer le socialisme de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie politique il dit&amp;nbsp;: &quot;Ce qui s&amp;eacute;pare profond&amp;eacute;ment les deux &amp;eacute;coles, c'est la diff&amp;eacute;rence des m&amp;eacute;thodes. L'une, comme l'astrologie et l'alchimie, proc&amp;egrave;de par l'Imagination; l'autre, comme l'astronomie et la chimie, proc&amp;egrave;de par l'Observation.&quot; C&amp;rsquo;est une critique que reprendront les successeurs de Bastiat. &quot;Deux astronomes, observant le m&amp;ecirc;me fait, peuvent ne pas arriver au m&amp;ecirc;me r&amp;eacute;sultat. Malgr&amp;eacute; cette dissidence passag&amp;egrave;re, ils se sentent li&amp;eacute;s par le proc&amp;eacute;d&amp;eacute; commun qui t&amp;ocirc;t ou tard la fera cesser. Ils se reconnaissent de la m&amp;ecirc;me communion. Mais entre l'astronome qui observe et l'astrologue qui imagine, l'ab&amp;icirc;me est infranchissable, encore que, par hasard, ils se puissent quelquefois rencontrer. Il en est ainsi de l'&amp;eacute;conomie politique et du Socialisme.&quot; Ou encore&amp;nbsp;: &quot;les &amp;Eacute;conomistes observent l'homme, les lois de son organisation et les rapports sociaux qui r&amp;eacute;sultent de ces lois. Les Socialistes imaginent une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de fantaisie et ensuite un c&amp;oelig;ur humain assorti &amp;agrave; cette soci&amp;eacute;t&amp;eacute;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C&amp;rsquo;est peut-&amp;ecirc;tre une pr&amp;eacute;monition, mais les auteurs socialistes pr&amp;eacute;disent que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; se dirige droit vers un mur si elle ne se r&amp;eacute;forme pas et ne s&amp;rsquo;am&amp;eacute;liore pas. &quot;Enfin, ils vont bien plus loin encore. Ils s'en prennent &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; elle-m&amp;ecirc;me, ils menacent de la d&amp;eacute;truire pour la refaire, &amp;mdash; et pourquoi? Parce que, disent-ils, il est prouv&amp;eacute; par la science que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; actuelle est pouss&amp;eacute;e vers un ab&amp;icirc;me.&quot; Chose certaine &amp;agrave; encourager l&amp;rsquo;&amp;eacute;go&amp;iuml;sme, ce n&amp;rsquo;est s&amp;ucirc;rement pas la meilleure avenue pour le futur, si on se pr&amp;eacute;occupe de ce que l&amp;rsquo;on va laisser &amp;agrave; nos successeurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;Eacute;videmment, la conclusion des &amp;eacute;conomistes est la libert&amp;eacute;. Ou l&amp;rsquo;assujettissement de ceux qui n&amp;rsquo;ont que leur force de travail pour subsister. On sent bien qu&amp;rsquo;il y a une forme de malhonn&amp;ecirc;tet&amp;eacute; &amp;agrave; pr&amp;eacute;tendre qu&amp;rsquo;on d&amp;eacute;fend la libert&amp;eacute;. Et bien de la na&amp;iuml;vet&amp;eacute; &amp;agrave; pr&amp;eacute;tendre que &quot;les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts, abandonn&amp;eacute;s &amp;agrave; eux-m&amp;ecirc;mes, tendent &amp;agrave; des combinaisons harmoniques, &amp;agrave; la pr&amp;eacute;pond&amp;eacute;rance progressive du bien g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Enfin, il me semble qu&amp;rsquo;il se trahit&amp;nbsp;: &quot;l'id&amp;eacute;e dominante de cet &amp;eacute;crit, l'harmonie des int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts, est simple. La simplicit&amp;eacute; n'est-elle pas la pierre de touche de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;?&quot; Justement non. Ce n&amp;rsquo;est pas d&amp;rsquo;un th&amp;eacute;or&amp;egrave;me qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit, mais de la complexit&amp;eacute; de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par ailleurs, il peut nous sembler que les &amp;eacute;conomistes sont toujours trop optimistes. &quot;&amp;mdash; Voil&amp;agrave; bien, direz-vous, l'optimisme des &amp;eacute;conomistes! Ils sont tellement esclaves de leurs propres syst&amp;egrave;mes, qu'ils ferment les yeux (&amp;hellip;). En face de toutes les mis&amp;egrave;res, de toutes les injustices, de toutes les oppressions qui d&amp;eacute;solent l'humanit&amp;eacute;, ils nient imperturbablement le mal. L'odeur de la poudre des insurrections n'atteint pas leurs sens blas&amp;eacute;s; les pav&amp;eacute;s des barricades n'ont pas pour eux de langage; et la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; s'&amp;eacute;croulera qu'ils r&amp;eacute;p&amp;eacute;teront encore: &quot; Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.&quot;&amp;nbsp;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/03/11#201220</link> 

						<description> 
 &lt;B&gt;&lt;U&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Les renseignements&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Avec l’essor du développement de l’État moderne, les services de renseignements sont devenus vitaux. On distingue deux formes de renseignement&amp;nbsp;: le renseignement intérieur (FBI, MI5) et le renseignement extérieur (CIA, MI6)&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Mais comment définirait-on le renseignement? &quot;C’est le rôle du renseignement d’extraire la certitude de l’incertitude et de faciliter une décision cohérente dans un environnement incohérent.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Par ailleurs, comment légitime-t-on la nécessité des services de renseignement? &quot;La spécificité des services de renseignement est étroitement liée à l’État. Le pouvoir de l’État, caractérisé selon le sociologue Max Weber par la détention du monopole de la violence physique légitime, confère à ses services un statut particulier&quot; dans l’anticipation de la violence potentielle et dans sa neutralisation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Les mensonges de l’économie</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/02/18#198899</link> 

						<description> 
 &lt;FONT size=2&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;John Kenneth Galbraith, célèbre économiste américain, est l’auteur de Le capitalisme américain (1958), L’ère de l’opulence (1961) et Le nouvel État industriel (1967). Une de ses principales tâches fut de décrire l’avenir des sociétés industrielles. Il est bien loin d’attribuer au seul régime soviétique le rôle de planificateur dans l’organisation économique. Pour lui il y a autant de planification en régime capitalisme moderne. En cela il rejoint la position de Raymond Aron. Qui dit planification dit aussi, par le fait même, contrôle des prix. C’est que comme les grandes firmes investissent d’énormes capitaux pour standardiser et produire à grande échelle des biens de consommation, il ne serait pas logique de permettre la fixation des prix par le mécanisme de l’offre et de la demande. Ce serait trop risqué du point de vue de la rentabilité de l’entreprise. Il se peut qu’après quelques années les prix en viennent à se fixer librement, mais il ne serait en être question au début de la première période de production. Il faut avant tout qu’il y ait eu un fort retour sur investissement pour que l’entreprise redémarre une série de nouveaux investissements pour lancer un nouveau produit. À partir de ce moment, les anciens produits peuvent diminuer au niveau de leurs prix. Il est donc évident que l’État, le gouvernement, joue un rôle actif dans l’achat de matériaux à la fine pointe de la technologie&amp;nbsp;: électronique stratégique et armement, etc.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Quittons cette question importante pour entrer dans le dernier essai de Galbraith, Les mensonges de l’économie. Voyons comment il décrit le mensonge. &quot;Cet essai se propose de montrer comment, en fonction des pressions financières et politiques ou des modes du moment, les systèmes économiques et politiques cultivent leur propre version de la vérité. Une version qui n’entretient aucune relation nécessaire avec le réel.&quot; Si le titre de l’ouvrage est prometteur, s’il suscite chez le lecteur de grandes attentes, il faut dire toutefois que le résultat déçoit un peu. Ce n’est pas dans la tradition américaine des chercheurs et des penseurs d’être porté par la spéculation. Au contraire, les auteurs américains sont presque toujours terre-à-terre, pratique. Il y a peu de grandes envolées dans leur description du fonctionnement de la société. Mais procédons tout de même.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Les mensonges&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Galbraith débute son analyse en se questionnant sur les raisons du mensonge. Qu’est-ce qui explique que des agents particuliers (journalistes, vulgarisateurs, professeurs et économistes) colportent à ce point une version, une vision de la chose économique qui est si biaisée, déformée ? Est-ce innocemment et naïvement qu’ils perpétuent des postulats erronés qui ne correspondent pas avec la réalité des faits concrets et de l’expérience ? Il n’apporte pas vraiment de réponses à ces questions, sinon pour mentionner ce qu’il dit plus haut. Soit que les pressions financières et politiques amènent une certaine version de la compréhension des phénomènes économiques qui servent à maintenir la domination d’une classe d’individus qui possèdent les moyens de production et le grand capital. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le mensonge par excellence est le tout premier mensonge. Il concerne le capitalisme lui-même. Le terme capitalisme a eu au vingtième siècle une mauvaise réputation du fait des monopoles qui fixent les prix, de l’alternance de surproduction et de chômage de masse, de spéculation immobilière et boursière et de surinflation. On trouva donc un nouveau terme&amp;nbsp;: économie de marché. Mais le terme est un leurre, car qu’est-ce qu’un marché ? Ce serait un lieu de médiation entre l’offre et la demande dans lequel le principal bénéficiaire serait le consommateur. On dit ainsi que la fixation du prix du travail provient de la demande solvable du consommateur. Une belle entourloupette qui propose que la rémunération ne provient pas du patron, mais de l’acheteur de biens de consommation. On escamote ainsi la découverte de Marx, de la plus-value que confisque le détenteur de capitaux en ne rémunérant pas l’ouvrier selon la valeur de sa production. Que ce soit l’économie de marché ou le régime de la libre entreprise, on se doit de cacher et de soustraire à la réflexion le véritable fonctionnement de l’économie, pour maintenir en place l’assentiment des travailleurs envers le système. Pour Galbraith il serait plus judicieux de dire que &quot;la vie économique moderne est dominée par la société anonyme, et par le transfert du pouvoir, au sein de cette entité, de ses propriétaires les actionnaires, aujourd’hui plus élégamment nommés investisseurs, à ses cadres de direction. Telle est la dynamique de la vie d’entreprise. Les directeurs doivent l’emporter.&quot; Dans le nouvel État industriel il parlera de la technostructure comme étant le véritable centre de pouvoir de gestion, de planification et de décision. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;On ne peut donc pas dire qu’en économie de marché c’est le client qui prime, qui est roi et absolument libre, car &quot;aucun industriel important n’introduit un nouveau produit sans en stimuler la demande. Aucun ne se prive d’influencer et de soutenir la demande d’un produit existant. Intervient ici le monde de la publicité et des techniques commerciales, de la télévision, de la manipulation du consommateur. Et la souveraineté du client en pâtit.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;On croit aujourd’hui qu’une entreprise, un capitaliste n’a, à titre individuel, aucun pouvoir; en réalité, le marché est habilement géré dans tous ses aspects. Mais on ne le dit pas, même dans la plupart des cours d’économie. Voilà le mensonge.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le deuxième mensonge concerne le travail. Il faudrait utiliser 3 termes différents pour bien décrire la situation. Le premier terme pourrait être le labeur, pour caractériser les conditions difficiles que vivent certains ouvriers. Bien loin de se réaliser intellectuellement certaines tâches sont complètement abrutissantes, voire inhumaines. Pour d'autres, le terme travail s’applique bien puisqu’il est neutre. C’est-à-dire que l’exécution n’est pas trop pénible et le salaire quand même satisfaisant. Le troisième terme pourrait être la réalisation. Au sens où le travail apporte de la satisfaction, un certain développement intellectuel. Ce sont souvent ces tâches qui sont le mieux rémunérées. Je pense, par exemple, au cas d’un avocat célèbre qui possède la notoriété et qui fonde le revenu de son année sur 2 ou 3 grandes causes très rémunératrices et qui représente un défi intéressant, même si dans certain cas les causes qu’il défend ne sont pas tous respectables. Comme il y a plusieurs types de travailleur, il y a deux droits distincts&amp;nbsp;: celui des pauvres et celui des riches. &quot;Le travail est jugé essentiel pour les pauvres. S’en affranchir est louable pour les riches.&quot; &quot;Le loisir est une option acceptable pour les riches, mais reste un risque moral pour les pauvres.&quot; &quot;Donc, si l’oisiveté est bonne pour une certaine classe aux Etats-Unis et dans les pays avancés, elle est en général condamnée pour les plus défavorisés.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Un autre mensonge à trait au mythe des deux secteurs. Naïvement nous croyons qu’il y a le secteur public étatique et le secteur privé. Que chacun est distinct, avec des modes de fonctionnement différent. Mais pour Galbraith ce n’est pas ainsi que les choses se passent réellement. Il existe de la bureaucratie dans les grandes firmes. C’est-à-dire que certaines personnes exécutent des tâches fastidieuses de gestion qui se rapprochent des métiers de la fonction publique. Mais ce n’est pas sur ce point qu’il y a un problème. Disons que ses deux secteurs ne sont pas imperméables. Au contraire, beaucoup de décisions qui affectent le gouvernement sont prises par des acteurs du secteur privé. La meilleur exemple aux Etats-Unis se produit dans le secteur de l’armement. Ce sont des responsables des compagnies d’arme qui suggèrent ce qui sera acheté en fonction du développement technologique. D’autant plus qu’il y a des transfuges. Plusieurs personnes, provenant de diverses industries occupent des postes clé au pouvoir, et bien entendu ils prennent des décisions importantes et coûteuses souvent orientées par leur ancienne fonction qu’il occupait au privé. L’inverse est vrai. Suite à leur passage au gouvernement, certains finiront leur carrière au conseil d’administration de grandes corporations pour service rendu ou contrats alloués.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Passons au dernier mensonge. C’est un mensonge théorique qui pèche par simplisme. Comme si souvent de fois la réalité est plus nuancée que la construction idéale théorique. L’hypothèse est la suivante&amp;nbsp;: les banques centrales, et la Fed américaine, abaissent les taux d’intérêt durant les périodes de ralentissement économique pour inciter les consommateurs à emprunter tout comme les entreprises. À l’inverse, elle augmente le loyer sur l’argent (les taux) en période de surchauffe et d’inflation. En principe cela est sensé fonctionner à merveille, mais ce n’est pas le cas. Les entreprises ne vont pas contracter des prêts, investir, si les consommateurs ralentissent leurs achats ou les reportent à plus tard parce qu’ils craignent pour leurs emplois. Il n’y a donc aucune étude sérieuse qui tendrait à démontrer que les actions des grandes banques ont un influence notoire sur l’économie réelle.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;FONT size=5&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Les valeurs</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/02/03#197508</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;C&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;eacute;lestin Bougl&amp;eacute;, dans ses &lt;em&gt;Le&amp;ccedil;ons de sociologie sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution des valeurs&lt;/em&gt;, consid&amp;egrave;re que &quot;la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est essentiellement cr&amp;eacute;atrice d'id&amp;eacute;al&quot;. Par id&amp;eacute;al il entend le fait que nous formulons constamment des jugements de valeur. Mais avant de continuer son analyse, il faut faire une distinction. Nous faisons soit des jugements de fait soit des jugements de valeur. Par exemple, un jugement de fait serait de dire que la table est ronde, alors qu&amp;rsquo;un jugement de valeur serait d&amp;rsquo;appr&amp;eacute;cier la table comme &amp;eacute;tant belle. Les jugements de fait sont donc objectifs, tandis que les jugements de valeur sont subjectifs. Il faut ajouter par contre que les valeurs ne sont pas uniquement personnelles, car &quot;les jugements de valeur, bien loin de traduire mes seules pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rences personnelles, traduisent des sortes de r&amp;eacute;alit&amp;eacute;s qui s'imposent dans la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; o&amp;ugrave; je vis&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&quot;. Elles ne sont pas uniquement subjectives. &quot;Les valeurs seraient &lt;em&gt;objectives&lt;/em&gt; parce qu'&lt;em&gt;imp&amp;eacute;ratives&lt;/em&gt; et imp&amp;eacute;ratives parce que collectives&quot;. Il y a ainsi des rapports entre la psychologie et la sociologie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Il n'y a de valeurs qu'en fonction des d&amp;eacute;sirs.&quot; &quot;En m&amp;ecirc;me temps qu'&lt;em&gt;appr&amp;eacute;ciatifs&lt;/em&gt;, les jugements de valeur sont &lt;em&gt;attributifs&amp;nbsp;&lt;/em&gt;; ce qui veut dire que nous assignons &amp;agrave; un objet &amp;ndash; id&amp;eacute;al d'ailleurs ou mat&amp;eacute;riel, peu importe pour l'instant &amp;ndash; un prix ind&amp;eacute;pendant de nos impressions du moment, capable d'opposer une r&amp;eacute;sistance &amp;agrave; notre spontan&amp;eacute;it&amp;eacute;, de dominer nos pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rences propres et ainsi de rev&amp;ecirc;tir &amp;agrave; nos yeux une sorte de r&amp;eacute;alit&amp;eacute;.&quot;&amp;nbsp; Par ailleurs, les valeurs sont une source de satisfaction. Et ce qui distingue l&amp;rsquo;humain de l&amp;rsquo;animal c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;il est capable de se passionner pour des abstractions. Non seulement, il se passionne, mais &quot;il se bat pour toutes sortes de valeurs qui ne sont que des possibilit&amp;eacute;s&amp;nbsp;: pour la conqu&amp;ecirc;te de l'Or ou pour la conqu&amp;ecirc;te du Pouvoir&amp;nbsp;; pour la d&amp;eacute;fense d'un Drapeau ou pour celle de la Libert&amp;eacute;&quot;. Si les possibilit&amp;eacute;s futures ont un sens, le pass&amp;eacute; en a un aussi. C&amp;rsquo;est ainsi que des objets qui nous ont co&amp;ucirc;t&amp;eacute; des efforts rev&amp;ecirc;tent un prix suppl&amp;eacute;mentaire. Il s&amp;rsquo;y rattache une valeur sentimentale. &quot;N'arrive-t-il pas, par exemple, que la principale raison de notre attachement &amp;agrave; telle forme de culture soit dans la peine que son acquisition nous a co&amp;ucirc;t&amp;eacute;e&amp;nbsp;? Nous ne voulons pas que tant de peine soit perdue. La valeur se mesure non pas seulement aux produits escompt&amp;eacute;s, mais aux d&amp;eacute;penses consenties.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour qu&amp;rsquo;une valeur soit d&amp;eacute;sirable, il faut selon Georg Simmel qu&amp;rsquo;elle soit s&amp;eacute;par&amp;eacute;e par une certaine distance dans sa r&amp;eacute;alisation. Pour bien comprendre la formation du d&amp;eacute;sir comme processus collectif qui fait sens, il faut noter que l&amp;rsquo;on d&amp;eacute;sire avant tout ce qu&amp;rsquo;autrui d&amp;eacute;sire. &quot;Moins la possession est facile, et plus la valeur prend de relief.&quot; &quot;Par o&amp;ugrave; l'on voit que l'intelligence use de plus d'un proc&amp;eacute;d&amp;eacute; pour d&amp;eacute;border le cercle de l'impression momentan&amp;eacute;e&amp;nbsp;: tant&amp;ocirc;t escomptant les avantages, tant&amp;ocirc;t se rem&amp;eacute;morant les d&amp;eacute;penses, tant&amp;ocirc;t mesurant les r&amp;eacute;sistances, elle tend, par le travail multiforme de la r&amp;eacute;flexion sur les sentiments, &amp;agrave; projeter les valeurs hors de nous.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Mais la distance en question se trouve souvent accrue du seul fait qu'entre l'objet et nous, nos semblables s'interposent&amp;nbsp;: les semblables deviennent ais&amp;eacute;ment des concurrents. L'extension du cercle des demandeurs augmente l'intensit&amp;eacute; de la demande.&quot; &quot;La remarque des &amp;eacute;conomistes voudrait &amp;ecirc;tre g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;e&amp;nbsp;: la raret&amp;eacute; d&amp;eacute;cuple le prix. La difficult&amp;eacute; est une attraction.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Les valeurs sont accrues lorsqu'aux perspectives individuelles s'ajoutent les perspectives sociales.&quot; Il faut donc faire entrer ici l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une conscience collective. Et &quot;un lot commun d'id&amp;eacute;es, c'est d'abord, ce que nous pourrions appeler une conscience collective&quot;. &quot;Il faudrait dire plut&amp;ocirc;t un syst&amp;egrave;me, et qui est lui-m&amp;ecirc;me le r&amp;eacute;sultat d'une synth&amp;egrave;se.&quot; La conscience manifeste une vie intellectuelle qui est une vie de groupe. La conscience collective, n&amp;rsquo;est pas seulement, aux yeux de la sociologie, &quot;tendances communes, mais tendances originales et dominatrices&quot;. &quot;De l'association des hommes se d&amp;eacute;gage une force, dou&amp;eacute;e d'un pouvoir de pression aussi bien que d'attraction, et c'est pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment cette force originale que nous voyons &amp;agrave; l'&amp;oelig;uvre dans le monde des valeurs.&quot; Dans les &lt;em&gt;Formes &amp;eacute;l&amp;eacute;mentaires de la vie religieuse, &lt;/em&gt;Durkheim mentionne que la fonction la plus haute, la fonction caract&amp;eacute;ristique des soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s, c&amp;rsquo;est de cr&amp;eacute;er un id&amp;eacute;al. &quot;Les &amp;ecirc;tres sociaux ne tendent pas seulement &amp;agrave; prolonger leur propre vie&amp;nbsp;: ils travaillent &amp;agrave; rendre possible une vie sup&amp;eacute;rieure.&quot;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Pour Durkheim &quot;une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; ne peut ni se cr&amp;eacute;er, ni se recr&amp;eacute;er sans du m&amp;ecirc;me coup, cr&amp;eacute;er de l'id&amp;eacute;al&quot;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Noam Chomsky</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2009/01/20#196177</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;De la lecture du livre &lt;em&gt;Les dessous de la politique de l&amp;rsquo;Oncle Sam&lt;/em&gt;, de Chomsky, je retiens les propos suivants&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;Les secteurs de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie am&amp;eacute;ricaine qui sont capables de se d&amp;eacute;fendre sur le plan international sont en premier lieu ceux qui recoivent des subsides de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;agriculture capitaliste intensive (l&amp;rsquo;agrobusiness), les industrie de technologie de pointe, l&amp;rsquo;industrie pharmaceutique, la biotechnologie, etc. Ce syst&amp;egrave;me de subventions publiques et de profits priv&amp;eacute;s porte un nom&amp;nbsp;: la &quot;libre entreprise&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;Pour redresser les &amp;eacute;conomies de l&amp;rsquo;Europe d&amp;eacute;vast&amp;eacute;es par la guerre, avec le plan Marshall, ces derni&amp;egrave;res re&amp;ccedil;urent plus de 12 milliards de dollars en pr&amp;ecirc;ts et allocations, sommes qui servirent &amp;agrave; acheter un tiers des exportations am&amp;eacute;ricaines vers l&amp;rsquo;Europe durant l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e de pointe, 1949.