Publi le mardi 10 juin 2008
"Je n’y sais autre chose que me résigner et me dire que les mouches sont nées pour être mangées par les araignées, et les hommes pour être dévorés par les chagrins." Voltaire
"Nous oscillons, nous sommes ballotés sans cesse entre la privation, qui est souffrance et la plénitude, qui est ennui." Schopenhauer
par Tory | le 2008-06-10 21:42:31 | PERMALIEN
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La richesse et le pouvoir
"Les penseurs grecs s’occupaient bien d’économie (oikos : maison, nomos : ordre), mais pour eux l’activité économique était seconde, servile, suspecte. Elle était subordonnée à la politique : l’art d’administrer la cité."
Par contre, le travail agricole était valorisé, puisqu’il permettait d’assurer le nécessaire. Ce qui posait problème, et était aussi méprisé, c’était de faire de sa vie une entreprise d’enrichissement. Le citoyen devait se libérer de l’asservissement pour pouvoir accéder à la liberté politique et à la parole et ainsi se livrer à des activités qui deviennent des fins en soi, plutôt que de se maintenir dans des activités laborieuses qui ne sont, en fait, que des moyens et n’ont aucune valeur réelle, puisqu’elles n’apporteront que le superflu. Le minimum d’activités mercantiles, pour le maximum d’épanouissement humain.
"Au Moyen-Age, dans l’atmosphère chrétienne, l’économie était soumis à la morale; la richesse matérielle, l’argent, le désir du lucre risquaient d’empêcher l’homme de faire son salut. L’intérêt du capital, appelé usure, était condamné.
Avec la Réforme et la Renaissance, et surtout avec la formation des États, la richesse devient une étape nécessaire à l’aquisition du pouvoir." Elle deviendra, par la suite, une obsession.
par Tory | le 2008-06-10 19:41:33 | PERMALIEN
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