Publié le jeudi 18 septembre 2008

Praxéologie

18 09 2008

 

L’économiste et "philosophe" Autrichien Ludwig von Mises est l’inventeur d’une science de l’action qu’il nomme la praxéologie. Celle-ci vient en quelque sorte se greffer sur la découverte des lois de l’économie. Par ailleurs, "le point de départ de la praxéologie n'est pas un choix d'axiomes et une décision de méthode quant aux procédures, mais la réflexion sur l'essence de l'action". Et l’action concerne au premier chef l’individu. Un des principes fondamentaux de l’agir est qu’il nous faut connaître la causalité des phénomènes et reconnaître que l’on puisse agir sur les causes, a proprement parler. Qui dit cause dit automatiquement moyen. Pour cette raison la praxéologie traite, non pas des buts ou de la finalité, mais des moyens qui permettent d’agir raisonnablement. Elle se distingue de la psychologie qui, elle, tente de découvrir les motivations personnelles et les ressorts du psychisme.

Nous pouvons donc affirmer que "les sciences aprioristes — logique, mathématique et praxéologie — tendent à un savoir inconditionnellement valable pour tous les êtres dotés de la structure logique de l'esprit humain".

Par ailleurs, "Mises souligne le rôle prépondérant de la subjectivité en économie. Il insiste sur l'importance des opinions subjectives des individus dans la formation des phénomènes sociaux, (et) sur les déséquilibres qui en découlent".

Comme on peut s’y attendre, il préconisera le dogme de la non-intervention étatique : "selon Mises, le marché, non entravé par des interventions étatiques, produit un ordre spontané optimal qu'aucune organisation ou planification ne saurait atteindre. La "planification individuelle" est supérieure à toute planification collective".

Le comportement

"La majeure partie du comportement quotidien d'un homme est simple routine. Il accomplit certains actes sans leur porter spécialement attention. Il fait nombre de choses parce qu'il a été dressé à les faire pendant son enfance, parce que d'autres gens se comportent de même, et parce que c'est courant dans son milieu. Il acquiert des habitudes, il développe des réactions réflexes. Mais il se laisse aller à ces habitudes simplement parce qu'il en agrée les effets. Dès qu'il s'aperçoit que suivre la route habituelle peut l'entraver dans l'obtention de fins qu'il estime plus désirables, il modifie son attitude." En cela, il est libre.

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Cet ouvrage qui porte le nom de l’action humaine est lui aussi comme La route de la servitude, assez decevant, du moins pour ce qui en ait de la première partie : la praxéologie. Si la praxéologie est supposément une science, elle est très pauvre en contenu, pour ne pas dire assez élémentaire. Les économistes Autrichiens ont sûrement été importants en leur temps comme économistes, mais il nous faut avouer que lorsqu’ils sortent de leur discipline, soit ils errent, soit leurs pseudos découvertes ne sont pas concluantes. Par contre, la suite de ce texte volumineux (plus de mille pages) est plus pertinante. En particulier le début de la deuxième partie. J’y reviendrai au fil de la lecture.