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;Les Etats-Unis ne sont dispos&amp;eacute;s &amp;agrave; tol&amp;eacute;rer les r&amp;eacute;formes sociales que lorsque les droits des travailleurs ont &amp;eacute;t&amp;eacute; supprim&amp;eacute;s et qu&amp;rsquo;un climat favorable aux investisseurs &amp;eacute;trangers a &amp;eacute;t&amp;eacute; maintenu.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;Nous nous sommes fermement oppos&amp;eacute;s &amp;agrave; la d&amp;eacute;mocratie chaque fois que nous n&amp;rsquo;avons pas &amp;eacute;t&amp;eacute; s&amp;ucirc;rs de pouvoir en contr&amp;ocirc;ler les cons&amp;eacute;quences. Le probl&amp;egrave;me des vraies d&amp;eacute;mocraties est qu&amp;rsquo;elles sont suceptibles de tomber dans cette h&amp;eacute;r&amp;eacute;sie selon laquelle les gouvernements devraient r&amp;eacute;pondre aux besoins de leur propre population, au lieu de favoriser prioritairement les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts des investisseurs am&amp;eacute;ricains.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;Penez la libre entreprise. C&amp;rsquo;est un terme qui, dans la pratique, d&amp;eacute;signe un syst&amp;egrave;me de subventions publiques et de profits priv&amp;eacute;s, avec un intervention massive du gouvernement dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie pour maintenir l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat providence pour les riches.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;Ces secteurs (mass m&amp;eacute;dias, divertissement) du syst&amp;egrave;me doctrinal servent &amp;agrave; distraire la masse des prol&amp;eacute;taires et &amp;agrave; consolider les valeurs sociales de base&amp;nbsp;: la passivit&amp;eacute;, la soumission &amp;agrave; l&amp;rsquo;autorit&amp;eacute;, la sacro-sainte vertu de l&amp;rsquo;avidit&amp;eacute; et du gain personnel, le manque d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour autrui, la crainte d&amp;rsquo;ennemis r&amp;eacute;els ou imaginaires, etc.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;Penez le terme de conservateur, qui en est venu &amp;agrave; d&amp;eacute;signer les d&amp;eacute;fenseurs d&amp;rsquo;un &amp;Eacute;tat fort intervenant massivement dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie et dans la vie sociale. Ceux-ci pr&amp;eacute;conisent d&amp;rsquo;&amp;eacute;normes d&amp;eacute;penses publiques et un sommet jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale de mesures protectionnistes et d&amp;rsquo;assurance contre les risques du march&amp;eacute;; ils sont partisans de la restriction des libert&amp;eacute;s individuelles par toute une l&amp;eacute;gislation et un lourd appareil judiciaire; ils veulent prot&amp;eacute;ger l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat sacro-saint de tout contr&amp;ocirc;le indu de la part des citoyens que ces affaires ne concernent pas.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Arial;&quot;&gt;On peut discuter du terme de socialisme, mais s&amp;rsquo;il veut dire quelque chose, c&amp;rsquo;est le contr&amp;ocirc;le de la production par les travailleurs eux-m&amp;ecirc;mes, pas par les propri&amp;eacute;taires ou par les directeurs qui les m&amp;egrave;nent et contr&amp;ocirc;le toutes les d&amp;eacute;cisions, que ce soit dans les entreprises capitalistes ou dans l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat totalitaire. Parler de l&amp;rsquo;Union sovi&amp;eacute;tique comme d&amp;rsquo;un &amp;Eacute;tat socialiste est un cas int&amp;eacute;ressant de langage doctrinal &amp;agrave; double sens. Le coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat bolch&amp;eacute;vique d&amp;rsquo;octobre 1917 pla&amp;ccedil;a le pouvoir &amp;eacute;tatique dans les mains de L&amp;eacute;nine et de Trotsky, qui s&amp;rsquo;empress&amp;egrave;rent de d&amp;eacute;manteler les institutions socialistes naissantes qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;taient d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;es durant la r&amp;eacute;volution populaire des mois pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents &amp;ndash; les conseils de travailleurs, les Soviets, en fait tout organe sous contr&amp;ocirc;le populaire- et de convertir la force de travail en ce qu&amp;rsquo;ils appel&amp;egrave;rent une arm&amp;eacute;e du travail plac&amp;eacute; sous le commandement du chef.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/12/09#192387</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=4&gt;
&lt;P&gt;&quot;Le problème des drogues est un problème particulier, pour une raison symbolique: la drogue représente la perte de la responsabilité individuelle, le plaisir à la portée de tous à tout moment, un plaisir qui va à l'encontre de la discipline du travail et de la moralité qui sont l'armature de la société contemporaine. C'est le fondement symbolique de l'ordre social qui est mis en quelque sorte en question par la consommation des drogues.&quot;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le sens de la vie</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/11/16#189905</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;La question du sens de la vie est sinon une des plus importante, du moins comme elle nous intéresse tout autant que nous sommes, on est en droit d’affirmer qu’elle est la réflexion par excellence. Parti de l’ouvrage de Adler, La connaissance de l’homme, on doit compléter et terminer ses observations par son testament, Le sens de la vie. Bien qu’un peu décevant, ce texte nous offre des pistes pour méditer et comprendre ce sur quoi doit s’appuyer l’homme pour espérer être heureux. Comme d’habitude, mon interprétation de cet ouvrage sera très libre. Aussi j’y mettrai quelques observations personnelles.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour commencer, posons-nous la question suivante&amp;nbsp;: y a-t-il un sens à la vie? Pour pouvoir y répondre, il faut nuancer quelque peu. Comme certains l’ont mentionné, il se pourrait que la vie soit absurde. Car si on cherche des raisons ou une seule raison qui explique le phénomène de la vie humaine, nous sommes obligés d’avouer, qu’hormis le discours de la religion et certaines philosophies, la vie n’a pas de véritable finalité rationnelle. Il existe certes des règles comme l’instinct de reproduction et la sélection des caractères les mieux adaptés à la vie terrestre, mais cela ne nous fournit aucun appui pour déterminer la finalité entendue comme sens. Il nous faut donc introduire une distinction précieuse. Si il y a un sens, il se pourrait qu’il se divise en sens personnel et en sens collectif, social.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Commençons par le sens personnel ou plutôt expérienciel. Qu’est-ce qui dans la vie d’un homme procure une sensation, une expérience vécue, assez forte pour devenir signifiante de plénitude? Contrairement à ce que pourraient prétendre certains philosophes, ce n’est pas une manifestation de raison, mais c’est plutôt des épisodes de sensations qui permettent une forme de réconciliation avec le monde, notre vie et nos attentes ou nos espérances. Cette sensation, cette expérience fondamentale est évidemment la joie. On se trompe souvent lorsque l’on dit que l’on n’est pas heureux. Il faudrait peut-être, sans doute, s’avouer que nous sommes en faite que trop peu souvent joyeux. Lorsque nous employons l’expression la recherche du bonheur, c’est pour caractériser un ensemble d’états dans lesquels nous ne sommes pas inquiets, préoccupés et contrariés. Et il y a deux moments ou phénomènes où cela se produit&amp;nbsp;: la douce tranquillité de l’esprit et la joie. S’il existe un sens à la vie, c’est donc dans le fait qu’il faut espérer être le plus souvent et le plus longtemps possible sous l’emprise de la joie. Voilà en quelque sorte pour le sens personnel de la vie. Il faut maintenant trouver un point de liaison qui nous attache à la collectivité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Ici ce sera Adler qui va nous aider à comprendre. De manière assez expéditive, il nous propose trois dimensions pour répondre à la question. C’est la société, la profession et l’amour. Recommençons dès le début. Tout enfant est confronté à son sentiment de faiblesse et d’infériorité. Petit nous ne pouvons pas tout ce que peut l’adulte. Il y aura donc frustration dans un premier temps. Mais au fil de l’apprentissage et de l’âge, l’enfant prendra normalement de l’assurance et de la satisfaction de pouvoir réaliser des choses qui lui étaient impossibles hier. Il devra donc quitter son sentiment d’infériorité à condition qu’il se débarrasse du phantasme de toute puissance. On connaît l’attrait qu’exerce les super héros sur la vie infantile. D’une part il comprendra qu’il ne peut pas tout ce qu’il désire, et d'autre part qu’il existe une vie commune, à laquelle il doit se conformer&amp;nbsp;: le respect, le partage, les devoirs et les obligations. Bref le fameux principe de réalité chez Freud. Une fois tout ceci intégré il pourra concevoir qu’il est une personne unique et qui à de la valeur. Si ce n’est pas le cas, il continuera à nourrir son sentiment d’infériorité qui se surcompensera probablement par un complexe de supériorité&amp;nbsp;: il voudra écraser les autres. Dans le cas où tout a bien fonctionné, qu’elles seront les paramètres qui renforceront son sentiment de valeur, la bonne estime de soi? Ce sera la réalisation des trois dimensions déjà formulées. -La société&amp;nbsp;: il nous faut manifester de l’empathie, de la sympathie, de l’entraide, de l’écoute, de la solidarité, autrement dit de l’assistance. Adler va jusqu’à parler de sentiment de communion avec l’espèce humaine. -La profession&amp;nbsp;: étant donné la division du travail, notre rôle est d’accomplir des tâches qui profiteront à la société, qui l’enrichiront. Il faut donc tenter de s’épanouir tout en travaillant pour donner un sens à notre vie active. -L’amour&amp;nbsp;: le véritable amour entre deux êtres se manifeste avec de la camaraderie pour dédramatiser et dépassionner la relation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Ainsi, comme il a été mentionné, dès l’introduction, il y a deux façons de traiter la question du sens de la vie. La première, personnelle, est une série d’expérience vécue sous la forme de la joie. La seconde, collective, est le sentiment d’avoir de la valeur personellement et au sein de la société, en manifestant notre union sous forme de communion, en trouvant notre vocation dans le travail et en vivant l’amour serein.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Alfred Adler (La connaissance de l'homme)</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/10/29#187923</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Se connaître et se comprendre soi-même, &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;telle est la condition primordiale du bonheur.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Tout comme le dit, non sans une certaine ironie, Descartes, le jugement est la chose la mieux partagé, chez l’homme. On peut bien dire à quelqu’un qu’il manque de mémoire, mais il est impossible de lui dire qu’il manque de jugement; ce serait une grave offense. Aussi bien le traiter de sot.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour Adler, à la manière du conseil que donna Socrate, la connaissance de soi est absolument fondamentale pour parvenir au bonheur. On pourrait, en quelque sorte, dire qu’il faut connaître l’Homme en nous. Mais il y a un problème: c’est la double ignorance&amp;nbsp;: penser que nous savons, alors qu’en fait nous ne savons pas que nous ne savons. &quot;(D’aucuns), bien que n'ayant pas fait d'études, se tiennent pour des connaisseurs d'hommes; il s'en trouve (beaucoup) qui éprouveraient au premier abord un sentiment de contrariété, si on voulait les inciter à faire des progrès dans leur connaissance de l'homme.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il nous faut, pour pouvoir se connaître, avoir reconnu la valeur des hommes. Ce qui veut dire, que l’on y parvient &quot;soit par l'expérience de (notre) propre détresse d'âme, soit en sympathisant avec celle d'autrui&quot;. Cette forme de savoir, &quot;cette science exige de la modestie, (car il nous faut exclure et combattre nos) connaissances prématurées ou superflues&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Mais il y a bien un obstacle suplémentaire qui se présente&amp;nbsp;: on a beau se connaître, mais il faut aussi savoir ou avoir le courage de se transformer lorsque nous sommes fautif ou dans l’erreur. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le connaisseur&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Dans certaines circonstance nous éprouvons une forme de responsabilité&amp;nbsp;: celle de vouloir changer autrui. &quot;Changer un individu, l'entreprise n'est donc pas des plus aisées ; il y faut apporter de la circonspection et de la patience, il faut avant tout écarter toute vanité personnelle, car autrui n'a nullement l'obligation de servir à nous faire valoir.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Il n'est pas douteux que les gens se comporteraient bien mieux les uns envers les autres, qu'ils se rapprocheraient beaucoup plus, s'ils se comprenaient davantage.&quot; Pour Adler ce serait tout de même un des meilleur moyens de ne pas se tromper mutuellement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Mais que nous faut-il connaître au juste? &quot;Il (nous) faut avoir la capacité de reconnaître tout ce qu'il y a d'inconscient dans l'existence, tous les déguisements, dissimulations, masques, ruses, malices, afin d'y rendre attentifs ceux qui y sont exposés, et de venir à leur aide&quot;, et aussi de nous en prémunir nous-mêmes. Il en va de soi que nous ne pourrons y parvenir en instaurant que des principes théoriques. Il nous faut constamment revenir à l’observation des faits. &quot;Nous ne pouvons vivifier vraiment cette science qu'en pénétrant dans la vie et en y examinant et appliquant les principes acquis.&quot; Il faut dire que notre éducation nous a communiqué fort peu de connaissances à ce sujet. &quot;Il n'existe, d'ailleurs, pour la culture de la connaissance de l'homme, aucune tradition. Pas de doctrine, dans ce domaine; on en est encore au même point où se trouvait la chimie quand elle se réduisait à l'alchimie.&quot;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour l’auteur, le type d’individu le plus à même de parvenir à découvrir et à connaître l’homme est le pêcheur repentant. &quot;Celui qui, ou bien était présent dans tous les égarements de la vie psychique et s'en est libéré, ou bien en est passé à proximité.&quot; Ainsi pour que Socrate devienne un grand connaisseur d’hommes, il fallut qu’il se trompa souvent pour prendre conscience qu’il ne savait pas ou qu’il ne savait que trop peu de choses. Le meilleur connaisseur de l’homme sera celui qui aura traverser toutes les passions. &quot;Si nous nous demandons d'où cela vient, il faut reconnaître qu'un homme qui s'est élevé au-dessus des difficultés de la vie, en s'arrachant aux bourbiers, qui a trouvé la force de rejeter tout cela derrière soi et de s'élever en y échappant, sera nécessairement celui qui connaîtra le mieux aussi bien les bons que les mauvais côtés de l'existence.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il semble donc que soit imparti un devoir, une mission à ceux qui auront cherché et trouvé la connaissance de l’homme; soit celle qui &quot;consiste à briser les cadres où (les) hommes sont enfermés, pour autant que ces cadres s'avèrent non appropriés à la vie; il faut leur ôter la fausse perspective qui les fait errer dans l'existence, et leur en présenter une autre, plus adéquate à la vie collective et aux possibilités de bonheur que peut comporter leurs existences&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;L’âme et la vie psychique&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;L’âme, qui ne peut être attribuée qu’aux animaux supérieurs, se caractérise par le mouvement. Seuls les êtres se mouvant possèdent les caractéristiques de la volonté. C’est-à-dire la capacité d’interréagir sur les événements et les situations qui leur sont offerts pour assumer leur perpétuation et leur survie. Ce qui nous porte à dire que l’âme agit selon des buts. Chez l’homme, la richesse de la vie psychique et de l’esprit introduit un objectif tout à fait particulier. Selon les différents points de vue la finalité de la vie se résume en contentement, en joie ou en béatitude.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Mais d’une certaine manière l’homme est &quot;un être inférieur. Mais cette infériorité qui lui est inhérente, dont il prend conscience en un sentiment de limitation et d'insécurité, agit comme un charme stimulant,&lt;I&gt; &lt;/I&gt;pour découvrir une voie où réaliser l'adaptation à cette vie, où prendre soin&lt;I&gt; &lt;/I&gt;de se créer des situations dans lesquelles apparaîtront égalisés (désactivés) les désavantages de la position humaine dans la nature&quot;. Cette infériorité, il la surmonte par l’association, la vie commune de groupe et l’esprit de solidarité. &quot;Seule la vie collective permet à l'homme, par une sorte de division du travail, d'affronter des tâches où l'individu isolé aurait fatalement succombé. Seule la division du travail (est) en état de procurer à l'homme des armes offensives et défensives et d'une manière générale tous les biens dont il (a) besoin pour se maintenir et que nous comprenons aujourd'hui dans la notion de la culture.&quot; &quot;Il n'y a dans l'histoire de la culture humaine aucune forme de vie qui ne serait menée socialement. Nulle part des hommes n'ont paru autrement qu'en société.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Le genre humain, lui aussi, sert à ce but de l'association; de là vient que l'organe psychique de l'homme soit tout pénétré des conditions d'une (vie collective).&quot; L’homme &quot;n'est pas assez fort pour pouvoir vivre seul. Il ne saurait offrir à la nature qu'une résistance minime; il a besoin d'une plus grande masse de secours pour assurer sa subsistance, pour s'entretenir&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;C’est ici qu’apparaît la fonction du psychisme. &quot;Seul l'organe psychique pouvait apporter un secours vraiment rapide, remplaçant ce qui manquait à l'homme comme valeur organique.&quot; &quot;(…) La société jouait aussi un rôle essentiel, il fallait que, dès le début, l'organe psychique comptât avec les conditions de la collectivité. Toutes ses capacités se sont développées sur une base portant en soi le trait d'une vie sociale.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;La vie en société permis que se développa le langage et la logique, comme processus de compréhension générale. &quot;La pensée logique n'est possible que si elle dispose du langage, qui seul, en permettant la formation de notions, nous met en mesure d'admettre des distinctions et d'établir des conceptions qui ne soient pas propriété privée mais bien commun.&quot; &quot;Nous arrivons ainsi à reconnaître que les notions de raison, de logique, d'éthique et d'esthétique n'ont pu prendre naissance que dans une vie collective des hommes, mais qu'en même temps elles sont les moyens de liaison destinés à protéger la culture contre toute décadence.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Les problèmes et obstacles à la condition de l’homme&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;On peut dire qu’un des premiers sentiments de l’enfant est le sentiment d’infériorité par rapport au monde ambiant des adultes.&amp;nbsp;Adler traite brièvement de cette question dans le chapître &lt;I&gt;Compensation du sentiment d’infériorité, tendance à se faire valoir et à la supériorité&lt;/I&gt;. Parce que l’enfant veut être apprécier, il tentera de trouver des moyens d’être reconnu et valorisé. &quot;Dès les premières années de l'enfance, (se manifeste) le désir de se pousser au premier rang, d'obliger l'attention des parents à se porter sur vous. Tels sont les premiers indices de cette impulsion ouverte à être apprécié, estime, qui se développe sous l'influence du sentiment d'infériorité et qui amène l'enfant à se fixer un but où il apparaîtra supérieur à son milieu ambiant.&quot; En quequelque sorte, ce sentiment d’infériorité aura comme corélat de nous familiariser avec la notion de but et d’objectif. &quot;La faculté psychique de tendre à un but n'est donc pas la simple forme de nos considérations ; elle est ainsi un fait fondamental.&quot; Il y a toutefois un problème qui se pose. Celui de la puissance. &quot;Quant à savoir comment &lt;I&gt;l'impulsion à la puissance, &lt;/I&gt;ce mal le plus lancinant pour la culture humaine, peut être affronté et activement retourné de la manière la plus profitable, la difficulté provient de ce qu'à l'époque où cette tendance apparaît, il est malaisé de s'entendre avec l'enfant. Bien plus tard seulement on pourra commencer à produire de la clarté et à intervenir dans un développement défectueux, pour l'améliorer. Cependant la coexistence avec l'enfant offre déjà la possibilité d'agir en ce sens, si l'on s'applique à développer le sentiment de communion humaine, présent en chaque enfant, de telle sorte que l'impulsion à la puissance ne risque plus de prédominer.&quot; Cette impulsion à la puissance, les enfants la vivent avec une certaine culpabilité ou du moins tente-t-il de la disimuler. &quot;&amp;nbsp;Ils la dissimulent et c'est secrètement qu'ils cherchent à la mettre en oeuvre, sous le couvert de leur bonne volonté et de leurs sentiments affectueux. Ils évitent avec pudeur d'être surpris sur le fait. L'impérieuse soif de puissance non contrariée, qui s'efforce d'aller redoublant, produit des désordres dans le développement de la vie psychique enfantine, en sorte qu'exacerbée, la volonté de conquérir sécurité et pouvoir peut faire dégénérer le courage en effronterie, l'obéissance en sournoiserie et la tendresse en une ruse destinée à faire céder les autres, à obtenir d'eux obéissance et soumission; tous les traits du caractère sont ainsi susceptibles d'adjoindre à leur nature ouvertement manifestée un appoint d'astucieuse poursuite de la supériorité.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il est certain que l’enfant doit se sortir de son sentiment d’infériorité, sinon il mésusera du penchant à surutiliser la puissance. L’éducation devient ainsi une façon de l’aider à sortir de son insécurité, en lui permettant d’acquérir des savoirs faire utiles et pratiques et de lui permettre d’avoir un optique de considération pour autrui. &quot;Ainsi se réalisera l'issue, la compensation, que l'enfant cherche pour son sentiment d'infériorité.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Si le sujet ne trouve pas à résoudre son sentiment d’infériorité il se produira une surcompensation maladive. &quot;Tels sont avant tout la vanité, l'orgueil et, une impulsion à surpasser les autres à tout prix, ce qui peut aussi se présenter de telle sorte que les intéressés, sans tendre eux-mêmes toujours plus haut, se contentent de l'abaissement d'un autre. La distance, la grande différence entre eux et autrui, leur importe alors par-dessus tout. Au demeurant, la position ainsi prise envers la vie ne trouble pas seulement l'entourage ; elle laisse au sujet lui-même une impression désagréable, puisqu'elle le pénètre tellement des ombres de la vie qu'il ne saurait voir éclore aucune joie authentique.