James Connolly
22 05 2009
J’aurais aimé trouver des textes et des essais de James Connolly, en français, sur internet, mais il semble qu’il n’y en a pas. Il y a tout de même cette adresse qui contient des articles en anglais :
http://www.marxists.org/archive/connolly/
"Marxiste, révolutionnaire, syndicaliste et Irlandais. C’est ainsi que l’on peut définir James Connolly (1868-1916). S’il fut un infatigable rédacteur d’articles et auteur d’essais, il fut aussi un militant proche des ouvriers dont il défendait la cause que ce soit en Écosse, aux États-Unis ou en Irlande."
Comparé à plusieurs auteurs socialistes, Connelly est celui qui m’apparaît être le plus concret et le plus accessible. Il prétend, entre autres choses, que l’indépendance politique ne serait exister sans l’indépendance économique. Et que cette indépendance économique doit s’affranchir de la finance qui retire trop de richesse de l’économie réelle. La finance, tel qu’elle se développe dans une économie capitaliste, sert certains intérêts, mais nuit au développement d’une économie saine. L’économie, débarrassée des banquiers et des bourses, pourrait fonctionner sur des bases coopératives et socialistes tout en intégrant l’innovation. Pourquoi l’innovation ? Parce que c’est le principal argument des libéraux. À savoir que s’il n’y a pas exclusivement l’entreprenariat, la propriété privée des moyens de production, l’innovation ne pourra pas s’effectuer. Ce qui est proposé dans ce cas-ci ce n’est pas ce qu’a conduit l’expérience soviétique. La petite propriété ne disparaîtra pas. Il faut donner une raison à certaines personnes de travailler, comme le fait de se sentir être son propre patron, de prendre des décisions au quotidien. Pour d’autres personnes, cette expérience importante (d’être patron) peut aussi se vivre collectivement sous forme de coopératives.
Donnons un exemple probant. Les résidences pour personnes âgées sont en majorité privée. Elles rapportent bien aux propriétaires, et trop souvent ceux-ci coupent sur les dépenses pour maximiser les profits, au détriment des résidents. Par ailleurs, l’embauche du personnel est problématique. Les salaires étant légèrement trop bas, la motivation des jeunes travailleuses est faible. La solution serait de transformer, dans un premier temps, une partie des résidences en coopératives. Il n’y aurait plus de profits, mais un fond de roulement pour payer toutes les dépenses, ce qui permettrait d’augmenter les salaires, afin d’attirer et surtout de retenir une équipe qualifiée et motivée. Cette équipe, débarrassée de l’obsession du profit, pourrait faire mieux au niveau de l’animation et des activités qui pourraient stimuler les personnes du troisième âge. Toutes les décisions seraient prises selon la majorité. Si l’expérience s’avère viable et bénéfique alors toutes les autres résidences deviendraient des coopératives. Évidemment, ceux qui voudront évoquer l’innovation et la compétitivité pour assurer la rentabilité n’auront plus de munitions avec leurs argumentations, car on ne risque pas de voir délocaliser ces emplois.
Bien d’autres secteurs de l’économie peuvent très bien fonctionner ainsi. Entre le capitalisme néolibéral et le communisme il y a un juste milieu, et celui-ci peut, entre autres, être le système coopératif. --------------------------------------------------- Socialism and nationalism
(…) "Non pas une république comme celle des Etats-Unis où le pouvoir de la bourse a établi une nouvelle tyrannie sous les dehors de la liberté; où cent ans après que la présence des dernières tuniques rouges britanniques ait cessé de souiller les rues de Boston, les propriétaires et les financiers britanniques imposent aux citoyens américains une servitude auprès de laquelle le fardeau qu’ils devaient supporter avant la Révolution n’était qu’une bagatelle.
Non! La République que je voudrais voir mes compatriotes prendre pour idéal devrait être d’une telle étoffe que son simple nom serait un phare pour les opprimés de tous les pays, la promesse sans cesse renouvelée de la liberté et de l’abondance pour prix de leurs efforts.
Pour le fermier, broyé entre l’avidité des propriétaires et la concurrence américaine comme entre deux meules; pour les salariés des villes qui souffrent des exactions du capitaliste esclavagiste; pour l’ouvrier agricole qui s’use à la tâche pour un salaire assurant à peine sa survie; en fait, pour chacun de ces millions d’ouvriers dont la misère sert de support à l’édifice si séduisant d’apparence qu’est norte civilisation moderne; pour tous ceux-ci, l’évocation de la République irlandaise pourrait devenir un point de ralliement pour le rebelle, un havre pour l’opprimé, un point de départ pour le socialiste prompt à s’enthousismer pour la cause de la liberté humaine."(…) ---------------------------------------------------
"En Irlande, Connolly reste une figure emblématique du mouvement républicain. Aujourd’hui, encore dans la lutte pour la réunification de l’Irlande, les militants de l’Irish Republican Army (IRA — Armée républicaine irlandaise), se veulent les héritiers de Connolly et de 1916 en poursuivant la résistance à l’impérialisme britannique sur les mêmes bases socialistes et patriotiques."
Permalien
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