&quot; Il en résultat que l’enfant commencera très tôt à manifester &quot;une conception pessimiste du monde&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Finalement, vaincre le désir de puissance et le sentiment d’infériorité apparaîtra comme une mesure qui fera paraître la vie comme valant d'être vécue.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Nous comprendrons aussi que &quot;la faculté psychique de tendre à un but n'est donc pas la simple forme de nos considérations ; elle est ainsi un fait fondamental&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;La difficulté d’être femme&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Avant de parler du problème féminin, il faut tirer les conclusions de ce qui a été dit précédemment. Premièrement, et ce n’est pas explicitement dit dans l’ouvrage d’Adler, le sentiment de puissance, inhérent à tout enfant, doit se transformer et se tempérer. Ce sentiment doit se modifier pour devenir l’obligation d’avoir l’impression d’être en contrôle, bref, d’avoir le contrôle sur notre propre vie. Évidemment, il ne serait être question d’élargir indûment ce contrôle pour qu’il s’exerce sur autrui. L’autre devant lui aussi manifester son propre contrôle sur lui-même. Ceci se comprend aisément, car il n’y a rien de plus déstabilisant que de perdre le contrôle.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Deuxièmement il faut mentionner que le sentiment d’infériorité que l’enfant éprouve face aux adultes qui peuvent plus que l’enfant doit disparaître avec le temps lorsque les moyens de celui-ci s’affinent et s’augmentent. C’est dire toute l’impossibilité que vivent chacun de nous devant des situations où l’on se retrouve en position d’infériorité. On connaît la suite, la résultante&amp;nbsp;: la surcompensation. Tout être humain aura dans ce cas précis l’obligation de se révolter.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Et c’est ici qu’apparaît la problématique féminine. Durant l’enfance, les parents auront tendance à permettre davantage aux garçons. Dans d’autres cas ils mentionneront que ce n’est pas pareil pour ton frère. Pire encore, les parents, dans certains cas, feront davantage d’effort pour que les garçons en viennent à occuper une place avantageuse dans la vie. Il y a aussi le discours qui invite les fillettes à être moins combatives et plus passives, plus disciplinées. On prépare ainsi les jeunes filles à occuper un rôle secondaire lorsqu’elles fonderont un foyer, l’emphase étant mise sur l’homme, le père. Heureusement, aujourd’hui, ces mauvaises tangentes dans l’éducation des enfants ne se manifestent plus autant que par le passé. Il n’en demeure pas moins que les fillettes auront tendance à se révolter lorsqu’elles seront confronté au sentiment d’infériorité. Certaines utiliseront, de manière exagérée, la séduction pour reprendre le contrôle sur les hommes, mais c’est évidemment une impasse, car elle continue et perpétue le sentiment de puissance originelle, non civilisée.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;L'on doit donc garder présente à l'esprit les difficultés inhérentes au développement psychique des jeunes filles, pour se convaincre qu'il serait illusoire d'attendre une pleine réconciliation de la femme avec la vie, avec les réalités de notre civilisation et les formes de notre vie commune, aussi longtemps que ne lui sera pas garantie l'égalité avec l'autre sexe.&quot; &quot;Ce qu'il faut que la culture nous procure au plus tôt, ce sont des modes d'éducation féminine, qui produisent une meilleure réconciliation avec la vie.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour permettre que les tensions soient minimes entre hommes et femmes au sein du couple et dans la famille, il faut donc que les deux individus aient le contrôle sur leur vie et qu’aucune des deux personnes ne manifeste un sentiment de supériorité au dépend de l’infériorité de l’autre, de sa perte de contrôle. Car &quot;la marque caractéristique d'une réconciliation, d'une égalisation des deux sexes n'est autre que &lt;/FONT&gt;&lt;I&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;l'esprit de camaraderie&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/I&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le besoin de supériorité&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Parmi les affections constantes, le besoin, le désir et l’objectif de se sentir supérieur est constant et universel chez l’homme normalement constitué. Mais c’est une question de degré, car ce sentiment ne doit pas dégénérer et finir en despote désir de supériorité face et contre autrui. Ainsi nous éprouvons un sentiment de supériorité quand nous nous avons un plein contrôle de soi alors que d’autres êtres, des proches perdent le contrôle. Le sentiment de communion aidant, dans les situations avec nos proches et nos intimes lorsque l’on constate que l’autre est en détresse parce qu’il perd le contrôle, il nous vient tout naturellement le réflexe d’aider cet être aimé à reprendre le contrôle de sa vie. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il ne serait pas indu et exagéré de considérer que le principal ingrédient contribuant au bonheur est le sentiment de supériorité, qui est une forme de fierté d’être arrivé où nous sommes. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Cette conclusion à laquelle j’arrive est toute personnelle, car il semble que pour Adler le sentiment de supériorité est néfaste et entrave le sentiment de communion. &quot;Finalement nous sommes arrivés - et ce fut notre seconde norme pour juger un caractère - à constater que les forces dont le sentiment de communion humaine est le plus fortement exposé à subir l'action hostile, sont des mouvements exprimant l'impulsion à la puissance et à la supériorité.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Je crois, pour ma part que la volonté de puissance est saine si elle ne devient pas prédominante. Autrement dit, l’empathie et le sentiment de communion peuvent cohexister avec le sentiment de supériorité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Mais sa position n’est pas si claire. Il dit ainsi que &quot;les différences entre les individus sont conditionnées par l'intensité du sentiment de communion humaine et de la tendance à la puissance, facteurs qui s'influencent mutuellement&quot;. Il semblerait que pour lui le sentiment de communion doit corriger le sentiment de supériorité. Pour ma part, je crois que le sentiment de puissance est inévitable et pas nécessairement néfaste. Redisons-le c’est une question de degrés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Ses propos sur la vanité nous ouvrent une certaine piste. &quot;Aussitôt que prédomine la tendance à se faire valoir, elle provoque dans la vie psychique une tension accrue, en sorte que l'individu conçoit plus nettement son but qui lui vaudra puissance et supériorité, et qu'il s'applique à l'atteindre par des mouvements renforcés. Sa vie devient comme l'attente d'un grand triomphe. Un tel homme ne peut que perdre le sens de l'objectivité, du réel, puisqu'il perd le contact avec la vie et se préoccupe continuellement de savoir quelle impression il produit sur les autres, ce que les autres pensent de lui.&quot; &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Dans ce cas précis, une nuance s’impose. Il n’est sans doute pas néfaste d’aspirer à la reconnaissance des pairs, à savoir ce que vaut notre travail selon le jugement de nos pairs compétent dans le domaine. Par contre, le désir de célébrité devient maladif et négatif puisqu’il vise la célébrité narcissique et la tendance immature à vouloir savoir quelle impression nous suscitons chez les autres.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Lorsqu'elle dépasse un certain niveau, la vanité devient extrêmement dangereuse. Indépendamment du fait qu'elle contraint l'individu à se dispenser en une variété d'entreprises inutiles visant plus au paraître qu'à l'être, qu'elle le porte à penser avant tout à soi, à ne tenir compte tout au plus que du jugement des autres sur sa personne, sa vanité lui fait aisément perdre le contact avec la réalité. Il se meut sans comprendre les relations humaines, sans cohésion avec la vie; il oublie ce que la vie réclame de lui, et ce qu'il aurait à faire, à donner, en sa qualité d'homme. Plus qu'aucun autre vice, la vanité est susceptible de détourner l'individu de son libre développement, car il se demande toujours si finalement apparaît pour lui un avantage.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour masquer et embellir la vanité on peut faire appel à l’ambition et mentionner que rien de grand n’aurait pu s’accomplir sans elle. Mais c’est un sophisme. &amp;nbsp;&quot;Une objection courante se réfère aux grandes réalisations que l'humanité n'aurait pu mettre sur pied si elle avait ignoré l'ambition. Fausse apparence, fausse perspective. Aucun individu n'étant dépourvu de toute vanité, chacun possède aussi quelque pointe d'ambition. Mais ce n'est certainement pas cela qui peut donner la direction et conférer au sujet la force d'accomplir d'utiles productions. Celles-ci ne sauraient procéder que du sentiment de communion humaine. Une œuvre de génie n'est pas possible si, d'une manière ou d'une autre, la communion humaine n'a été prise en considération.&quot; Encore ici l’on constate que pour Adler prime la noblesse et l’efficace du sentiment de communion.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;Il était donc important de terminer avec la vanité, puisqu’elle est si fréquente et si nuissible que &quot;le développement hypertrophié de l'ambition et de la vanité fait obstacle au progrès régulier de l'individu, contrarie ou même rend impossible le développement du sentiment de communion humaine&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Castoriadis</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/10/15#186224</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour Cornélius Castoriadis, à presque toutes les époques et dans presque la totalité des premières civilisations, les sociétés se sont instituées à partir de la clôture du sens hérité, et non pas grâce à l’interrogation, qui, elle, se manifestera plus tard dans l’histoire. L’homme étant un être qui a besoin de sens pour agir et pour fonder sa collectivité sur des règles et des coutumes, en premier lieu, et par la suite sur des lois et une constitution, il en résulte que c’est prioritairement sur le passé des héros fondateurs et sur les règles qu’ont laissé les sages que se fonderont les institutions. Dans ce cas précis, l’homme n’est pas autonome, puisqu’une grande part de sa conduite et de ses activités lui viennent du passé et de l’héritage des grands textes&amp;nbsp;: la Bible, le Coran, etc. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;La plus grande partie de l’histoire et de la préhistoire se déroule ainsi sous le registre de l’hétéronomie. Castoriadis emploie l’expression de la clôture du sens, puisque le sens nous vient de codes qui indique aux hommes la presque totalité de leurs activités et aussi ce à quoi ils doivent penser à propos des dieux et du sacré. En quelque sorte, le terme indique que le sens n’est pas recherché par la réflexion libre et délibérative. La coutume est la coutume et la loi est la loi&amp;nbsp;; il n’y a rien à y redire.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Par contre, arrivera un moment dans l’histoire ( la Grèce au 7&lt;SUP&gt;ième&lt;/SUP&gt; siècle avant J.-C.) où naîtra simultanément la politique et la philosophie. Il se produit alors la rupture de la clôture et l’auto-instauration du sens par la réflexion et la confrontation des positions des individus. La faculté qui permet cette activité révolutionnaire est l’imaginaire radical. Loin de donner uniquement de la fiction et du récit mythique, l’imagination permet de concevoir une organisation sociale qui permettra aux individus de vivre avec une relative autonomie. L’organisation politique tendra, à ce moment, à inclure la capacité qu’a le citoyen à examiner certaines activités, certains événements et à y apporter une solution qui manifeste le pouvoir rationnel de détermination. Cette forme de gouvernance, on le sait, donnera lieu à la démocratie athénienne. Forme unique et institution particulière qui encouragent l’autonomie des citoyens.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour ce qui en est de la naissance de la philosophie, qui s’est affranchi de la pensée mythique, elle commence avec la question&amp;nbsp;: que dois-je penser&amp;nbsp;? &quot;Mais dire&amp;nbsp;: que dois-je penser&amp;nbsp;?, c’est ipso facto mettre en cause et en question les représentations instituées et héritées de la collectivité, de la tribu, et ouvrir la voie à une interrogation interminable.&quot; Cette activité de la pensée mènera à l’autonomie. Qu’est- ce que cette autonomie&amp;nbsp;? : se donner à soi-même ses règles et ses lois. Et évidemment, faire de même avec les lois sociales et les institutions; chaque homme ayant le pouvoir et la possibilité d’observer les lois et de les remettre en question tout en en proposant d’autres plus légitimes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Démocratie et autonomie&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;La démocratie que nous connaissons n’est plus la démocratie athénienne. En quoi est-elle si différente&amp;nbsp;? Il faut faire, pour y répondre, une distinction sémantique. Il y a l’épistémê (la science, la connaissance), la technê (la technique, le savoir-faire des différents métiers) et la doxa (l’opinion). Tout dépend, dès lors, des différents métiers et activités. Si l’on veut construire un bateau ou des bâtiments on choisira (élira) celui ou ceux qui possèdent le savoir-faire et la technique pour mener à bien ces entreprises. S’il est question de guerre, les citoyens éliront celui qui semble le plus doué en stratégie militaire&amp;nbsp;: Périclès, par exemple. Par contre, pour certaines fonctions (magistrats) qui ne demandent pas d’expertise, mais plutôt du jugement, les athéniens tiraient au sort pour savoir qui occuperait ce poste pour un certain temps prédéfini. Dans ces fonctions particulières les individus auront alors à convaincre leurs concitoyens qui, eux, auront à juger selon leurs opinions. Et c’est justement ce qui encourage l’autonomie de la raison et l’auto-institution des lois. (Il faut ajouter que ce qui légitimise le principe de la majorité, lors de votations, est l’exacte équivalence de toutes les opinions; chacune se valant.) En d’autres mots, la politique, pour une large part était, pour les Athéniens, affaire d’opinions, et non d’expertise. Il pouvait en être ainsi dans une société ou les membres avaient la possibilité de prendre le temps de délibérer, puisque la grande partie des activités productives étaient le lot des esclaves. Pour nous, ce n’est plus le cas. Les citoyens n’ayant plus le temps pour se livrer à la politique, nous sommes donc dans une démocratie représentative, et non plus dans une démocratie directe.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Par contre, &quot;il faut remarquer que le premier qui ose se présenter avec des prétentions à une épistémê politique est évidemment Platon. C’est Platon qui proclame qu’il faut en finir avec cette aberration que constitue le gouvernement par des hommes qui ne sont que dans la doxa, et confier la politeis et la conduite des affaires à des possesseurs du vrai savoir, les philosophes.&quot; Malheureusement pour la démocratie, à l’époque de Platon, celle-ci avait déjà dégénérée en une suite de régimes tous déficiants et ne répondant plus à l’autolimitation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Justement, pour pouvoir fonctionner, la démocratie à besoin de limitations, et les citoyens, se donnant leurs propres règles, doivent s’autolimiter. &quot;Le problème fondamental de la démocratie est celui de l’autolimitation, problème directement issu de la perte de toute signification substantielle : les significations héritées, en étant mises en question, s’ouvrent aux doxai, mais, en retour, ne peuvent plus indiquer comment et jusqu’où agir.&quot; Et &quot;la liberté, c’est l’activité. Elle est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est-à-dire sait qu’elle peut tout faire, mais qu’elle ne doit pas tout faire.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il en va de soi que pour Castoriadis la société dans laquelle nous vivons ne parvient plus à s’autolimiter.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/10/13#185966</link> 

						<description> 
 &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;La production m&amp;eacute;diatique repose sur cinq filtres. Le premier est celui que constituent la taille, l&amp;rsquo;appartenance et l&amp;rsquo;orientation vers le profit des m&amp;eacute;dias. Les m&amp;eacute;dias appartiennent &amp;agrave; des corporations et &amp;agrave; des personnes tr&amp;egrave;s fortun&amp;eacute;es, qui les contr&amp;ocirc;lent. On doit pr&amp;eacute;sumer que cela constituera un biais. [&amp;hellip;] Le deuxi&amp;egrave;me est celui de la d&amp;eacute;pendance des m&amp;eacute;dias envers la publicit&amp;eacute;. Les m&amp;eacute;dias vendent moins des informations &amp;agrave; un public que du public &amp;agrave; des annonceurs. Vous ne vous en doutez peut-&amp;ecirc;tre pas mais, lorsque vous achetez un quotidien, vous &amp;ecirc;tes vous-m&amp;ecirc;me le produit. [&amp;hellip;] Le troisi&amp;egrave;me filtre est constitu&amp;eacute; par la d&amp;eacute;pendance des m&amp;eacute;dias &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard de certaines sources d&amp;rsquo;information: le gouvernement, les entreprises elles-m&amp;ecirc;mes &amp;ndash; notamment par l&amp;rsquo;interm&amp;eacute;diaire des firmes de relations publiques &amp;ndash; les groupes de pression, les agences de presse. [&amp;hellip;] Le quatri&amp;egrave;me filtre est celui des flaks, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire les critiques que les puissants adressent aux m&amp;eacute;dias et qui servent &amp;agrave; les discipliner. [&amp;hellip;] Le cinqui&amp;egrave;me et dernier filtre est baptis&amp;eacute; par Herman et Chomsky l&amp;rsquo;anticommunisme; cette d&amp;eacute;nomination est &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;vidence marqu&amp;eacute;e par la conjoncture am&amp;eacute;ricaine. Elle renvoie plus largement, en fait, &amp;agrave; l&amp;rsquo;hostilit&amp;eacute; des m&amp;eacute;dias envers toute perspective de gauche, socialiste, progressiste, etc. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/10/01#184555</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;LA D&amp;Eacute;MOCRATIE MODERNE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;Agrave; parler strictement le m&amp;ecirc;me langage que Jean-Jacques Rousseau, le Canada, comme bien d'autres pays modernes, ne serait pas une d&amp;eacute;mocratie mais bien une aristocratie &amp;eacute;lective, c'est-&amp;agrave;-dire un r&amp;eacute;gime politique o&amp;ugrave; les pouvoirs l&amp;eacute;gislatif, ex&amp;eacute;cutif et judiciaire sont confi&amp;eacute;s &amp;agrave; un petit nombre de repr&amp;eacute;sentants &amp;eacute;lus ou d&amp;eacute;sign&amp;eacute;s en raison de leur excellence: d'o&amp;ugrave; aristocratie, par opposition &amp;agrave; d&amp;eacute;mocratie, la d&amp;eacute;mocratie au sens ancien &amp;eacute;tant cette forme de gouvernement o&amp;ugrave; les citoyens s'acquittent eux-m&amp;ecirc;mes, moyennant de tr&amp;egrave;s fr&amp;eacute;quentes assembl&amp;eacute;es publiques, des t&amp;acirc;ches qui sont d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;es, dans d'autres r&amp;eacute;gimes, &amp;agrave; des parlementaires, &amp;agrave; des ministres ou &amp;agrave; des magistrats. L'usage actuel du mot d&amp;eacute;mocratie est cependant moins restrictif et nous appelons d&amp;eacute;mocratie ce qui &amp;eacute;tait pour Rousseau au fondement m&amp;ecirc;me de toute r&amp;eacute;publique, &amp;agrave; savoir la souverainet&amp;eacute; populaire, le pouvoir souverain qu'a le peuple de faire et de d&amp;eacute;faire les lois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;1- L'ESSENCE DE LA D&amp;Eacute;MOCRATIE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La d&amp;eacute;mocratie r&amp;eacute;side essentiellement dans la souverainet&amp;eacute; inali&amp;eacute;nable de l'assembl&amp;eacute;e des citoyens dont la volont&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale est que soient adopt&amp;eacute;es et respect&amp;eacute;es les lois conformes &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t commun de tous la associ&amp;eacute;s. La volont&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, c'est ce que veut chaque citoyen quand vient le temps de faire des lois ou d'&amp;eacute;tablir des r&amp;egrave;gles qui seront d'application g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, auxquelles tous, y compris lui-m&amp;ecirc;me, seront soumis. Quant &amp;agrave; l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t commun, il correspond, comme il a &amp;eacute;t&amp;eacute; dit, &amp;agrave; ce qu'il y a de plus avantageux pour tout le monde, et ce qu'il y a de plus avantageux pour tout le monde, c'est que soient respect&amp;eacute;es les lois par lesquelles se trouve accord&amp;eacute; ou impos&amp;eacute; &amp;eacute;galement &amp;agrave; chacun cc qui peut lui &amp;ecirc;tre accord&amp;eacute; et ce qui doit lui &amp;ecirc;tre impos&amp;eacute; compte tenu des exigences de la vie en commun.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L'association d&amp;eacute;mocratique telle que con&amp;ccedil;ue par J-J. Rousseau est une association libre d'individus &amp;eacute;gaux ou du moins qui acceptent librement de devenir &amp;eacute;gaux pour que l'association soit possible et avantageuse pour tous. En effet, si les associ&amp;eacute;s n'&amp;eacute;taient pas &amp;eacute;gaux au d&amp;eacute;part la souverainet&amp;eacute; n'appartiendrait pas r&amp;eacute;ellement &amp;agrave; l'assembl&amp;eacute;e des citoyens mais&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;seulement &amp;agrave; ceux qui seraient assez puissants pour imposer aux autres leur volont&amp;eacute; particuli&amp;egrave;re au d&amp;eacute;triment de l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t commun. Cette indispensable &amp;eacute;galit&amp;eacute; des associ&amp;eacute;s ou des contractants, elle est obtenue lors de la signature du contrat social par le moyen de l'ali&amp;eacute;nation totale de l'individu &amp;agrave; la communaut&amp;eacute;, et elle est r&amp;eacute;affirm&amp;eacute;e ensuite, chaque fois qu'une d&amp;eacute;cision commune doit &amp;ecirc;tre prise, par la r&amp;egrave;gle &amp;eacute;non&amp;ccedil;ant que tout individu quel qu'il soit, n'a droit qu'&amp;agrave; un vote. Rousseau savait tr&amp;egrave;s bien qu'&amp;agrave; elle seule la r&amp;egrave;gle de l'&amp;eacute;galit&amp;eacute; politique (un individu, un vote) ne suffit pas &amp;agrave; assurer le caract&amp;egrave;re d&amp;eacute;mocratique d'une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; ou d'un pays. Si, dans une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; quelconque, certains individus ou certains groupes disposent d'une puissance militaire ou &amp;eacute;conomique telle qu'ils peuvent exercer des repr&amp;eacute;sailles contre le reste des citoyens, le droit de vote reconnu &amp;acirc; tous ne sera pas d'une grande utilit&amp;eacute; puisqu'au moment d'exercer ce droit, les citoyens devront donner leur appui &amp;agrave; des lois qui serviront principalement les&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts d'une petite partie seulement de la population. Qu'il puisse en &amp;ecirc;tre ainsi dans bien des cas ne d&amp;eacute;montre nullement l'insuffisance de la th&amp;eacute;orie politique de Jean-Jacques Rousseau, cela d&amp;eacute;montre au contraire la justesse du principe qu'il a &amp;eacute;nonc&amp;eacute; et selon lequel il n'y a pas de v&amp;eacute;ritable souverainet&amp;eacute; populaire s'il n'y a&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;pas une certaine &amp;eacute;galit&amp;eacute; des conditions de vie des citoyens.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il faut se garder toutefois de donner trop vite dans le cynisme facile de ceux qui pr&amp;eacute;tendent que la d&amp;eacute;mocratie n'existe pas ou qu'elle est une action juridique destin&amp;eacute;e &amp;agrave; faire croire au&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;peuple que le pouvoir lui appartient. Plusieurs pays de par le monde sont v&amp;eacute;ritablement d&amp;eacute;mocratiques en ce sens que les citoyens de ces pays disposent effectivement des moyens d'expression, d'information et d'action dont ils pourraient se servir pour changer l'ordre &amp;eacute;tabli s&amp;rsquo;ils avaient la volont&amp;eacute; politique de le faire. S'il existe effectivement des individus ou des groupes capables d'orienter &amp;agrave; leur avantage le cours de la vie politique, c'est aussi - du moins dans certains pays parce que l'ensemble des citoyens acceptent qu'il en soit ainsi et parce que l'ensemble des citoyens ne jugent pas n&amp;eacute;cessaire ou avantageux de remettre en question les lois &amp;eacute;conomiques ou les conditions sociales qui sont g&amp;eacute;n&amp;eacute;ratrices d&amp;rsquo;in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s. Ainsi n'est-on nullement fond&amp;eacute; de dire d'une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; qu'elle n'est pas d&amp;eacute;mocratique pour la seule raison qu'il y existe des formes d'in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s, &amp;eacute;conomiques ou autres, entre les individus. L'essence de la d&amp;eacute;mocratie, ce n'est pas que la loi impose l'&amp;eacute;galit&amp;eacute; de tous les individus dans tous les domaines, c'est que dans tous les domaines o&amp;ugrave; il est n&amp;eacute;cessaire de l&amp;eacute;gif&amp;eacute;rer, la loi r&amp;eacute;sulte de la d&amp;eacute;cision collective d'individus jouissant tous les uns par rapport aux autres d'une fondamentale &amp;eacute;galit&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Fondamentalement &amp;eacute;gaux, les individus le sont de par l'ali&amp;eacute;nation totale qu'ils ont fait d'eux-m&amp;ecirc;mes &amp;agrave; la communaut&amp;eacute; et en vertu de laquelle chaque associ&amp;eacute; renonce &amp;agrave; toute sup&amp;eacute;riorit&amp;eacute; qu'il pouvait avoir sur ceux avec qui il a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de s'unir. Ayant choisi dans son propre int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t et pour sa propre protection d'appartenir &amp;agrave; un corps politique, l'individu accepte de n'avoir d&amp;eacute;sormais d'autres libert&amp;eacute;s et d'autres droits que ceux qui lui seront reconnus par la communaut&amp;eacute; et il consent par avance &amp;agrave; tous les renoncements et &amp;agrave; tous les sacrifices que cette communaut&amp;eacute; jugera bon d'exiger de lui. &amp;Agrave; propos de ce droit qu'a la communaut&amp;eacute; de tout exiger, au besoin, des individus qui ont choisi de lui appartenir, Rousseau &amp;eacute;crivait. &quot;Le trait&amp;eacute; social a pour fin la conservation des contractants. Qui veut la fin veut aussi les moyens, et ces moyens sont ins&amp;eacute;parables de quelques risques, m&amp;ecirc;me de quelques pertes, Qui veut conserver sa vie aux d&amp;eacute;pens des autres doit la donner aussi pour eux quand il le faut. Or le citoyen n'est plus juge du p&amp;eacute;ril auquel la loi veut qu'il s'expose; et quand le prince lui a dit: &quot;il est exp&amp;eacute;dient &amp;agrave; l'&amp;eacute;tat que tu meures&quot;, il doit mourir, puisque ce n'est qu'a ctte condition qu'il a v&amp;eacute;cu en s&amp;ucirc;ret&amp;eacute; jusqu'alors, et que sa vie n'est plus seulement un bienfait de la nature, mais un don conditionnel de l'&amp;eacute;tat&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Si la r&amp;eacute;publique ou le corps politique peut ainsi aller jusqu'&amp;agrave; exiger de lui le sacrifice supr&amp;ecirc;me, l'individu sait toutefois que jamais rien ne lui sera demand&amp;eacute; qui serait excessif, arbitraire ou injuste. La garantie de justice offerte par l'association d&amp;eacute;mocratique est que la loi sera toujours la m&amp;ecirc;me pour tous, seule fa&amp;ccedil;on pour chaque associ&amp;eacute; d'&amp;ecirc;tre s&amp;ucirc;r au d&amp;eacute;part qu'il ne sera pas l&amp;eacute;s&amp;eacute; ou d&amp;eacute;savantag&amp;eacute; au profit des autres. En effet, en cons&amp;eacute;quence du caract&amp;egrave;re universel de la loi, qui s'appliquera &amp;agrave; tous, chacun veut une loi qui sera &amp;agrave; la fois satisfaisante pour lui (chacun recherchant son int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t) et acceptable par les autres (puisque leur accord est n&amp;eacute;cessaire). Ainsi faut-il comprendre que Rousseau dise de la loi qu'elle est toujours bonne, car si les clauses du contrat social sont respect&amp;eacute;es, la loi exprimera exactement ce qui est le plus avantageux pour tous les membres de l'association. Et la seule chose qui soit avantageuse pour tous, ce ne peut &amp;ecirc;tre que l'&amp;eacute;galit&amp;eacute;: &amp;eacute;galit&amp;eacute; de libert&amp;eacute;s et des droits, &amp;eacute;galit&amp;eacute; des parts &amp;agrave; recevoir ou des contributions &amp;agrave; fournir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Si tous les individus vivaient &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s dans les m&amp;ecirc;mes conditions, s'ils avaient tous les m&amp;ecirc;mes probl&amp;egrave;mes &amp;agrave; r&amp;eacute;soudre, ils auraient &amp;agrave; peu pr&amp;egrave;s la m&amp;ecirc;me conception de ce qu'est l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t commun et la d&amp;eacute;cision collective serait la plupart du temps unanime. Et malgr&amp;eacute; que les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s d&amp;eacute;mocratiques puissent souvent donner l'impression d'un tiraillement perp&amp;eacute;tuel entre des groupes oppos&amp;eacute;s, il y a tout de m&amp;ecirc;me pas mal de domaincs o&amp;ugrave; l'unanimit&amp;eacute; existe. On peut pr&amp;eacute;sumer, par exemple, que les citoyens sont unanimes &amp;agrave; vouloir que la circulation routi&amp;egrave;re soit r&amp;eacute;glement&amp;eacute;e, qu'il y ait des feux rouges aux intersections, etc. Dans d'autres domaines, &amp;eacute;videmment. l'unanimit&amp;eacute; est plus improbable: il y a de fortes chances, autre exemple, que les chefs d'entreprise ne soient pas du m&amp;ecirc;me avis que les salari&amp;eacute;s ou les &amp;eacute;cologistes quand il s'agit de voter des lois concernant les imp&amp;ocirc;ts sur le revenu ou la protection de l'environnement. &amp;Agrave; d&amp;eacute;faut d'unanimit&amp;eacute;, chacun doit alors accepter de se rendre au voeu de la majorit&amp;eacute;, car s'il est impossible en une mati&amp;egrave;re quelconque de satisfaire tout le monde, le mieux qui puisse &amp;ecirc;tre fait est de satisfaire le plus grand nombre possible.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il ne suffit pas toutefois qu'une loi re&amp;ccedil;oive un appui majoritaire pour quelle soit d&amp;eacute;mocratique. Une d&amp;eacute;cision majoritaire peut tr&amp;egrave;s bien ne pas &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;mocratique si elle vise &amp;agrave; avantager la majorit&amp;eacute; au d&amp;eacute;triment d'une minorit&amp;eacute; quelconque, ce qui se produirait si une loi n'&amp;eacute;tant pas d'application universelle, avait pour effet d'imposer &amp;agrave; quelques individus un fardeau plus lourd que celui impos&amp;eacute; aux autres, fussent-ils beaucoup plus nombreux. La question linguistique au Qu&amp;eacute;bec pourrait fournir une illustration dramatique de cette &amp;eacute;ventualit&amp;eacute;. Compte tenu que les citoyens francophones ont le droit, eux, d'afficher dans leur langue, les citoyens anglophones, membres &amp;agrave; part enti&amp;egrave;re du corps politique qu&amp;eacute;b&amp;eacute;cois, pr&amp;eacute;tendent que l'interdiction d'afficher en anglais &amp;agrave; l'ext&amp;eacute;rieur des commerces est une atteinte &amp;agrave; leurs droits fondamentaux et que la loi qui formule cette interdiction est une loi discriminatoire impos&amp;eacute;e &amp;agrave; la minorit&amp;eacute; anglaise par la majorit&amp;eacute; fran&amp;ccedil;aise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans les termes employ&amp;eacute;s par Jean-Jacques Rousseau, les anglophones pourraient dire que leurs concitoyens francophones se sont regroup&amp;eacute;s de fait en une association partielle pour favoriser leurs int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts particuliers au d&amp;eacute;triment de l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t commun de tous les associ&amp;eacute;s. Les francophones, de leur c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, n'ont pas tort d'all&amp;eacute;guer que, compte tenu de la situation particuli&amp;egrave;re du Qu&amp;eacute;bec dans le contexte nord-am&amp;eacute;ricain, cette loi interdisant l'affichage en anglais eu n&amp;eacute;cessaire &amp;agrave; la sauvegarde de la langue fran&amp;ccedil;aise, car ce ne serait gu&amp;egrave;re mieux si la majorit&amp;eacute; devait, au nom des droits de la minorit&amp;eacute;, accepter de voir sa propre langue dispara&amp;icirc;tre peu &amp;agrave; peu sous la pression irr&amp;eacute;sistible de l'anglais. Nous avons donc affaire l&amp;agrave; &amp;agrave; un v&amp;eacute;ritable dilemme et dans des cas semblables, il n'est pas exclu qu'il faille en venir &amp;agrave; rompre le &quot;contrat social&quot; existant pour former un nouveau corps politique, ce nouveau corps politique ou cette nouvelle &quot;r&amp;eacute;publique&quot; que serait en l'occurrence, un Qu&amp;eacute;bec souverain regroupant tous ceux qui accepteraient de se rallier au voeu de la majorit&amp;eacute; et laissant aux autres la possibilit&amp;eacute; de ne pas en faire partie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;2- L&amp;Eacute;GITIMIT&amp;Eacute; ET &amp;Eacute;GALIT&amp;Eacute;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Quiconque sait ce qu'est essentiellement la d&amp;eacute;mocratie sait aussi que le r&amp;ocirc;le du citoyen ne consiste pas seulement ni m&amp;ecirc;me essentiellement &amp;agrave; respecter les lois existantes ou la stricte l&amp;eacute;galit&amp;eacute;. Il existe en d&amp;eacute;mocratie quelque chose de sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; et c'est la l&amp;eacute;gitimit&amp;eacute; d&amp;eacute;mocratique. Est l&amp;eacute;gitime, de fa&amp;ccedil;on g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, ce qui est conforme &amp;agrave; la r&amp;egrave;gle en vigueur, aux principes reconnus ou au bon droit et qui, pour cette raison m&amp;ecirc;me, commande le respect ou m&amp;eacute;rite d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre respect&amp;eacute;. En mati&amp;egrave;re politique, la l&amp;eacute;gitimit&amp;eacute; est ce qui habilite les gouvernants &amp;agrave; gouverner, ce qui leur donne le droit d'exercer une autorit&amp;eacute; sur les individus et ce qui, en cons&amp;eacute;quence, oblige les individus &amp;agrave; se conformer aux lois ou aux d&amp;eacute;cisions &amp;eacute;manant de ceux qui gouvernent. En d&amp;eacute;mocratie, est donc l&amp;eacute;gitime tout gouvernement d&amp;ucirc;ment port&amp;eacute; au pouvoir par le peuple et toute action ou d&amp;eacute;cision gouvernementale conforme &amp;agrave; la volont&amp;eacute; du peuple, attendu qu'il ne saurait rien y avoir au-dessus de cette volont&amp;eacute; souveraine du peuple.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il peut arriver en certaines circonstances que des gouvernants se croient justifi&amp;eacute;s de prendre certaines mesures sans avoir re&amp;ccedil;u de la population le mandat de le faire ou m&amp;ecirc;me d&amp;rsquo;aller &amp;agrave; l'encontre de lois qu'ils n'ont pas eu le mandat de changer. Cas extr&amp;ecirc;me, un gouvernement peut, par exemple, autoriser ses agents secrets &amp;agrave; commettre des actes criminels parce que c'est l&amp;agrave;, selon lui, le seul moyen d'assurer la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale ou d'atteindre tout autre objectif conforme aux int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts sup&amp;eacute;rieurs de la nation. Dans de telles situations d'urgence ou de n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;, les gouvernants peuvent l&amp;eacute;gitimement agir sans l'accord du peuple ou sans tenir compte des lois existentes en se pla&amp;ccedil;ant sous le couvert de la raison d'&amp;Eacute;tat. On entend par &quot;raison d'&amp;Eacute;tat&quot; (raison que seul l'&amp;Eacute;tat peut invoquer) toute consid&amp;eacute;ration d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t public qu'un gouvernement peut invoquer pour justifier une action ill&amp;eacute;gale, injuste ou criminelle. Les gouvernants se trouvent alors &amp;agrave; faire exception aux r&amp;egrave;gles normales de la d&amp;eacute;mocratie parce qu'il serait plus nuisible &amp;agrave; l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t public de respecter ces r&amp;egrave;gles qu'il ne l'est de les enfreindre. Ainsi un pr&amp;eacute;sident pourrait-il prendre sur lui de d&amp;eacute;clarer la guerre sans le consentement des autres repr&amp;eacute;sentants du peuple s'il estimait que le moindre retard &amp;agrave; le faire aurait des cons&amp;eacute;quences beaucoup plus graves que le non respect des proc&amp;eacute;dures pr&amp;eacute;vues par la constitution. Il peut donc arriver parfois que les agissements ill&amp;eacute;gaux d'un dirigeant soient par ailleurs tout &amp;agrave; fait l&amp;eacute;gitimes. Le mot parfois est important, car un gouvernement qui aurait continuellement recours &amp;agrave; des manoeuvres ill&amp;eacute;gales risquerait bien &amp;eacute;videmment d'&amp;ecirc;tre plut&amp;ocirc;t un gouvernement corrompu qu'un gouvernement l&amp;eacute;gitime.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce que les gouvernants, en certaines circonstances exceptionnelles, ont le droit d&amp;eacute;mocratique de faire, c'est-&amp;agrave;-dire, se soustraire au respect des r&amp;eacute;gies &amp;eacute;tablies, le simple citoyen peut &amp;ecirc;tre parfois justifi&amp;eacute; de le faire lui aussi: on parle alors de &quot;d&amp;eacute;sob&amp;eacute;issance civile&quot;. Il y a d&amp;eacute;sob&amp;eacute;issance civile, c'est-&amp;agrave;- dire de la part du citoyen en tant que citoyen, quand un individu conteste, par sa d&amp;eacute;sob&amp;eacute;issance, la l&amp;eacute;gitimit&amp;eacute; d'une loi ou d'un gouvernement, quand un individu prend sur lui d'enfreindre une loi qu'il estime &amp;ecirc;tre nuisible ou injuste. Par exemple, un contribuable refuse de payer ses imp&amp;ocirc;ts parce qu'il estime que le gouvernement se sert de l'argent ainsi recueilli pour financer des achats ou des projets contraires l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t public. Il faut &amp;eacute;videmment que celui qui choisit de s'engager sur la voie de la d&amp;eacute;sob&amp;eacute;issance civile le fasse en toute honn&amp;ecirc;tet&amp;eacute; et en toute sinc&amp;eacute;rit&amp;eacute; et surtout avec de tr&amp;egrave;s bonnes raisons car son initiative risque de lui co&amp;ucirc;teer assez cher s'il ne r&amp;eacute;ussit pas &amp;agrave; convaincre les autres citoyens de la justesse de ses vues. Pourtant, m&amp;ecirc;me s'il devait s'av&amp;eacute;rer que le citoyen r&amp;eacute;fractaire avait tort de contester la loi, on ne pourrait pas dire de lui, si du moins il &amp;eacute;tait sinc&amp;egrave;re, qu'il a agi de fa&amp;ccedil;on anti-d&amp;eacute;mocratique ou criminelle. Ce qui distingue radicalement la d&amp;eacute;sob&amp;eacute;issance civile du simple crime, c'est que l'individu qui y a recours ne le fait pas dans son int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t personnel mais bien en tant que citoyen responsable et soucieux de la justice et du bien commun de tous les associ&amp;eacute;s.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En d&amp;eacute;mocratie, la loi n'est pas un absolu, elle est un moyen au service d&amp;rsquo;une fin sup&amp;eacute;rieure; et quand il arrive que la loi ne remplit pas son office, le droit et le devoir des citoyens sont de s'y opposer. La d&amp;eacute;sob&amp;eacute;issance civile est la forme pacifique de cette l&amp;eacute;gitime opposition; l'insurrection populaire est sa forme violente. Dans les deux cas, le principe est le m&amp;ecirc;me ce qui est l&amp;eacute;gitime a pr&amp;eacute;s&amp;eacute;ance sur ce qui est simplement l&amp;eacute;gal.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;3- DEUX FORMES POSSIBLES DE LA D&amp;Eacute;MOCRATIE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L'&amp;eacute;galit&amp;eacute; politique est la condition sine qua non de la d&amp;eacute;mocratie. Il faut pour qu'on puisse parler de d&amp;eacute;mocratie que tous les associ&amp;eacute;s aient un pouvoir politique &amp;eacute;gal. Mais il n'est pas non plus de soci&amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;mocratique o&amp;ugrave; ne sont pas reconnus, en outre de l'&amp;eacute;galit&amp;eacute; politique, certains droits qui prot&amp;egrave;gent les individus dans leur vie de tous les jours et qui leur assurent un certain niveau de bien-&amp;ecirc;tre et de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. Dans la mesure, variable, o&amp;ugrave; les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s d&amp;eacute;mocratiques reconnaissent des droits &amp;agrave; leurs membres, elles doivent les leur reconna&amp;icirc;tre &amp;eacute;galement de telle sorte qu'&amp;agrave; la stricte &amp;eacute;galit&amp;eacute; politique des citoyens vient s'ajouter l&amp;eacute;galit&amp;eacute; juridique des individus. &amp;Agrave; partir de l&amp;agrave;, deux grandes orientations sont possibles. Si l'accent est mis sur la plus grande libert&amp;eacute; possible des individus, on s'engage sur la voie de la d&amp;eacute;mocratie dite lib&amp;eacute;rale; si l'accent est mis plut&amp;ocirc;t sur la plus grande &amp;eacute;galit&amp;eacute; et la plus grande s&amp;eacute;curit&amp;eacute; possible des individus, on s'engage sur la voie de la d&amp;eacute;mocratie dite sociale (ou populaire ou socialiste).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Plus pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment, les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s de d&amp;eacute;mocratiques lib&amp;eacute;rales sont celles o&amp;ugrave; existent, sur le plan &amp;eacute;conomique, la libre entreprise et la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; priv&amp;eacute;e des moyens de production. Propri&amp;eacute;t&amp;eacute; priv&amp;eacute;e des moyens de production veut dire que des individus ou des groupes priv&amp;eacute;s ont le droit de poss&amp;eacute;der des entreprises et de disposer eux-m&amp;ecirc;mes des richesses produites par l'op&amp;eacute;ration de ces entreprises Dans ces conditions, la collectivit&amp;eacute; n'exerce pas de contr&amp;ocirc;le direct sur l'ensemble de l'activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique, soumise aux seules lois de la concurrence et de la recherche du profit, et il peut appara&amp;icirc;tre entre les individus des &amp;eacute;carts importants du fait de cette r&amp;eacute;partition incontr&amp;ocirc;l&amp;eacute;e des richesses produites par le travail, les revenus des propri&amp;eacute;taires d'entreprise de m&amp;ecirc;me que leur pouvoir de d&amp;eacute;cision &amp;eacute;tant ordinairement tr&amp;egrave;s sup&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; ceux des salari&amp;eacute;s qui travaillent pour le compte des entreprises priv&amp;eacute;es. Cette libert&amp;eacute; &amp;eacute;conomique caract&amp;eacute;ristique des d&amp;eacute;mocraties lib&amp;eacute;rales peut, selon les circonstances, favoriser une am&amp;eacute;lioration (in&amp;eacute;gale) du niveau de vie des populations, mais elle peut aussi faire ressortir des contrastes saisissant entre l'extr&amp;ecirc;me richesse de quelques-uns et l'extr&amp;ecirc;me pauvret&amp;eacute; de quelques autres. C'est le spectacle de ces in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s &amp;eacute;conomiques et sociales qui a fait appara&amp;icirc;tre au 19 i&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d'une d&amp;eacute;mocratie plus radicale, plus pouss&amp;eacute;e que celle de ces pays capitalistes o&amp;ugrave; l'&amp;eacute;galit&amp;eacute; politique des citoyens n'emp&amp;ecirc;chait pas certains d'entre eux de mourir de faim.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Visant essentiellement &amp;agrave; assurer une plus grande &amp;eacute;galit&amp;eacute; entre les individus, les d&amp;eacute;mocraties de type socialiste doivent donc, elles, faire ce que les d&amp;eacute;mocraties lib&amp;eacute;rales n'ont pas besoin de faire, c'est-&amp;agrave;-dire exercer un contr&amp;ocirc;le collectif sur la production et la distribution des richesses. En effet, si l&amp;rsquo;on veut garantir &amp;agrave; tous les individus un emploi, une &amp;eacute;ducation gratuite, un niveau de vis satisfaisant, etc., on ne peut pas se contenter de laisser jouer aveugl&amp;eacute;ment les lois du march&amp;eacute; et de la concurrence entre propri&amp;eacute;taires d'entreprises, il faut abolir la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; priv&amp;eacute;e des moyens de production au profit de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; sociale de ces moyens (toute entreprise appartient &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; et non &amp;agrave; des individus, d'o&amp;ugrave; socialisme) et n'admettre pour tous la individus qu'un seul statut, celui de travailleur. Dans ce contexte, la quantit&amp;eacute; de richesse personnelle dont peut disposer un individu est l'exact &amp;eacute;quivalent de la quantit&amp;eacute; de travail qu'il fournit, ni plus ni moins, sans possibilit&amp;eacute; d'amasser une fortune en faisant travailler &amp;agrave; son profit des centaines ou des milliers d'autres personnes. Il ne peut donc exister (en principe) dans une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de d&amp;eacute;mocratie sociale ou socialiste des diff&amp;eacute;rences importantes dans le niveau de vie des gens, dans leur acc&amp;egrave;s aux commodit&amp;eacute;s et aux agr&amp;eacute;ments rendus disponibles par le travail de tous.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Jacques Morissette&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/09/21#183456</link> 

						<description> 
 &lt;B&gt;&lt;U&gt;&lt;FONT size=4&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;L’Angleterre, un modèle ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot; La mondialisation à la mode libérale est la mise en coupe réglée du bien public, mobilier et immobilier, le saccage des caisses de Sécurité sociale et l'anéantissement du droit du travail. Ce que l'on conte comme un progrès est une régression de deux siècles. Que les Anglais aient les patrons les mieux payés du monde, peu de chômeurs et beaucoup de pauvres, un analphabétisme, des suicides et une morbidité en plein boom mais aussi le meilleur cinéma social du moment. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pauvres Anglais inventeurs de l'Etat-providence qui ont voulu se mettre en compétition avec les dragons, et qui ont réussi : ils sont tombés à leur niveau ; l'ouvrier anglais gagne deux fois moins que le français et il est autant au chômage.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Aujourd'hui, selon l'Unicef, quel est le pays d'Europe où le travail des enfants est le plus développé ? La Grande-Bretagne, pardi !&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;L'Angleterre a les patrons les mieux payés du monde (une fois et demie les rémunérations françaises), les ouvriers les plus mal payés (deux fois moins qu'en France), les services publics les plus catastrophiques, l'aspect d'un ex-pays de l'Est, un accès à la santé désormais dérisoire et une mortalité en croissance vertigineuse, un alcoolisme effrayant, mais... mais..., un taux de chômage inférieur au taux de chômage français : 6,5% contre 12,5%. Six points d'écart. Ca vaut le coup, non ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Même pas. Personne n'ose plus nier que cette différence s'explique par une démographie différente dans les deux pays ; que l'Angleterre est le pays d'Europe ayant créé le moins d'emplois ces dix dernières années, moins que la France, que l'Allemagne, que l'Italie et même que l'Espagne, au taux record de 20 %; que les chômeurs anglais disparaissent parce qu'ils sont devenus des pauvres (Le nombre de pauvres est passé de 5 à 13,7 millions entre 1979 et aujourd'hui), qui n'ont même plus le courage d'aller s'inscrire à des agences d'emploi qui ne leur donneront rien.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Les Anglais ont changé la façon de comptabiliser le chômage trente fois en vingt ans. Espérons qu'on trouvera un moyen de truquer les statistiques du suicide, qui explosent outre-Manche. Mais comme le suicide concerne (encore aujourd'hui) les vieux, ça fera autant d'économies pour la Sécu. D'ailleurs, ce sont les faibles qui se suicident. C'est bon pour le darwinisme économique.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;I&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Ah Dieu ! que la guerre économique est jolie !&lt;/FONT&gt;&lt;/I&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt; par Philippe Labarde et Bernard Maris&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Praxéologie</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/09/18#183078</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;L’économiste et &quot;philosophe&quot; Autrichien Ludwig von Mises est l’inventeur d’une science de l’action qu’il nomme la praxéologie. Celle-ci vient en quelque sorte se greffer sur la découverte des lois de l’économie. Par ailleurs, &quot;le point de départ de la praxéologie n'est pas un choix d'axiomes et une décision de méthode quant aux procédures, mais la réflexion sur l'essence de l'action&quot;. Et l’action concerne au premier chef l’individu. Un des principes fondamentaux de l’agir est qu’il nous faut connaître la causalité des phénomènes et reconnaître que l’on puisse agir sur les causes, a proprement parler. Qui dit cause dit automatiquement moyen. Pour cette raison la praxéologie traite, non pas des buts ou de la finalité, mais des moyens qui permettent d’agir raisonnablement. Elle se distingue de la psychologie qui, elle, tente de découvrir les motivations personnelles et les ressorts du psychisme.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Nous pouvons donc affirmer que &quot;les sciences aprioristes — logique, mathématique et praxéologie — tendent à un savoir inconditionnellement valable pour tous les êtres dotés de la structure logique de l'esprit humain&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Par ailleurs, &quot;Mises souligne le rôle prépondérant de la subjectivité en économie. Il insiste sur l'importance des opinions subjectives des individus dans la formation des phénomènes sociaux, (et) sur les déséquilibres qui en découlent&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Comme on peut s’y attendre, il préconisera le dogme de la non-intervention étatique&amp;nbsp;: &quot;selon Mises, le marché, non entravé par des interventions étatiques, produit un ordre spontané optimal qu'aucune organisation ou planification ne saurait atteindre. La &quot;planification individuelle&quot; est supérieure à toute planification collective&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le comportement&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;La majeure partie du comportement quotidien d'un homme est simple routine. Il accomplit certains actes sans leur porter spécialement attention. Il fait nombre de choses parce qu'il a été dressé à les faire pendant son enfance, parce que d'autres gens se comportent de même, et parce que c'est courant dans son milieu. Il acquiert des habitudes, il développe des réactions réflexes. Mais il se laisse aller à ces habitudes simplement parce qu'il en agrée les effets. Dès qu'il s'aperçoit que suivre la route habituelle peut l'entraver dans l'obtention de fins qu'il estime plus désirables, il modifie son attitude.&quot; En cela, il est libre.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;----------------------------------------------&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;Cet ouvrage qui porte le nom de l’action humaine est lui aussi comme &lt;I&gt;La route de la servitude&lt;/I&gt;, assez decevant, du moins pour ce qui en ait de la première partie&amp;nbsp;: la praxéologie. Si la praxéologie est supposément une science, elle est très pauvre en contenu, pour ne pas dire assez élémentaire. Les économistes Autrichiens ont sûrement été importants en leur temps comme économistes, mais il nous faut avouer que lorsqu’ils sortent de leur discipline, soit ils errent, soit leurs pseudos découvertes ne sont pas concluantes. Par contre, la suite de ce texte volumineux (plus de mille pages) est plus pertinante. En particulier le début de la deuxième partie. J’y reviendrai au fil de la lecture&lt;/FONT&gt;.&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Les milieux financiers</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/09/10#182007</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;La campagne électorale du candidat Obama aura coûté jusqu’à maintenant environ un quart de milliard de dollars. Certains donateurs dans l’entourage de Georges Soros comptent, si le candidat démocrate est élu, sur le fait qu’il sera très réceptif à leurs demandes, en particulier la nécessité pour eux de ne pas réglementer et discipliner les marchés financiers et bancaires. Les raisons d’appuyer financièrement, et par l’entremise des journaux et médiats comme ceux de Rupert Mordoch, la candidature d’Obama s’explique en particulier par le fait qu’ils ont décidé de barrer la route à Hilary Clinton. On dit qu’ils ont utilisé Obama comme torpille contre la sénatrice de New York. Mais il ne semble pas pour autant que leur but soi qu’un afro-américain devienne Président des Etats-Unis.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Il n’a jamais été question de faire élire le sénateur de l’Illinois Président des Etats-Unis, mais bien d’écarter tout risque d’un sursaut rooseveltien, que pourrait représenter Hillary Clinton.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;On entend par politique rooseveltienne l’application de certains principes interventionnistes dans l’économie réelle et une réglementation et une discipline des milieux financiers.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot; Les grands financeurs du parti ont décidé qu’une présidence Clinton serait inacceptable, (car) elle a fait certaines propositions qui vont trop loin pour Wall Street, comme par exemple le moratoire sur les saisies immobilières et la réorganisation des hypothèques.&quot;&lt;/FONT&gt; &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/09/04#181355</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Personne n’est parfait.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Les aspects les plus controversés de la carrière politique de Barack Obama apparaissent au grand jour. Les enquêtes se focalisent actuellement sur les relations qu’il a pu entretenir avec un homme d’affaire véreux, Tony Rezko, qui a été affublé récemment par Hillary Clinton du sobriquet &quot; roi des taudis &quot; car il a fait fortune sur le dos des pauvres, en construisant des logements &quot; sociaux &quot;, engrangeant au passage moult pots de vins et dessous de tables.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Rezko a été jugé dans deux cas séparés d’extorsion, blanchiment d’argent sale et fraude. Or, tout le monde sait dans l’Illinois que c’est grâce aux contributions financières de Rezko que Obama a pu lancer sa carrière politique, même si aujourd’hui, sous les projecteurs des médias, il a reversé ce qu’il avait gagné dans ces activités lucratives à des associations charitables.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le reportage de CNN montrait des images de logements sociaux construits par Rezko avec des fonds publics obtenus grâce au lobbying d’Obama. Selon le Chicago Sun Times (juin 2007), en 1997 Obama avait écrit des lettes à des élus locaux et des Etats, les incitant à soutenir un projet de construction de logements sociaux pour retraités, géré par Rezko et son partenaire Allison Davis. Plus de 14 millions de dollars d’argent public ont été ainsi rassemblés, dont 885.000 ont été empochés par Rezko et Davis.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le 21 décembre 2007, l’avocat général des Etats-Unis, Patrick Fitzgerald, chargé d’instruire le procès de Rezco, a accusé l’homme d’affaires d’avoir donné 10.000 dollars à un &quot; candidat politique &quot;, provenant des dessous de table tirés du système de retraite des enseignants de l’Illinois,. Le fait que Fitzgerald n’ait pas mentionné le nom de ce candidat n’a fait que redoubler les rumeurs sur la culpabilité d’Obama, car, à cette époque, Rezko faisait partie du comité de financement de la campagne d’Obama pour le Sénat des Etats-Unis.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;C’est en 1990 que Barack Obama, frais émoulu de la faculté de Droit de Harvard a eu un entretien d’embauche avec Tony Rezko. Mais, c’est au cabinet d’avocat d’Allison Davis (Davis Miner Barnhill and Galland) qui a représenté les intérêts de Rezko pendant de longues années qu’Obama a été embauché. Davis est devenu ainsi le partenaire financier de Rezco dans des projets d’aménagement des ghettos qui étaient ensuite appuyés par le sénateur de l’Etat, Barak Obama.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Comme Lyndon LaRouche l’a déclaré et expliqué à plusieurs reprises, la candidature d’Obama a été montée par ses parrains afin de détruire Hillary Clinton avant d’être lui-même détruit à son tour. Dans ce contexte, il est notable que le parrain financier d’Obama, Tony Rezko, un homme d’affaire véreux de Chicago, ait été arrêté et incarcéré. Cette relation passée pourrait bien être le facteur qui brisera l’envol d’Obama au moment voulu.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot; Si Obama venait à gagner la nomination démocrate pour la course présidentielle, les chiens d’attaque du parti républicain se rueront sur le &quot; scandale Rezko &quot;. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Par ailleurs, n’ayant par peur que ses actes contredisent ses paroles, que l’on pense à son dernier discours d’investiture sur les propriétaires de maison, au prise avec des subprimes, &quot;déjà, Obama avait refusé début janvier de soutenir le plan Clinton pour geler les saisies de logements et les taux des prêts hypothécaires variables.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;
&lt;P&gt;&quot; Si vous cherchez à vous faire une idée de comment seront les Etats-Unis sous une administration Obama, regardez ce que vient de faire la Géorgie. Le président géorgien Saakachvili partage le même &quot;parrain&quot; britannique : George Soros. Est-ce que l’homme de Soros, Obama, sera un nouveau Dick Cheney s’il arrive au pouvoir ? &quot;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/09/03#181222</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour valoriser le capital les patrons n’ont qu’une seule façon de procéder&amp;nbsp;: faire baisser le coût de revient de leurs produits, donc diminuer la proportion des salaires.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Adidas retire progressivement sa production de Chine, maintenant trop chère.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le numéro deux mondial des équipements sportifs, l'allemand Adidas, juge le niveau des salaires en Chine dorénavant trop élevé et va transférer une partie de sa production vers des pays encore plus compétitifs, déclare son patron dans un entretien publié lundi.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Les salaires, qui sont fixés par le gouvernement, sont progressivement devenus trop élevés&quot; en Chine, a dit Herbert Hainer à l'hebdomadaire Wirtschaftswoche. La part de la production de chaussures Adidas en Chine, qui représente pour l'instant la moitié de la production totale de chaussures du groupe bavarois, va reculer, prédit le patron.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Nous avons déjà ouvert une première usine en Inde. Des pays comme le Laos, le Cambodge et le Vietnam s'y ajoutent&quot;, a-t-il expliqué. &quot;La production va également revenir dans les pays de l'ex-URSS et en Europe de l'est&quot;, mais pas en Allemagne, selon lui.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					<item> 

						<title>PIERRE KROPOTKINE</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/08/27#180575</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Certains auteurs et leurs œuvres sont surestimés. C’est le cas comme nous l’avons précédemment vu avec Hayek et sa &lt;I&gt;Route de la servitude&lt;/I&gt;. L’ouvrage se base sur des prémisses boiteuses, douteuses, qui manquent de justesse dans leur analyse. À partir de là on se doute bien que les conclusions sont erronées. La thèse principale, qui est contre-productive, puisqu’elle sème le doute sur les capacités que manifestent les sociétés à devenir des organisations planifiées, méconnaît une donnée fondamentale. C’est la suivante&amp;nbsp;: avec la complexification de la vie des individus au sein des sociétés modernes, chaque citoyen organise sa vie avec un haut degré de planification. Tout est planifié. Le choix de notre carrière, nos amours, les gens avec qui on se lie, le moment de fonder un foyer, la période d’arrêt de travail, les vacances, les repas de la semaine, l’âge de la retraite, etc. Maintenant, si nous nous reportons à la société, nous comprenons, comme elle est absolument plus complexe que la vie des individus, que le besoin de planification est essentiel au maintien de son fonctionnement. Pour Hayek, comme nous ne pouvons pas prévoir les interactions qui vont s’instaurer entre la multitude des individus, des groupes et des organismes, on ne peut pas se livrer à la planification. Il faut plutôt s’en remettre au simple intérêt bien compris de l’individualisme, qui par ses efforts va travailler à l’échange marchand de la société, et par cela même assurer son fonctionnement et sa prospérité. Donc l’analyse de ce penseur ne va pas vraiment loin.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Nous sommes donc tentés d’utiliser le bref écrit de Kropotkine, &lt;I&gt;La morale anarchiste&lt;/I&gt;. Il en va de soi, que ce n’est pas un travail de réflexion des plus connus. Mais il dépasse de loin les propos de &lt;I&gt;La route de la servitude&lt;/I&gt;. Et de loin.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il faut dire que Pierre Kropotkine est un véritable esprit scientifique. Et c’est avec la méthode de l’observation qu’il va tenter et réussir à découvrir l’origine du sentiment moral. Il nous donne ainsi une vue pénétrante du véritable fonctionnement de l’organisation humaine.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Sur quoi repose au juste le sentiment moral? Sur deux éléments fondateurs&amp;nbsp;: la sympathie et la solidarité. Commençons par la sympathie. Dans un premier temps, tout animal évolué ressent de la peine lorsqu’il voit autrui souffrir. Il se met à sa place grâce à l’imagination, et c’est ce qu’on appelle l’empathie. Dans un deuxième temps, pour ne pas souffrir plus longuement cette impression pénible, la sympathie va se manifester, c’est-à-dire la solidarité et la tendance à agir et à s’impliquer pour modifier la situation, soit par acte ou par la parole, pour aider et réconforter le souffrant. Kropotkine insiste beaucoup sur le fait que les singes évolués participent à la souffrance des membres du clan. Et dans plusieurs cas agissent pour se venir en aide les uns les autres. Cette solidarité et cette entraide, pour reprendre le titre d’un de ses ouvrages, &lt;I&gt;L’entraide, facteur d’évolution&lt;/I&gt;, se pose en antithèse de l’évolutionnisme de Darwin, pour qui la sélection naturelle provient de la lutte acharnée des individus pour se perpétuer en survivant. Elle contredit aussi les penseurs bourgeois libéraux qui, pour nous faire accepter le capitalisme, postulent que c’est l’intérêt personnel qui permet à la société de fonctionner adéquatement. Mais pour être juste et impartiale, Kropotkine avoue que c’est dans un écrit d’Adam Smith, penseur libéral, que l’on retrouve une idée qu’il lui emprunte&amp;nbsp;: la sympathie comme fondement moral. Mais Smith ne va pas assez loin, selon lui, en ne proposant pas aussi la solidarité comme fondement de la société.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT size=3&gt;Passons maintenant à la rationalisation du sentiment moral. Pour notre auteur le principe universel, ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fit, est négatif et, selon moi, débouche sur une morale du ressentiment et de la culpabilité, lorsqu’on ajoute l’idée de récompense de nos actes, comme le fit le christianisme avec l’existence du paradis. Il faut plutôt penser ainsi&amp;nbsp;: fait à autrui ce que tu veux qu’il te fasse, en pareille circonstance. Nous avons ainsi un principe positif dynamique qui incite à agir et à se porter mutuellement en aide. De la découle la sympathie et la solidarité, mais cette fois-ci à l’aide d’une maxime rationnelle. On le voit très bien, c’est d’une extraordinaire cohérence et d’une clarté hors du commun que cette explication. Des sommes monumentales d’ouvrages ont tenté de fonder, d’expliquer et d’appliquer une morale valable et efficace, mais c’était pourtant simple de placer l’entraine au fondement de la moralité, et le mérite en revient à un auteur plus ou moins inconnu, aujourd’hui: Pierre Kropotkine.&lt;B&gt;&lt;U&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/U&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Les pensées d’un mégalo-maniaque</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/07/31#178620</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Adolf Hitler était ce qu’on l’on appelle un esprit tordu. Ses discours et son livre, écrit en prison, Mein Kampf, relève du délire maniaque. Mais sur un sujet en particulier il avait bien compris les ressorts. Au vingtième siècle apparaît les médias de masse et l’information qui rejoignent de plus en plus de larges franges de la population. Évidemment, avec l’information apparaît la manipulation. Bref, la propagande.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;La part de beaucoup la plus forte prise à la &quot;formation&quot; politique, que l’on désigne en ce cas d’une façon très heureuse par le mot de propagande, incombe à la presse. Elle assume en tout premier lieu le travail d’&quot;information&quot; et devient alors une sorte d’école pour adultes. Seulement, cet enseignement n’est pas aux mains de l’État, mais entre les griffes de puissances qui, pour la plus grande part, sont tout à fait néfastes [..] En quelques jours, la presse sait, d’un ridicule petit détail, faire une affaire d’État de grosse importance, et inversement, en aussi peu de temps, elle fait tomber dans l’oubli des problèmes vitaux jusqu’à les rayer complètement de la pensée et du souvenir du peuple.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;C’est ainsi que l’on parvenait en quelques semaines à sortir de façon magique certains noms du néant, à y attacher par une large publicité des espérances inouïes, à leur créer enfin une popularité telle qu’un homme de véritable valeur ne peut de sa vie en espérer autant ; des noms qu’un mois auparavant personne n’avait entendu prononcer, étaient lancés partout, alors qu’au même moment des faits anciens et bien connus, relatifs à la vie de l’État ou à la vie publique, étaient enterrés en pleine santé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;La grande masse d’un peuple se soumet toujours à la puissance de la parole. Et tous les grands mouvements sont des mouvements populaires, des éruptions volcaniques de passions humaines et d’états d’âme, soulevées ou bien par la cruelle déesse de la misère ou bien par les torches de la parole jetée au sein des masses.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour les intellectuels, ou tout au moins pour ceux que trop souvent on appelle ainsi, est destinée non la propagande, mais l’explication scientifique. Quant à la propagande, son contenu est aussi peu de la science qu’une affiche n’est de l’art, dans la forme où elle est présentée.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Toute propagande doit être populaire et placer son niveau spirituel dans la limite des facultés d’assimilation du plus borné parmi ceux auxquels elle doit s’adresser. Dans ces conditions, son niveau spirituel doit être situé d’autant plus bas que la masse des hommes à atteindre est plus nombreuse.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Donc toute propagande efficace doit se limiter à des points fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu’il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l’idée.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Tocqueville</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/07/29#178428</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;De retour de sa mission aux Etats-Unis, Tocqueville est convaincu que la démocratie, l’égalité des conditions, y existe à l’état pur. C’est principalement une égalité de droit&amp;nbsp;: on n’y retrouve plus de distinctions héréditaires, &quot;c’est-à-dire que chacun peut prétendre à n’importe quel statut social sans en être empêché par le rang que lui confère sa naissance&quot;.&amp;nbsp;Mais la démocratie amène &quot;l’égalisation des conditions et l’uniformisation des modes de vie&quot;. Pour l’individu démocratique la vérité se situe au niveau du jugement public. Il &quot;n’a donc que peu d’indépendance intellectuelle, il est relativement apathique, prompt à se soumettre à la volonté du plus grand nombre&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;C’est à une passion à l’égalité qu’il se livre et aussi à une aspiration au bien-être individuel. &quot;Disposant d’assez de ressources pour se suffire à lui-même, il a tendance à s’isoler et à se replier sur la petite société qu’il forme avec ses semblables.&quot; Ce qui fait que l’individualisme est une tendance aux sociétés démocratiques. &quot;L’individualisme est un sentiment réfléchi et paisible, qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables, et à se situer à l’écart avec sa famille et ses amis; de telle sorte que, après s’être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même.&quot; Et plus négativement encore&amp;nbsp;: l’individualisme est un &quot;amour doux, paisible et tenace de ses intérêts particuliers, qui absorbe peu à peu tous les autres sentiments du cœur et y tarit presque toutes les sources de l’enthousiasme&quot;.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Mais il est vrai que l’égalité à aussi ses limites et ses dangers. Deux conséquenses indésirables peuvent en résulter&amp;nbsp;: &quot;L’une mène directement les hommes à l’indépendance et peut les pousser jusqu’à l’anarchie, l’autre les conduit par un chemin plus long, plus secret mais plus sûr, vers la servitude&quot;. La servitude devient &quot;une conséquence objective du processus d’égalisation&quot;. Et c’est par le despotisme que la servitude se réalise sous la forme d’une concentration des richesses (monopoles) ou par la concentration des pouvoirs étatiques centralisateurs. Comme les individus ne se mobilisent pas pour occuper les prérogatives du pouvoir, la voie est libre vers l’État despotique. &quot;L’atomisation des sociétés démocratiques renforce l’apathie des citoyens, et, par une sorte d’effet boule de neige, à mesure que le pouvoir central se renforce, le sentiment d’impuissance des citoyens s’étend, ce qui permet un nouvel accroissement de la centralisation.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour Tocqueville il y a un moyen de prévenir ce phénomène. C'est la constitution des associations volontaires civiles ou politiques et des institutions communales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;------------------------------------------------&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Alexis de Tocqueville (Juriste et penseur politique français, 1805-1859)&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Sa vie en bref&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Aristocrate français né à Paris, en 1805, Alexis de Tocqueville est issu d'une famille ultra-royaliste partiellement décimée par la Terreur qui suivit la Révolution française de 1789. Pour cette raison sans doute, il se méfiera toute sa vie des intentions révolutionnaires sans pour autant verser dans un conservatisme à tout crin. De fait, cette méfiance ne l'empêchera pas d'être un libéral engagé, lui qui vivait justement à une époque où la France tentait maladroitement de réfréner la montée des revendications sociales mises de l'avant à la faveur de la Révolution française. Auparavant, le jeune Tocqueville aura toutefois pris soin de poursuivre ses études en droit avant d'être nommé juge auditeur en 1827, à Versailles.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;L'état de sa société suscite par ailleurs de profonds déchirement chez Tocqueville, le laissant écartelé entre les traditions familiales et ses sympathies naturelles à l'égard d'un système politique plus démocratique, à l'image de celui développé par les Américains depuis 1776. Et cette sympathie était d'autant plus importante que ses lectures de Châteaubriand l'avaient convaincu que la liberté américaine avait plus à voir avec la liberté des Lumières que celle des primitifs dépeinte par Rousseau. Un voyage d'étude de neuf mois aux États Unis, voyage qui devait permettre au juriste qu'il était d'étudier le système carcéral américain considéré par les philanthropes d'alors comme étant le plus évolué de l'époque, allait d'ailleurs lui permettre de vérifier de près les thèses de Châteaubriand. En fait, bien davantage un prétexte pour fuir momentanément son pays où son engagement politique lui vaut quelques inimitiés qu'un véritable voyage d'étude, il profite de son séjour pour cumuler une importante quantité de notes sur la vie politique américaine.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;De retour de voyage en 1835, il abandonne la magistrature pour rédiger le premier tome de son célèbre ouvrage De la démocratie en Amérique. Suite au succès de ce livre, Tocqueville est reçu à l'Académie des sciences morales et politiques en 1838, puis à l'Académie française en 1841. Il publiera le second tome De la démocratie en Amérique en 1840, de même que l'Ancien Régime et la Révolution en 1856, ainsi que de nombreux autres textes avant de mourir en 1859, à Cannes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Sa pensée&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Riche et complexe à plusieurs égards, on peut saisir l'essentiel de la pensée de Tocqueville en la reconstruisant autour d'une grande idée maîtresse et de deux idées secondaires qui lui permettent de tracer un constat fort juste de la vie politique au sein des démocraties occidentales. Toute l'œuvre de Tocqueville a pour fonction principale de réfléchir à la manière dont on doit s'y prendre pour préserver la démocratie en conciliant les forces exogènes et endogènes de la société civile. De fait, marqué par les ruptures créées par la Révolution française au sein de sa société, il cherche à en comprendre les origines par l'étude d'une société ayant vécu une telle révolution tout en évitant ses ruptures. À ce titre, son analyse emprunte tout autant à l'observation qu'à la réflexion pure.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Une idée maîtresse&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Toute l'œuvre de Tocqueville repose sur la foi qu'il a pour le progrès de l'égalité des conditions entre les êtres humains. Pour cette raison, il est fort critique à l'endroit des tenants de la Révolution représentant à ses yeux une classe moyenne (petite bourgeoisie mercantile de l'époque et capitalistes) qui ne songe guère à autres choses qu’à gérer les affaires publiques afin de les faire tourner au seul profit de ses affaires privées comme il le mentionne dans ses Souvenirs. Une telle volonté aurait en effet beaucoup plus à voir avec une lutte corporatiste qu'avec une véritable volonté d'affranchir les masses et de construire une société plus égalitaire. Pour cette raison, il se fait l'analyste du &quot;rapetissement universel&quot; entraîné par l'accession au pouvoir de cette nouvelle classe sociale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Deux idées importantes &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Cette idée de progrès, fort riche et fort intéressante, n'en reste pas moins assez discutée à l'époque, tandis qu'elle ne constitue qu'une intuition que Tocqueville doit encore étoffer. Il le fera en l'appuyant sur deux constats de moindre importance qui complètent la démonstration en lui donnant les assises empiriques qui lui faisaient jusque là défaut. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;La Providence dans l’histoire&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Tocqueville retiendra premièrement comme preuve de ce progrès l'existence d'une Providence qui commande le sens de l'histoire. Cette dernière jouerait un peu le même rôle que l'historicisme chez Marx, à savoir une sorte de &quot;loi de la nature&quot; légitimant l'évolution orientée de la communauté. Ainsi, à défaut d'avoir les mêmes vertus scientifiques que Marx prêtait à l'historicisme, la Providence n'en constitue pas moins un concept qui aurait pour principale fonction d'orienter le développement de nos communautés vers un progrès toujours plus grand. Il s'agit en d'autres termes d'utiliser cette dernière pour donner une assise à la notion de progrès qui s'appuie dès lors sur une trame providentielle: il est orienté, et cette orientation a pour base les droits des individus.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le rôle historique de l’idée d’égalité&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Cette volonté de Tocqueville d'ancrer la notion de progrès de l'égalité entre les personnes dans la réalité sociale n'est toutefois pas encore pleinement assurée par la seule Providence. Il lui manque une preuve empirique qui lui permette de témoigner de la véracité du concept, ce que d'autres appelleraient un témoignage de l'histoire. Il prétend trouver cette preuve dans l'évolution des sociétés occidentales, encore là un peu à la manière de Marx. Ainsi, il soutient qu'il n'est pas de grand événement depuis 700 ans – la réflexion de Tocqueville se déployant au milieu du XIXe siècle, cela nous ramène à 1250 environ – qui n'aie tourné au profit de l'égalité. Il ne s'agit toutefois pas d'une égalité des biens au sens où l'entendent les marxistes, mais plutôt d'une égalité des conditions de vie et des droits des êtres humains qui tendent à se rapprocher du fait de l'effacement des inégalités face à la loi. Selon Tocqueville, une représentation égalitaire de la société accélère la mobilité sociale et la circulation des richesses; cette représentation se serait imposée au cours des siècles. Semblable à tous les autres, chacun aurait par conséquent les mêmes chances de s'élever. En ce sens, l'analyse de la société américaine développée par Tocqueville dans son ouvrage De la démocratie en Amérique, vient essentiellement conforter l'idée du modèle démocratique posé a priori.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Constat de Tocqueville sur la démocratie&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;De cette analyse, Tocqueville tire le constat suivant: fondamentalement caractérisé par l'avidité des êtres humains pour les jouissances matérielles, l'âge démocratique n'aurait plus pour principe la vertu au sens où l'entendait Montesquieu. Ce principe se serait plutôt transformé en un intérêt bien entendu qui rectifie les égoïsmes de chacun en les mettant au service de la prospérité générale. Il en ressort que si l'amour du bien-être suscite une inquiétude constante qui est entretenue par une égalité virtuelle exacerbant les désirs; les passions envieuses et les rivalités individuelles favorisent pourtant dans l'ensemble un ordre social parfaitement stable. Ainsi, travaillées par une agitation superficielle, les sociétés démocratiques sont donc bien moins menacées par les révolutions que par un conformisme où leur mouvement risque de s'épuiser.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Objet de la réflexion de Tocqueville&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Dès lors, le véritable objet d'analyse de Tocqueville se montre au grand jour. Il s'agit de comprendre comment on peut concilier les exigences des passions égalitaires avec l'impératif d'une liberté difficile, dangereuse et exigeante, afin de préserver la démocratie de la tyrannie. Parce que voilà bien le danger qui nous guette selon Tocqueville: une démission de la sphère politique, dans un renfermement sur soi qui n'est rien d'autre que le triomphe de l'individualisme. Ainsi, contrairement à Marx, il croit que le danger qui nous guette ne se trouve pas dans l'exploitation d'une classe sociale par une autre, celle du prolétariat par la bourgeoisie par exemple, mais bien plus dans le désengagement tout azimut de la sphère politique, toute classe sociale confondue.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Actualité de Tocqueville&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Sans voir là une préfiguration de notre société et sans vouloir faire de Tocqueville un prophète éclairé, on doit tout de même noter les similitudes existant entre ce constat et l'état actuel de nos sociétés. De plus, Tocqueville croit que c'est dans l'individualisme que la démocratie brise la chaîne communautaire et met chaque anneau à part, tandis que le retrait de la sphère publique au profit de la sphère privée laisserait tout le terrain à l'État, qui deviendra rapidement envahissant, pour s'assurer le maintien de cette égalité. En d'autres termes, trop d'égalité ne serait guère mieux que pas assez aux dires de Tocqueville puisque ce trop ouvre toute grande la porte au despotisme et à l'absolutisme de l'État. Ce constat amène par ailleurs Tocqueville à soutenir que l'opinion publique risque fort de passer d'une instance protectrice face à l'arbitraire de l'État à un instrument coercitif contraignant au conformisme du nombre en raison de la pression immense exercée par l'esprit de tous sur l'intelligence de chacun. D'où l'idée que, plus efficacement que tous les absolutismes du passé, la tyrannie de la majorité étouffera dans son cercle toute diversité des sentiments et toute disposition à l'action.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Critique du despotisme démocratique&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Précisant ensuite la forme que peut revêtir cet absolutisme auquel on s'en remet, par amour de l'ordre et du souci des affaires publiques, Tocqueville décrira un type inédit de gouvernement &quot;immense et tutélaire&quot; dont le pouvoir tout à la fois absolu, prévoyant et doux inaugure un nouveau type d'oppression qui dégrade les êtres humains sans pour autant les tourmenter. Ce qui a fait dire à plusieurs qu'un tel tableau d'un despotisme démocratique respectueux de la liberté individuelle dans ses formes extérieures préfigurait nombre d'analyses des sociétés industrielles modernes massifiées et atomisées tout en étant dominées par un État-Providence aussi prévenant que dangereux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;&lt;U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/U&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Schizophrénie</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/07/18#177564</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Barack Obama a fait naître un espoir certain dans une partie de la population américaine par ses discours idéalistes et empreints de sensibilité et d’empathie. Il se dit préoccuper par la situation des ouvriers et des chômeurs ou de ceux qui ressentent la précarité au sein de leur entreprise et qui ont de la difficulté avec la compétitivité internationale. Il est très conscient que la globalisation actuelle met en compétition les salariés américains avec des concurrents à bas salaire. Il croit ainsi qu’il devrait y avoir une certaine intervention de l’État sur ses questions précises. Il est très conscient que depuis ces dix dernières années les grandes et petites entreprises ont réalisé des gains de productivité sans vraiment que soit partagée la formation de cette richesse avec les travailleurs. Mais d’un autre côté il semble être réceptif envers le point de vu des détenteurs du capital&amp;nbsp;: réduire les impôts des corporations pour que ces soi-disant réductions soient affectées vers des investissements créateurs d’emploi, alors que nous savons très bien ou ira l’argent. Elle ira en rémunération des dirigeants et en versement de dividendes. Ou encore elle servira à délocaliser les tâches autrefois imparties sur le territoire des Etats-Unis.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Obama est donc en faveur de la redistribution de la richesse, mais d’un autre côté il ne veut pas aller la chercher là ou elle se trouve&amp;nbsp;: chez les hyper riches et chez les détenteurs d’action, entre les mains des grandes corporations ou au sein des marchés financiers. Selon son auditoire, il prononce ces deux types de discours. Mais il est fort à parier que le moment venu il saura choisir son camp. Celui de l’accumulation du capital. C’est à un candidat schizophrénique qu’on affaire les électeurs. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Ceux chez qui il a suscité l’enthousiasme et l’espoir risquent d’être déçus.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/07/16#177476</link> 

						<description> 
 &lt;B&gt;&lt;U&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Simmel&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT size=3&gt;Pour Georg Simmel, dans toutes les formes d’utopie, de La République de Platon à l’idéal d’une société sans classe, &quot;le conflit (est) considéré comme un mal, un dysfonctionnement qu’il s’agit d’éliminer au plus vite&quot;. Selon lui, c’est une erreur de considérer les choses ainsi. &quot;La situation conflictuelle n’est pas une maladie de la société, elle n’est pas postérieure à sa constitution, elle est socialisante dans son ambivalence même.&quot;&amp;nbsp;L’agressivité fait donc partie du processus de socialisation. Et qu’est-ce au juste que la conception du paradis chrétien sinon qu’un monde soustrait à l’agressivité et à la cruauté.&lt;B&gt;&lt;U&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/U&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>La route de la servitude</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/06/19#174765</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Cet ouvrage de Friedrich Hayek, avec son titre racoleur, est assez décevant. Mais c’est quand même une œuvre importante de par son nombre de rééditions et de traductions. En fait, elle compte beaucoup dans la seconde moitié du vingtième siècle parce qu’elle a énormément influencé des décideurs, des gouvernements et, bien entendu, les économistes néo-libéraux et leurs acolytes sociaux politiques, les néo-conservateurs. Prix Nobel de sciences économiques en 1974, &quot;ultra-libéral, Hayek montre que seul le marché peut réguler l'économie et justifie ses idées sur la liberté individuelle par la croyance en l'existence d'un ordre spontané&amp;nbsp;&quot;. &quot;En avril 1947, il cofonde la Société du Mont Pèlerin, association internationale d'intellectuels désireux de promouvoir le libéralisme. Il en est président de 1947 à 1961 et y reste très influent jusqu'à sa mort.&quot; Il est aussi l’auteur de la Constition de la liberté (1960).&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;On retrouve dans La route de la servitude quelques idées intéressantes. La première, en ordre d’importance est que &quot;l’individualisme est une attitude d’humilité à l’égard du processus social…&quot; Autrement dit, il faut savoir se modérer lorsque vient le temps d’adopter des mesures qui visent à transformer ou modifier la société, car les structures sociales sont complexes et lourdes, et elles peuvent bouleverser bien des aspects de la constitution sociale. La deuxième est que toute la tradition philosophique, à partir de l’Antiquité latine, nous a laissé comme principe de la liberté, l’individualisme, et que celui-ci n’est pas nécessairement égoïste. La troisième est que&amp;nbsp;&quot;l’indépendance, la confiance en soi, le goût du risque, l’aptitude à défendre ses opinions contre la majorité, la disposition à aider son prochain (assez critiquable) –sont celles sur lesquelles repose essentiellement la société individualiste.&quot; La quatrième et dernière est que l’argent est la plus grande invention qui permet à l’homme, sorti des anciennes sociétés traditionnelles, de s’émanciper et de se libérer du joug et des contraintes que lui imposaient les anciennes formes d’organisation. Il faut dire, avec les derniers événements et les ratés du système financier, que l’argent virtuel se retourne contre la société, en générale. Même si pour d’auncuns c’est une opportunité de s’enrichir au dépend des travailleurs. À la rigueur l’on pourrait lui allouer cette dernière proposition, un peu exagérée&amp;nbsp;: &quot;le pouvoir coercitif de l'État transforme toute question économique ou sociale en question politique&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Paranoïa&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Une secte, les libertariens se réclament de ce type d’ouvrage paranoïde. Pour eux, l’État détruit peu à peu les libertés sacrées, en entrant sur le marché et en modifiant les irritants du libéralisme. Laissons ce genre de délire de côté et revenons au livre en question. Premièrement, il semblerait que Hayek est vécu un véritable traumatisme le jour ou le national-socialisme a pris le pouvoir en Allemagne. Il prétend que le socialisme était déjà pratiqué avant 1933. Que les sociaux démocrates s’étaient introduits partout dans toutes les officines. Il serait plus juste de dire que c’est avec Bismarck que la société allemande a connu ce que dénonce Hayek, le planisme ou la planification, pour employer un autre terme. La bureaucratisation et les mesures sociales sont plutôt le fait du gouvernement prussien. Il suffit de lire Kafka pour avoir une idée de ce qui en résultait. Deuxièmement, l’auteur pratique des amalgames douteux. Comme celui-ci&amp;nbsp;: &quot;il considère qu'il n'existe pas de différence de nature, mais seulement de degré entre le communisme et son imitateur le nazisme&quot;. Comme si l’hitlerianisme était une forme de socialisme. C’est davantage d’un capitalisme d’État qu’il s’agit. Mais laissons-lui quand même l’idée que cela était une forme de société hautement planifiée&amp;nbsp;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Erreurs d’interprétation&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Les courants politiques et économiques qui se réclament de Hayek se trompent énormément sur certaines idées de l’auteur. Ou bien, c’est de la mauvaise foi, car ils ne veulent pas parler des mesures sociales qui sont proposées dans La route de la servitude. En voici quelques-unes&amp;nbsp;: &quot;il n’y a, en effet, aucune raison pour qu’une société ayant atteint un niveau de prospérité comme celui de la nôtre, ne puisse garantir à tous le premier degré de sécurité, sans mettre par cela notre liberté en danger&quot;. (Ailleurs il parlera, au contraire d’une forme de besoin de sécurité qui mine la liberté. Il n’apparaît pas toujours clair dans ses démonstrations ou, plutôt, il semble se contredire.) Il poursuit&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&quot;il n’y a pas de raisons non plus pour que l’État ne protège les individus contre les hasards courant de la vie, contre lesquels peu de gens peuvent se garantir eux-mêmes. En organisant un système complet d’assurance sociale, l’État a une excellente occasion d’intervenir, quand il s’agit vraiment de risques susceptibles d’être couverts par l’assurance&quot;. (Nous l’avons dit précédemment, c’était une mesure adoptée par Bismarck pour faire échec aux socio-démocrates.) &quot;Dans les cas de catastrophes naturelles, l’État peut également apporter son aide, sans aucun inconvénient. Chaque fois que la communauté peut agir pour atténuer les conséquences des catastrophes contre lesquelles l’individu est impuissant, elle doit le faire.&quot; &quot;Il y a enfin un problème de la plus haute importance, celui de la lutte contre les fluctifications de l’activité économique et les vagues périodiques de chômage massif qui les accompagnent. C’est bien là un des plus graves et plus délicats problèmes de notre temps. Sa solution exigerait un effort de planisme, pris au sens positif, mais elle n’implique pas, ne devrait pas impliquer, le genre de planisme qui supprimerait le marché.&quot; (Il aurait peut-être été en faveur d’une allocation de citoyenneté universelle, un minimum garanti qui proviendrait des impôts et des taxes. Mais on se doute qu’il refuserait l’idée d’un salaire minimum, car cela fausserait les lois de l’offre et de la demande.) Et finalement, &quot;la protection nécessaire contre les fluctuations économiques ne mène pas au genre de planisme qui constitue une menace pour notre liberté&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;On voit bien toute l’obsession de l’auteur envers la planification qui viendrait interférer avec le marché qui est pour lui une &quot;croyance en l'existence d'un ordre spontané&quot;… On constate avec ses exemples que les thuriféraires du libéralisme ont bien mal lu Hayek.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour ne pas être trop partial dans notre lecture mentionnons les propositions de l’auteur qui semble être des critiques assez justifiées. Il y a le fait que des monopoles, comme nous le disions dans un précédent texte, qui se sont constitués au début du vingtième siècle. &quot;La croissance des cartels et des syndicats a depuis été encouragée par une politique systématique.&quot; Et une des raisons qui explique cette formation de monopole&amp;nbsp;est évidemment aux yeux de notre auteur la tendance des États à intervenir dans la vie économique. &quot;Ce fut en Allemagne qu’avec l’aide de l’État la première grande expérience de planismescientifique et d’organisation consciente de l’industrie mena à la création de monopoles géants, qu’on fit passer pour des résultats d’une croissance organique inévitable(…).&quot; Encore qu’ici Hayek ne semble pas admettre qu’il est dans la nature des choses économiques que divers secteurs qui demande des investissements importants soient poussés à vouloir protéger leurs marchés en contrôlant les prix afin que leurs opérations soient rentables. Un peu plus loin ilévoque ce que Garlbraith nomma la technostructure. &quot;Et l’on se convainc de plus en plus que pour faire un planisme efficace, il faut en retirer la direction aux politiciens, et la confier à des experts, à des fonctionnaires permanents, ou à des organismes autonomes.&quot; Ici Hayek anticipa sur la mise au point du New Deal aux Etats-Unis. Rappelons qu’un bureau de planification, avec plus d’un millier de spécialistes se constitua pour mettre au point les différentes politiques d’interventions économiques de l’État américain. Ce que l’auteur ne pouvait savoir c’est que cela fut une grande réussite même s’il y eut quelques erreurs qui furent commises. Mais dans l’ensemble l’interventionnisme eut des résultats grandement satisfaisants.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Passons au besoin de sécurité qui pousse une multitude de gens à préférer un emploi fixe à l’aventure de l’investissement et de la création d’entreprises. &quot;Désormais, ce n’est plus l’indépendance qui situe un homme, mais la sécurité. (…) ce processus a été hâté par un autre effet de l’enseignement socialiste, à savoir par le dénigrement systématique de toute activité économique comportant des risques, par l’opprobre moral jeté sur le bénéfice qui paye le risque (de choisir de faire des affaires) (…). L’école et la presse ont inculqué à notre jeune génération l’habitude de considérer toute entreprise commerciale comme suspecte, tout profit comme immoral.&quot; Ici on ne peut que lui donner raison. Mais c’est quand même une chance que seulement une minorité choisit l’entreprenariat, car sinon il y aurait saturation de vendeur qui ferait faillite. D’autant plus que pour une bonne quantité de personnes se vouer à l’activité économique prend trop d’énergie et que la vie ce n’est pas uniquement avoir des employés et faire des profits.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Ailleurs il saisit bien la nature et les objectifs du socialisme. &quot;Le socialisme, dans l’acception courante du terme, promet non pas une répartition absolument égalitaire, mais une répartition plus juste et plus équitable que la répartition actuelle. Le but est donc non pas l’égalité dans le sens absolu, mais une plus grande équité.&quot; À partir de là tout semble devenir confus. Hayek est pour une meilleure répartition de la richesse, mais pas de la manière communiste qui engendre une forme de totalitarisme. Mais de quelle façon alors&amp;nbsp;? C’est un mystère puisqu’il préfère que l’État ne prenne pas une grandeur démesurée.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Que les salaires soient déterminés par l’offre de travail et sa demande, sous forme d’équilibre. On se doute que pour lui l’État ne doit pas faire du business. C’est bien ici que nos positions s’opposent puisque c’est la meilleure manière de fournir aux gouvernements des subsides qui permettront d’offrir des services gratuitement aux citoyens. Chose que l’entreprise privée ne peut pas faire. À notre sens, lorsque cela est possible, il est avantageux que ce soit l’État qui exploite des secteurs rentables par l’effet de monopole public plutôt que se soit le fait d’entrepreneurs et d’actionnaires qui formeront eux aussi des oligopoles avec clientèles captives.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Parmi les bienfaits du commerce notons celui-ci&amp;nbsp;: &quot;La transformation progressive d’un système rigidement hiérarchique en un régime où l’homme peut au moins essayer de modeler son destin, où il a l’occasion de connaître plusieurs genres de vie et de choisir entre eux, cette transformation est étroitement liée au développement&quot;. On ne peut pas dire que son analyse n’est pas originale. Terminons sur les défauts des spécialistes. &quot;L’influence de ces scientifiques-politiciens ne s’est pas souvent exercée en faveur de la liberté: &quot;l’intolérance de la raison&quot; fréquente chez les spécialistes, l’impatience caractéristique de l’expert envers les comportements et les actes du non-initié, le mépris souverain pour tout ce qui n’est pas organisé d’après des schémas scientifiques par des esprits supérieurs (…).&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Les faussetés&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Si on passe maintenant aux propositions critiquables, c’est à un florilège que l’on a droit. &quot;Dans une société où l’on a le goût de la liberté, on ne trouvera pas beaucoup de monde pour la troquer volontairement contre la sécurité économique&quot;. Comme si on pouvait opposer la sécurité et les politiques qui la favorisent à la liberté qui serait supérieure. Il faut rappeler que l’on ne peut être que très difficilement libre lorsque l’on a pas le stricte nécessaire pour assurer notre subsistance. Il faut ajouter qu’une société qui préconise la sécurité pour une grande partie de ses membres ne s’en porte pas plus mal. &quot;L’interdépendance de tous les phénomènes économiques, nous l’avons vu, ne permet guère d’arrêter le planisme à un point voulu. Une fois le libre jeu du marché entravé, le dirigeant du plan sera amené à étendre son contrôle jusqu’à ce qui embrasse tout.&quot; C’est évidemment une vue de l’esprit, car la planification en régime capitalisme de libre marché atteint un point où on ne voit plus l’utilité de poursuivre l’interventionnisme.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Dans la série des propositions qui servent à faire peur par la dramatisation&amp;nbsp;: &quot;la démocratie veut l’égalité dans la liberté et le socialisme veut l’égalité dans la gêne et dans la servitude&quot;. Notons, par contre, que cette phrase est de Tocqueville. À propos de la concurrence&amp;nbsp;: &quot;dans la concurrence, la chance joue autant que l’intelligence et la prévoyance&quot;. Il faut dire que la concurrence concerne surtout les petits secteurs à faible capitale. Et lorsqu’il est question de la grande production de masse et les secteurs lourds, la concurrence est souvent absente. Voici une autre de ces exagérations&amp;nbsp;: &quot;Comme dans la vie moderne nous sommes dépendants à chaque instant, à chaque pas, de la production des autres hommes, le planisme économique implique la réglementation presque totale de toute notre vie.&quot; Encore là, Hayek vivait à une période charnière où l’Allemagne nazie était un très mauvais exemple de planification. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour terminer&amp;nbsp;: &quot;La concurrence peut supporter une certaine dose de réglementation, mais elle ne saurait être alliée au planisme* (…)&quot;. L’avenir nous prouvera sûrement le contraire.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Quelques précisions&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il faut maintenant parler des objectifs du socialisme ou d’une économie plus humaine et plus respectueuse des besoins.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Le socialisme se définit au contraire comme la maîtrise exercée par l’ensemble de la société sur ses propres priorités, auxquelles le calcul économique est désormais subordonné&quot;. Qu’entend-t-on par priorité&amp;nbsp;? Il faut prioriser certains besoins comme la santé et l’éducation, car ceux-ci sont la pierre angulaire qui permet que toutes les autres activités soient assumées avec une certaine efficacité. Avant de pouvoir travailler dans une société moderne il faut un certain niveau d’éducation morale, civique et professionnelle. Le secteur privé ayant tendance à négliger ces domaines ou a en faire une entreprise générant des profits, il faut absolument un secteur public qui s’occupe de ses tâches essentielles et primordiales. Ce qui nous amène au fait que &quot;l’éventuelle supériorité d’un socialisme ne peut résider finalement que dans le rôle dominant accordé à la logique des besoins&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;A contrario il faut mentionner que le capitalisme a une tout autre façon de fonctionner &quot;Sous le capitalisme, c’est l’exigence de maximisation du profit qui détermine vers quels secteurs l’économie va porter l’effort d’investissement (…).&quot; Illustrons-le simplement avec un exemple concret. Le marché des télécommunications a, assez récemment, trouvé un besoin à combler dans la vente des téléphones cellulaires. On doit dire que ce produit rend certains services aux consommateurs. Mais celui-ci reste dans la majorité des cas un besoin presque inutile ou devient un luxe. La maximisation du profit porte les opérateurs à stimuler la demande de ce bien qui génère, au final, une bonne marge de profit. Mais l’on doit s’avouer que ce sont des ressources qui pourraient être allouées à autre chose de plus productif ou générateur d’une autre forme de bien-être. De ce point de vu, on peut dire que le marché est aveugle. Il n’est pas capable de prioriser les besoins fondamentaux. C’est la raison pour quoi il y a une place dans l’activité humaine pour le socialisme, qui, lui, tente de définir un mieux être qui ne répond pas à la logique de la maximisation des profits.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il faut aussi souligner quelque chose d’important en ce qui a trait au travail. Bien que ce soit pour nous-mêmes que nous travaillons, il n’en demeure pas moins que nos tâches sont beaucoup plus valorisantes lorsque nous avons l’impression de participer au bien-être de la société, lorsque nous avons d’autres buts que personnels. En ce sens, beaucoup de personnes n’accepteraient pas de travailler à la construction d’automobiles parce qu’ils considèrent que, dans certains cas, il existe assez de véhicules et que ceux-ci pourraient très bien être limités par le développement du transport en commun.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Finalement, on peut dire que &quot;le socialisme c’est la transformation du travail&quot;, vers un travail plus humain, plus noble et utile socialement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;--------------------------------------------------&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=3&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;* Le bon planisme serait celui&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT color=#c0c0c0&gt; &lt;/FONT&gt;qui n’entrave pas la concurrence.&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Léopardi</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/06/11#173773</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=4&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Je me suis longtemps refusé à tenir pour vrai ce que je vais dire, car compte tenu de la singularité de ma nature et du fait que l’on tend toujours à juger les autres d’après soi-même, je n’ai jamais été porté a haïr les hommes, mais au contraire à les aimer. C’est l’expérience qui, non sans résistance de ma part, a fini par me convaincre; mais je suis sûr que les lecteurs rompus au commerce des hommes, reconnaîtrons la justesse de mes propos; tous les autres les trouverons excessifs, jusqu’au jour où l’expérience, s’ils ont l’occasion de faire réellement l’expérience de la société humaine, leur ouvrira les yeux à leur tour.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;J’affirme que le monde n’est que l’association des coquins contre les gens de biens, des plus vils contre les plus nobles. Lorsque plusieurs coquins se rencontrent pour la première fois, ils se reconnaissent sans peine, comme par intuition, et entre eux les liens se nouent aussitôt; si d’aventure leurs intérêts s’opposent à leur alliance, ils n’en conservent pas moins une vive sympathie les uns pour les autres et se vouent une mutuelle considération. Quand un coquin passe un contrat ou engage une affaire avec un individu de son espèce, il agit le plus souvent loyalement sans songer à le tromper; a-t-il en revanche à traiter avec des honnêtes gens, il leur manque nécessairement de parole et, s’il y trouve avantage, s’efforce de les perdre. Il lui importe peu que ses victimes aient assez de cœur pour se venger, puisqu’il espère toujours, comme cela se vérifie presqu’à coup sûr, triompher de leur courage par la ruse. J’ai vu plus d’une fois des hommes d’une couardise extrême, ayant à choisir entre un coquin plus couard encore et un honnête homme plein de courage, embrasser par lâcheté le parti du coquin; mieux, c’est ce qui arrive régulièrement aux gens du commun placés en pareille situation, car les voies de l’homme de bien sont simples et communes et celles du scélérat multiples et obscures. Or, comme chacun sait, l’inconnu effraie davantage que le connu et l’on échappe aisément à la vengeance des gens de cœur, car la peur et la lâcheté suffisent (…) ( pour les calmer ). Mais ni la peur, ni la lâcheté ne peuvent garantir des persécutions secrètes, des guet-apents, ni même des coups attendus qui proviennent d’un ennemi sans scrupule. Si généralement, dans la vie courante, le véritable courage intimide fort peu, c’est qu’étant dénué de toute imposture, il n’est entouré d’aucun de ces menaçants apprêts qui rendent les choses réellement terrifiantes; et souvent on ne le prend même pas au sérieux. Les coquins au contraire se font craindre parce qu’à force d’imposture ils se voient bien souvent prêter du courage.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Rares sont les coquins qui restent pauvres, car pour ne citer qu’un exemple, si un homme de bien tombe dans la misère, nul ne vient le secourir et nombreux même sont ceux qui s’en réjouissent; mais si c’est à un scélérat que cela arrive, toute la ville se lève pour l’aider.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/06/10#173664</link> 

						<description> 
 &lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT size=3&gt;&quot;Je n’y sais autre chose que me résigner et me dire que les mouches sont nées pour être mangées par les araignées, et les hommes pour être dévorés par les chagrins.&quot; &lt;B&gt;Voltaire&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT size=3&gt;&quot;Nous oscillons, nous sommes ballotés sans cesse entre la privation, qui est souffrance et la plénitude, qui est ennui.&quot; &lt;B&gt;Schopenhauer&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/06/10#173658</link> 

						<description> 
 &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La richesse et le pouvoir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Les penseurs grecs s&amp;rsquo;occupaient bien d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie (oikos&amp;nbsp;: maison, nomos&amp;nbsp;: ordre), mais pour eux l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique &amp;eacute;tait seconde, servile, suspecte. Elle &amp;eacute;tait subordonn&amp;eacute;e &amp;agrave; la politique&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;art d&amp;rsquo;administrer la cit&amp;eacute;.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par contre, le travail agricole &amp;eacute;tait valoris&amp;eacute;, puisqu&amp;rsquo;il permettait d&amp;rsquo;assurer le n&amp;eacute;cessaire. Ce qui posait probl&amp;egrave;me, et &amp;eacute;tait aussi m&amp;eacute;pris&amp;eacute;, c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait de faire de sa vie une entreprise d&amp;rsquo;enrichissement. Le citoyen devait se lib&amp;eacute;rer de l&amp;rsquo;asservissement pour pouvoir acc&amp;eacute;der &amp;agrave; la libert&amp;eacute; politique et &amp;agrave; la parole et ainsi se livrer &amp;agrave; des activit&amp;eacute;s qui deviennent des fins en soi, plut&amp;ocirc;t que de se maintenir dans des activit&amp;eacute;s laborieuses qui ne sont, en fait, que des moyens et n&amp;rsquo;ont aucune valeur r&amp;eacute;elle, puisqu&amp;rsquo;elles n&amp;rsquo;apporteront que le superflu. Le minimum d&amp;rsquo;activit&amp;eacute;s mercantiles, pour le maximum d&amp;rsquo;&amp;eacute;panouissement humain.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Au Moyen-Age, dans l&amp;rsquo;atmosph&amp;egrave;re chr&amp;eacute;tienne, l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie &amp;eacute;tait soumis &amp;agrave; la morale; la richesse mat&amp;eacute;rielle, l&amp;rsquo;argent, le d&amp;eacute;sir du lucre risquaient d&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;cher l&amp;rsquo;homme de faire son salut. L&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t du capital, appel&amp;eacute; usure, &amp;eacute;tait condamn&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Avec la R&amp;eacute;forme et la Renaissance, et surtout avec la formation des &amp;Eacute;tats, la richesse devient une &amp;eacute;tape n&amp;eacute;cessaire &amp;agrave; l&amp;rsquo;aquisition du pouvoir.&quot; Elle deviendra, par la suite, une obsession.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/05/29#172277</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;La Rh&amp;eacute;torique (Aristote)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&quot; La col&amp;egrave;re s&amp;rsquo;adresse toujours &amp;agrave; un individu&amp;nbsp;; mais la haine peut &amp;ecirc;tre ressentie contre les classes (la x&amp;eacute;nophobie, l&amp;rsquo;homophobie et le racisme).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;Le temps peut gu&amp;eacute;rir la col&amp;egrave;re; la haine est incurable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;La col&amp;egrave;re est un d&amp;eacute;sir de faire de la peine; la haine est un d&amp;eacute;sir de faire du mal; celui qui est en col&amp;egrave;re veut &amp;ecirc;tre t&amp;eacute;moin de cette peine; cela n&amp;rsquo;importe aucunement &amp;agrave; la haine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;Celui qui est en col&amp;egrave;re ressent de la peine; celui qui hait n&amp;rsquo;en ressent aucune.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;En maintes circonstances, l&amp;rsquo;homme en col&amp;egrave;re peut &amp;eacute;prouver de la piti&amp;eacute;; l&amp;rsquo;autre jamais; le premier souhaite que celui qui excite sa col&amp;egrave;re &amp;eacute;prouve en retour de la peine; l&amp;rsquo;autre, qu&amp;rsquo;il cesse d&amp;rsquo;exister.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;La col&amp;egrave;re serait une &amp;eacute;motion, parfois tr&amp;egrave;s irrationnelle, mais souvent juste et saine lorsqu&amp;rsquo;elle &amp;agrave; une v&amp;eacute;ritable cause.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;La haine, &amp;eacute;tant plut&amp;ocirc;t un sentiment n&amp;eacute;gatif, un ressentiment, s&amp;rsquo;apparente au m&amp;eacute;pris de soi inconscient et redirig&amp;eacute; sur un bouc &amp;eacute;missaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/05/18#171110</link> 

						<description> 
 &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Propagande&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Certaines &amp;eacute;lites pestent contre la d&amp;eacute;mocratie parce qu&amp;rsquo;elle entrave parfois leurs projets. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans la toute premi&amp;egrave;re &amp;eacute;dition de l&amp;rsquo;Encyclopoedia of Social Sciences, parue dans les ann&amp;eacute;es 30, le plus prestigieux de ces chercheurs, Harold Laswell, pr&amp;eacute;cisait sa pens&amp;eacute;e sur les rapports des m&amp;eacute;dias et de la d&amp;eacute;mocratie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot; Il importe surtout, de ne pas succomber au dogmatisme d&amp;eacute;mocratique, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire &amp;agrave; cette id&amp;eacute;e selon laquelle les gens ordinaires seraient en mesure de d&amp;eacute;terminer eux-m&amp;ecirc;mes leurs besoins, leurs int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts et qu&amp;rsquo;ils seraient donc en mesure de choisir par eux-m&amp;ecirc;mes ce qui leur convient. Cette id&amp;eacute;e est compl&amp;egrave;tement fausse. La v&amp;eacute;rit&amp;eacute; est plut&amp;ocirc;t que d&amp;rsquo;autres doivent d&amp;eacute;cider pour eux. L&amp;rsquo;ennui, c&amp;rsquo;est que nous sommes ici en d&amp;eacute;mocratie et qu&amp;rsquo;il est impossible de contr&amp;ocirc;ler la populace par la force. Mais &amp;agrave; d&amp;eacute;faut du recours &amp;agrave; la force pour contr&amp;ocirc;ler la populace, on peut parfaitement bien contr&amp;ocirc;ler par la propagande et la persuasion &quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/05/18#171108</link> 

						<description> 
 &lt;B&gt;&lt;FONT face=Verdana size=4&gt;
&lt;P&gt;C.S. Lewis&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&quot;Les Anglais prennent leur sens de l’humour tellement au sérieux qu’une déficience dans ce domaine est presque la seule à leur inspirer de la honte. L’humour est la panacée qui console de tout et qui excuse n’importe quoi dans la vie.&quot;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Merleau-Ponty  (Humanisme et terreur)</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/05/03#169318</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=4&gt;
&lt;P align=justify&gt;&quot;L’on ne devient pas révolutionnaire grâce à la connaissance intellectuelle mais par suite d’indignation. La connaissance intellectuelle vient ensuite étoffer et préciser cette protestation vague.&quot;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>Le capitalisme financier</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/04/20#167882</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les deux grands exégètes de l’oeuvre de Marx, en particulier du Capital, que furent Rosa Luxembourg et Lénine peuvent grandement nous aider dans la compréhension des aboutissants qui résultèrent dans le marxisme et la littérature secondaire. La tentation est parfois grande de vouloir invalider Lénine en raison de sa vie d’homme politique despotique. Mais ce qu’il faut admettre et comprendre c’est que ce personnage avait de grandes convictions doublées d’une bonne érudition. Lorsque, comme c’est son cas, on croit bien saisir la portée des phénomènes contemporains et de pouvoir agir sur les événements historiques il est tentant de croire que l’on a raison et qu’il faut être rigide dans l’application des politiques qui vise à la transformation de la société. Aussi je voudrais revenir sur les analyses judicieuses du capitalisme financier que l’on retrouve dans la brochure de Lénine, &lt;I&gt;L&amp;nbsp;‘impérialisme stade suprême du capitalisme&lt;/I&gt;. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La grande qualité de ce court ouvrage réside dans l’effort de documentation qui est louable, puisqu’il puise à une trentaine de sources pour étayer sa thèse. D’entrée de jeu Lénine tient à se distinguer de la position que prirent ses contemporains dans l’analyse et l’appréciation du développement du capitalisme à la fin du dix-neuvième siècle et du début du vingtième. Selon sa perspective nous pouvons affirmer avec lui que d’une certaine économie de marché nous sommes passés au capitalisme dans les années dix-neuf cent.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;D’une certaine façon si l’économie respectait la loi de l’offre et de la demande ainsi que le principe de la diversité des acteurs dans l’offre et la mise en marché des produits ce n’est plus le cas au moment où se manifesta la financiarisation de l’économie. La période qui est charnière se produit en 1900, suite au ralentissement de l’activité économique et à une crise, en quelque sorte. À partir de cet événement toutes les grandes compagnies, dans les divers secteurs stratégiques mettent la main sur les petits producteurs et fusionnent en de grands groupes ou cartel. Colérativement à ces vastes mouvements de recapitalisation le secteur bancaire fusionne en 4 ou 5 institutions dans chaque pays pour monopoliser des sommes colossales de capitaux prêts à être investi dans l’entreprise impérialiste et coloniale de l’ouverture et de la domination des marchés étrangers. Bien sûr ce mouvement ne date pas hier, mais son affermissement se produit en corrélation avec la financiarisation du capitalisme arrivé à un stade supérieur. L’impérialisme peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Premièrement L’épuisement des matières premières. Secondement par la relatifvepetitesse des marchés intérieurs véritablement solvables. C’est-à-dire que encore au début du vingtième siècle il n’y a pas encore de véritable classe moyenne capable consommée assez pour maintenir les marges de profit constantes. Il en résulte troisièmement la baisse tendancielle du taux de profit à mesure que se développe la concurrence. D’où le mouvement de fusion. Quatrièmement, la présence d’une couche de parasite rentier qui exige de bénéficier de forts dividendes. Cinquièmement, en vue du positionnement géopolitique des grandes puissances&amp;nbsp;: Allemagne Angleterre, Etats-Unis et France, et en moindre mesure le Japon.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Il en ressort des conséquences de l’impérialisme moderne, pour Lénine,&lt;U&gt; &lt;/U&gt;que &quot;la guerre de 1914-1918 a été de part et d'autre une guerre impérialiste (c'est-à-dire une guerre de conquête, de pillage, de brigandage), une guerre pour le partage du monde, pour la distribution et la redistribution des colonies, des &quot;zones d'influence&quot; du capital financier&amp;nbsp;&quot;. Et que donc, il en va de soi que le capitalisme s'est transformé en un système universel d'oppression coloniale et d'asphyxie financière de l'immense majorité de la population du globe par une poignée de pays &quot;avancés&quot;. Ce qui nous oblige à affirmer que&quot;le capitalisme a assuré une situation privilégiée à une &lt;I&gt;poignée &lt;/I&gt;d'Etats particulièrement riches et puissants, qui pille le monde entier&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le système financier&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cette partie de l’analyse est tout à fait actuelle. Parlant des banques et des institutions prêteuses, tout comme des grands trusts et cartels, voir des oligopoles et monopoles, Lénine avec une grande justesse fait ressortir l’interconnection et l’interdépendance des conseils d’administration. C’est ainsi qu’une banque place ses hommes au sein du conseil des grandes entreprises qu’elles ont comme client. On y voit aussi d’anciens politiciens qui viennent faire la liaison avec les gouvernements pour s’entendre sur les politiques d’état qui accordent les parts de marché intérieures aux cartels. Ce qu’on appelle aujourd’hui le lobbying. Un exemple probant nous est fourni par une compagnie de chemin de fer. Suite à l’échec du développement immobilier d’envergure par un gros contracteur, la banque saisit la propriété des lots de terrains. Par la suite elle plaça un homme sur le conseil de la compagnie ferroviaire et un homme la représenta au gouvernement. Un nouveau réseau se mis en branle pour desservir le nouveau quartier que formait l’ancien développement immobilier sus nommé. La banque fit alors de gros bénéfices en revendant les terrains avec une forte plus-valus.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La concentration&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&quot;Le processus de concentration extrêmement rapide de la production dans des entreprises toujours plus importantes constitue une des caractéristiques les plus marquées du capitalisme.&quot; &quot;On voit par là que la concentration, arrivée à un certain degré de son développement, conduite d'elle-même, pour ainsi dire, droit au monopole. Car quelques dizaines d'entreprises géantes peuvent aisément s'entendre, et, d'autre part, la difficulté de la concurrence et la tendance au monopole naissent précisément de la grandeur des entreprises. Cette transformation de la concurrence en monopole est un des phénomènes les plus importants - sinon le plus important - de l'économie du capitalisme moderne.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;L’écrit de Lénine fourmille d’informations et de détails du premier ordre. Elle constitue ainsi une bonne introduction à la compréhension de l’économie moderne. Et pas besoin de dire que beaucoup d’économistes, s’ils n’étaient pas mus par des préjugés en défaveur du corpus marxiste, gagneraient à s’ouvrir les yeux sur une réalité très sombre au sein de leur discipline.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title></title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/04/15#167405</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=Arial size=2&gt;
&lt;P&gt;L'exemple classique d'une défense sans scrupule et sans pitié des intérêts de pays capitalistes exportateurs nous est fourni par la manière dont l’Angleterre en usa envers l'industrie textile des Indes Orientales. Cette industrie avait été très florissante jusqu'au début du XIX&lt;SUP&gt;e&lt;/SUP&gt; siècle et elle envoyait même en Europe ses articles de qualité. L'Inde n'avait pas besoin de la camelote anglaise et elle la refusait. Mais l'Inde devait devenir un marché pour les &lt;I&gt;cotton goods &lt;/I&gt;britanniques, dont il y avait pléthore en Angleterre depuis les guerres européennes. Une commission d'études fut chargée d'examiner la question de la vente des cotonnades aux Indes. Elle aboutit à la conclusion que, pour atteindre le but proposé, il fallait d’abord détruire l'industrie textile hindoue. Le gouvernement britannique fit sien l'avis de la commission et une campagne d'anéantissement fut entreprise contre la rivale haïe de l'industrie anglaise&amp;nbsp;: par le moyen de taxes douanières et fiscales, on la réduisit au chômage. Les tisseurs hindous furent acculés à la famine.&amp;nbsp; Le but était atteint&amp;nbsp;: les cotonnades anglaises remplirent les vides laissés par l'industrie indigène agonisante.&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>L’esprit du capitalisme</title> 

						<link>http://sauvage.monblogue.com/2008/04/02#165755</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;La grande œuvre du fondateur de la sociologie allemande, &lt;I&gt;L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme&lt;/I&gt;, pose certains problèmes pour notre compréhension actuelle. Certains chapitres sont restés comme intacts et lumineux dans leur démonstration, tandis que d’autres, surtout un en particulier, nous semble devenu incompréhensible à force de détails et d’éruditions. Je crois bien avoir, par ailleurs, trouver une solution à ce problème. Il suffit de lire en parallèle &lt;I&gt;Le bourgeois&lt;/I&gt; de Werner Sombart. J’utiliserai donc ces deux sources pour entrer dans l’esprit du capitalisme.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;J’aimerais commencer par une sorte d’anecdote. Bien avant le travail effectué dans les fabriques, on recrutait des familles de paysans pour qu’ils viennent chercher le matériel à utiliser pour confectionner divers articles à la maison, dans l’espoir que de rémunérer le travail à la pièce permettrait d’augmenter la productivité, la cadence. Ce fut à certains points un échec qui s’explique assez simplement. Comme les individus n’avaient que des besoins figés, fixes et non évolutifs, c’est-à-dire que leurs choix de consommation étaient fort limités, ils n’avaient aucun intérêt à travailler davantage. Si on augmentait le tarif à la pièce, rien n’y faisait non plus, les gens produisaient moins d’unité, car l’appât du gain et la volonté de s’éreinter au travail ou de se réaliser n’existait que très rarement, contrairement à ce qu’on croit aujourd’hui. (La recherche du gain pur et simple était étrangère à l'économie pré-capitaliste)&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il a fallu un changement radical d’attitude envers le travail, ce qu’on nomme une forme d’éthique, pour que les gens acceptent de passer davantage de temps et de mettre beaucoup plus d’effort à la tâche. Ce changement d’attitude demande une modification d’éthos, une nouvelle éthique, de nouvelles dispositions, bref ce qu’ont appelé Weber et Sombart, un nouvel esprit du capitalisme. Il y a bien eu finalement une époque pré-capitaliste et un esprit particulier de l’homme, disons du Moyen Age&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;&amp;nbsp;Avant tout, on cherche, autant que possible, à se procurer des aises. Toutes les fois qu'on pouvait &quot; fêter &quot;, on le faisait. On ne mettait pas plus d'empressement à s'adonner au travail que l'enfant n'en met à fréquenter l'école : on travaillait lorsqu'on ne pouvait pas faire autrement, lorsqu'il était vraiment impossible de se soustraire à la besogne. On ne trouve pas trace de véritable amour pour le travail économique comme tel (avant une certaine époque)&amp;nbsp;&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il est important de comprendre et d’aller explorer le passé lointain de nos ancêtres afin de découvrit que l’époque que nous vivons est bien arbitraire, d’y voir que nous nous comportons d’une certaine manière qui n’est pas uniquement la seule valable. Il faut parfois sortir des conditions anthopologiques qui sont les nôtres, car elles peuvent être excessives, voir dangereuses. Elles peuvent nous mener dans une impasse. Pour cette raison j’aimerais parler un peu du capitalisme et de son histoire.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;L’attitude anti-capitalisme de l’aristocratie&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;C’est un secret pour personne que la noblesse n’aimait pas trop se salir les mains ou se mettre trop longuement à la tâche. Comme elles n’avait pas à se soucier de sa simple subsistance, elle développa à peu près partout et à toutes les époques une certaine réticence envers le travail rémunéré. &quot;Le seigneur méprise l'argent. Il est malpropre, comme sont malpropres toutes les activités à l'aide desquelles on le gagne.&quot; &quot;Mener une&lt;I&gt; existence seigneuriale&lt;/I&gt;, c'est vivre pleinement et largement et faire vivre beaucoup d'autres autour de soi; c'est passer ses jours à la guerre ou à la chasse et ses nuits dans le cercle joyeux de gais compagnons, en jouant aux dés, ou dans les bras de jolies femmes; c'est bâtir châteaux et églises, déployer une grande magnificence et beaucoup d'éclat dans les tournois et autres circonstances analogues, étaler un grand luxe, dans la mesure, souvent même au delà, des moyens dont on dispose.&quot; On est bien loin ici de la figure austère du bourgeois calculateur.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Il nous faut traiter rapidement de la consommation statuaire. À l’époque pré-capitaliste les besoins sont fixes et statués ou déterminés en fonction du rang social, du groupe dans lequel nous faisons partie. &quot;Le besoin lui-même ne dépend pas de l'arbitraire de l'individu, il a acquis avec le temps, au sein des divers groupes sociaux, une certaine forme et une certaine étendue qui ont fini par être considérées comme fixes et immuables. C'est l'idée de l'entretien conforme à la position sociale, idée qui avait dominé toute l'économie pré-capitaliste.&quot; Autrement, il ne convient pas à un individu de basse extraction de sur-travailler pour posséder une distinction comme un vêtement de luxe, apenage des classes très favorisées. &quot;L'entretien conforme à la position sociale constitue une des bases de l'édifice philosophique du thomisme: il faut que les rapports entre l'homme et le monde extérieur soient soumis à une limitation, subordonnés à un critère. Cette mesure n'est autre que l'entretien conforme à la position sociale.&quot; Les classes sociales étant très accentuées au Moyen Age, on comprend que ceci entrainait un véritable frein pour le développement de l’économie en général, car comme il ne serait y avoir d’ascension sociale dans ses conditions, le besoin de travailler se faisait ainsi peu sentir, puisqu’il s’agissait de posséder le strict nécessaire en conformité avec la position occupée dans la hiérarchie sociale.&amp;nbsp;Pour que le capitalisme devienne généralisable il faut un esprit qui insite au labeur, à la thésaurisation et aussi un prestige et une incitation à la consommation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le bourgeois&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour mieux saisir ce qu’est l’esprit du capitalisme, il faut jeter un coup d’œil sur l’apparition d’un personnage important et déterminant, au 14&lt;SUP&gt;ième&lt;/SUP&gt; siècle, en Italie&amp;nbsp;: le bourgeois. Il sera considéré, pour la suite de l’analyse, comme étant un type humain doué de qualités psychiques particulières, plutôt que comme étant &quot;le représentant d'une classe sociale&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Comment faire pour tracer le portrait d’hommes d’un passé si lointain et combien révolu&amp;nbsp;? C’est évidemment en utilisant les sources écrites de l’époque. Nous possédons justement un ouvrage du grand humaniste Léon-Battista Alberti (1404-1472), &lt;I&gt;del governo della famiglia&lt;/I&gt;, qui nous donne un aperçu des préoccupations des hommes du Quattrocento. &quot;On doit à Alberti les célèbres livres sur le gouvernement de la famille,&lt;I&gt; &lt;/I&gt;dans lesquels on trouve déjà tout ce que Defoe et Benjamin Franklin diront plus tard en anglais. Mais les livres de famille d'Alberti nous sont encore précieux pour cette autre raison que, d'après ce que nous savons, ils ont déjà été beaucoup admirés et lus par ses contemporains, qu'ils ont été, dès leur apparition, considérés comme un traité classique que d'autres pères de famille ont, dans leurs chroniques et mémoires, reproduit soit en totalité, soit en extrait.&quot; Nous sommes donc autorisés à penser que cette ouvrage et bien d’autres encore, qui constituaient des œuvres d’édification et d’instruction &quot;reflètent une manière de voir générale, celle notamment du monde des affaires&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Que nous dit ce traité&amp;nbsp;? &lt;B&gt;En premier lieu il discute de la rationnalisation de la conduite économique&lt;/B&gt;. L’homme doit s’occuper de ses affaires, il peut en parler et même se vanter de ses bon coups. Ce qui est assez inusité chez les gens de fortune, si on se souvient que l’économie au Moyen Age, chez les couches aisées est une économie de dépense, où il importait assez peu que l’on dépense davantage que ce que nous apportait nos revenus. &quot;Cette recommandation constituait à l'époque une nouveauté inouïe, du fait que c'étaient des grands, des riches qui commençaient à penser ainsi. Qu'un petit portefaix ne songe qu'à ses sous ou qu'un petit boutiquier passe sa vie à chercher à équilibrer ses recettes et ses dépenses, rien de plus naturel. Mais le riche, le grand! Que l'homme qui pouvait dépenser autant, sinon plus, que le seigneur de jadis, fasse des problèmes d'administration économique l'objet de ses réflexions et préoccupations, voilà ce qui était nouveau, d'une nouveauté inouïe!&quot; D’où le précepte suivant&amp;nbsp;: &quot;que vos dépenses ne dépassent jamais vos revenus&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Ce qui nous amène à &lt;B&gt;l’esprit d’épargne. &lt;/B&gt;Autrement dit dépenser moins que ce que l’on possède. Il s’agit de &quot;l'épargne conçue comme une vertu. Le maître de maison économe devient l'idéal des hommes riches, en tant qu'ils sont devenus bourgeois &quot;. Et on trouve cette jolie maxime&amp;nbsp;: &quot;un sou épargné me fait plus d'honneur que cent sous dépensés&quot;.&amp;nbsp;Ainsi que celles-ci&amp;nbsp;: &quot;redoute, comme un ennemi mortel, toute dépense superflue&quot;&amp;nbsp;; &quot; autant la prodigalité est mauvaise chose, autant l'épargne est bonne, utile et digne d'éloges&quot;; &quot;l'épargne ne nuit à personne et est utile à la famille&quot;; &quot;nulle dépense ne doit dépasser la limite de ce qui est absolument nécessaire&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;L’économie domestique porte ainsi sur trois choses qui nous appartiennent&amp;nbsp;: notre âme, notre corps et surtout notre temps. Ce qui anticipe la fameuse phrase de Benjamin Franklin&amp;nbsp;: &quot;le temps, c’est de l’argent&quot;. Ce qui donne comme conseils&amp;nbsp;: &quot;je m'efforce toute la vie de faire des choses utiles et honorables&quot;&amp;nbsp;; &quot;je ne me sers de mon corps, de mon âme et de mon temps que d'une façon rationnelle. Je m'attache à en conserver le plus possible et à en perdre le moins possible&quot;&amp;nbsp;; &quot;il s'agit seulement de bien répartir votre temps. Celui qui sait ne pas perdre son temps, peut faire à peu près tout ce qu'il veut : et celui qui sait bien employer son temps, ne tarde pas à devenir maître de toutes les besognes qu'il doit accomplir&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Tout au long des siècles suivants nous verrons un assez grand nombre de traités du même genre chez différentes nations. Mais le point culminant du parfait petit bourgeois sera les écrits et l’attitude de Benjamin Franklin. &quot;Le bon sens et la modération de cet Américain sont tout simplement stupéfiants. Chez lui tout devient une règle, tout est exactement pesé et mesuré, chacune de ses actions respire la sagesse économique&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;
&lt;P align=justify&gt;Écoutons le&amp;nbsp;: &quot;Si tu aimes la vie, ne gaspille pas le temps, car le temps est la substance de la vie... Que de temps inutile nous dépensons à dormir, sans penser que le renard qui dort n'attrape pas de poules et qu'on aura encore l'occasion de dormir en toute éternité, une fois au tombeau...&quot;. &quot;Mais si le temps est la plus précieuse des choses, le gaspillage de temps est le plus criminel des gaspillages... Le temps perdu ne se retrouve pas, et toutes les fois que nous disons que nous avons le temps, nous nous trompons : le temps dont nous disposons est toujours trop court&quot;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=5&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;Toute la sagesse de Franklin se résume dans ces deux mots: application et tempérance (&quot;&amp;nbsp;industry and frugality &quot;). Il n'y a pas d'autres voies qui conduisent à la richesse. &quot; Ne gaspille ni temps ni argent; fais de l'un et de l'autre le meilleur emploi possible &quot;.&amp;nbsp;&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Finalement, comme le bourgeois est celui qui conclut des affaires avec son capital amassé, qu’elle doit être son attitude en toute chose&amp;nbsp;? Qu’est-ce qui l’aide à réussir dans sa vie de commerçant, de négociant ou d’industriel&amp;nbsp;? &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&quot;On doit vivre correctement : telle devient pour le bon commerçant la suprême règle de conduite. On doit s'abstenir de tout écart, ne se montrer que dans une société convenable; on ne doit être ni buveur, ni joueur, ni coureur de femmes; on ne doit manquer ni la sainte messe, ni le sermon du dimanche; bref, on doit se montrer, même dans son attitude extérieure, et cela pour des convenances commerciales, bon &quot;bourgeois&quot;, car cette manière de vivre selon la morale est de nature à relever et à affermir le crédit de l'homme d'affaires.&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;L’esprit du capitalisme&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Beaucoup de malentendus ont suivi la publication de &lt;I&gt;L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme&lt;/I&gt;. La première des erreurs d’interprétation fut de croire que Weber faisait d’écouler la naissance du capitalisme moderne de la Réforme protestante. Il le dit clairement ainsi&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&quot;j’ai qualifié d’absurde la supposition selon laquelle on pourrait faire dériver le système économique capitaliste de motivations religieuses en général, ou de l’éthique de la profession-vocation propre à ce que j’ai appelé le protestantisme ascétique (puritanisme).&quot; Par contre, il est plus juste de dire les choses de cette manière&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&quot;l’éthique de la profession-vocation propre à la Réforme a fait partie sans aucun doute des éléments qui ont favorisé le développement économique&quot;, qui se sont en quelque sorte trouvés à être des&amp;nbsp;&quot;forces motrices de ce développement&quot;. Il y a une raison à tout cela. Le capitalisme a existé à différentes époques de l’histoire. On retrouve un capitalisme antique comme un capitalisme féodale, selon Weber. Alors que pour Sombart il est préférable de caractériser les formes de capitalisme qui précédèrent la modernité de pré-capitalisme, et de dire qu’à ces époques il manquait l’esprit pour donner toute l’ampleur aux mécanismes de déploiement économique. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;B&gt;&lt;U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/U&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Bref résumé&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Pour la religion catholique, à une certaine époque (environ 1200) fut instauré l’obligation de la confession. Par cet acte particulièr le croyant avait la possibilité de demander le pardon pour ses péchés mineurs. Ce qui relâchait la tension que pouvait faire naître la peur d’être réprouvée et condamnée à l’enfer. Il suffisait dans la vie d’un homme de multiplier les bonnes actes de vertu pour parvenir à contre-balancer les actes impies répréhensibles et condamnés par la religion. Pour ce qui en est du protestantisme c’est une toute autre histoire. Car quand bien même le croyant aurait mené une vie presque parfaite selon les préceptes moraux, il n’est aucunement assuré de la rédemption. La damnation vient frapper toute personne sans raisons valables. Dieu décide de manière abitraire de la prédestination du croyant. Ce qui à l’origine crée une angoisse certaine.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;En d’autres mots&amp;nbsp;: &quot;nous ne pouvons pas savoir si nous sommes prédestinés, nous ne pouvons pas savoir si après notre mort nous serons sauvés ou damnés. Seul Dieu décide, selon son bon plaisir. (…) Notre sort ne dépend pas de nos œuvres. C’est-à-dire que ce n’est pas parce que nous accomplirons de bonnes œuvres, des œuvres de charité, que nous serons sauvés. Dieu décide de façon gratuite.&quot; Comment savoir, sous ces conditions, si &quot;nous avons retenu l’attention de Dieu, si nous sommes sur la voie de la rédemption&amp;nbsp;?&quot; La réponse est dans toute l’histoire des idées, une des plus stupides façons de régler un problème fondamental. C’est par notre réussite économique, notre enrichissement que dieu portera attention à nos oeuvres. Ou si on aime mieux&amp;nbsp;: la preuve que dieu est avec nous et nous a choisi se manifeste par notre réussite monétaire et entreprenariale. Seulement, il y a autre chose qui se surajou